Si Mai 68 m’était conté …

avril 29, 2008 · 3 Comments

Alors que la France se prépare à féter les quarante ans de Mai 68, la génération des soixante huitards est en devoir de se poser quelques questions. Leur mouvement a-t-il changé la société pour le meilleur ou pour le pire ?

Les avis sont partagés.

Voici ce qu’en pense notre président ainsi qu’une grande partie de la population qui l’a élu au suffrage universel, lui même, faut-il se le rappeler, le résultat de plusieurs mouvements de contestation populaire:

  • «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n’en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d’Arc.»
  • «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.»
  • «Il n’y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie»
  • «Il s’agit de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes»
Daniel COHN-BENDIT et Alain GEISMAR, meneurs du mouvement à l’époque répliquent dans un mea-culpa générationnel:
  • Nous sommes coupables d’avoir fait souffler un vent de liberté et d’autonomie à la radio-télévision d’Etat d’alors ; ce que semble regretter Nicolas Sarkozy.

  • Nous sommes coupables d’avoir rêvé d’autonomie et de démocratie dans les écoles, les universités et les usines. Coupables d’avoir désiré la justice et l’égalité au travail comme à la maison ; ce qui semble déranger Nicolas Sarkozy.
  • Nous sommes coupables d’avoir taillé une croupière à l’autoritarisme gaulliste, marxiste, communiste, syndical et patronal.
  • Nous sommes coupables de cette réalité d’aujourd’hui où les femmes et les hommes décident en toute liberté de leur corps, où les jeunes décident librement de leur contraception et où les femmes ont le droit de choisir de laisser naître un enfant ou pas. Visiblement, cela ne plaît pas non plus à Nicolas Sarkozy.
  • Nous sommes coupables d’un tas de conneries comme «CRS-SS». Mais était-ce donc pire qu’un «Cohn-Bendit à Dachau !» entendu comme slogan à la grande manifestation gaulliste ? Nous sommes coupables du bêtisier révolutionnaire des «Vive Trotski !», «Vive Che Guevara !», «Vive Mao !», autrement dit, des «Vive la révolution autoritaire ou totalitaire», «libertaire ou plébéienne». Coupables, donc, d’avoir béatifié Marx ou Proudhon en ignorant Hannah Arendt et Albert Camus, mais aussi de n’avoir pas bien lu Jean-Paul Sartre.
  • Nous sommes génétiquement coupables d’un désir d’égalité, de solidarité et de liberté. Nous sommes génétiquement coupables de penser que le pouvoir n’est pas la propriété privée d’un homme ou d’une femme. Nous sommes génétiquement coupables de rêver d’une mondialisation écologiquement et socialement régulée. Nous sommes génétiquement coupables de croire que le kärcher ne résout rien et que la police ne peut pas tout.

L’héritage n’est pas un bien que l’on possède et que l’on garde. Mais quelque chose que les héritiers se disputent, et ce qu’ils en font.

Il y a le Mai 68 tel que Sarkozy le voit et le Mai des étudiants et des ouvriers qui y prirent part.

Pendant ce temps, la presse nationale reste discrète sur les manifestations lycéennes. Libération est un des seuls à en parler.

Mais, en fait, que reste-t-il vraiment de Mai 68 et des années soixante ? La société a-t-elle vraiment changé ? Demandons aux Shadoks et aux Gibis!

Ces stupides Shadoks, oiseaux aux grandes pattes et au petit cerveau, et les Gibis, petits animaux intellos et courtois qui mystifient sans cesse leurs grotesques ennemis, ont vu le jour en 1968. Bien qu’ayant tout fait pour nous expliquer notre connerie, personne n’a jamais vraiment compris.

→ 3 CommentsCategories: Cours · Culture · Histoire · Politique · Société

La Chine et nous

avril 28, 2008 · No Comments

“Les intérêts français sont menacés en Chine”. “La mise en garde de Pékin avant les JO”. “Les appels au boycott d’entreprises françaises se durcissent”. Autant de titres qui font aujourd’hui la une de la presse française.

La Chine reprochait déjà à la France le fiasco de la traversée de la flamme olympique dans Paris, la visite programmée du dalaï-lama et la menace d’un éventuel boycott de la cérémonie d’ouverture que laisse planer Nicolas Sarkozy. Et voilà maintenant que les athlètes français veulent arborer un badge se prononçant “pour un monde meilleur” écrit France 24.

Le site officiel chinois, qui rapporte l’horrible histoire de Jin Jing en fait une sorte d’héroïne qui est devenue “l’ange sur roues”. Non seulement les images vues à la télé montrent qu’il n’y a eu aucune agression sauvage, mais en plus, les quelques personnes qui se sont mises sur sa route souhaitaient seulement éteindre la flamme et aucunement violenter cette jeune femme. Des pro-tibétains à chaque fois repoussés par les forces de Police et une athlète un peu craintive qui tenait fermement sa torche, c’est tout ce qu’il y avait à voir, rien de plus, rien de moins. Le pauvre journaliste qui a été attaqué par les CRS ne peut pas en dire autant.

Que pensez-vous de la campagne anti-française lancée sur certains sites Internet chinois ? La menace d’un boycott économique vous semble-t-elle être une réponse appropriée ? Est-il pertinent de mélanger la politique, le sport et la vie économique ?

→ No CommentsCategories: Médias · Paris · Police · Politique · Sports

Tintin au Tibet: Les JO de la fabrication de l’information

avril 13, 2008 · 2 Comments

Paris

La chine a-elle tous les droits?

Les médias français sont choqués par l’organisation « musclée » du passage de la flamme olympique à Paris. «  La Chine a-t-elle tous les droits ? » s’interroge la plupart des journaux et émissions de télévision.  Ceux qui ont suivi cet événement symbolique à la télé, se sont retrouvés dans un mauvais film Kung Fu à tendances Mango dans lequel se débattaient des tortues Ninjas bleues aidées par moment par des CRS dignes de leur réputation.

 

Vive le Tibet libre !  Vive le modèle de démocratie occidental!

Cette mise en scène hollywoodienne n’a pas découragé les manifestants pro-Tibétains

d’ harceler les porteurs de la flamme olympique à Paris, obligeant finalement les organisateurs chinois à interrompre le relais avant son terme et transformant cette journée en véritable fiasco, après une étape londonienne déjà chahutée. Tout le Monde connait bien le Tibet ayant lu la référence en la matière; “Tintin au Tibet”. Album publié en 1960 qui nous montre notre reporter national plein de bonté humaine et éprit de liberté…

Les défenseurs des droits de l’homme ont pourtant perdu beaucoup de terrain.  La problématique du concept « des droits de l’homme » est que la chartre est régulièrement bafouée et pas uniquement par

la Chine, le Zimbabwe, l’Afghanistan et bien d’autres… On en fini par ne plus être très clair sur ce que constitue un droit de l’homme tant il y a d’exceptions légitimes.

 

Les CRS et les hommes en bleue véritables vedettes de l’événement.

Un journaliste, reporteur d’images (JRI) de France 2 a été blessé lundi à Paris par des policiers (CRS) qui l’ont molesté pendant qu’il filmait sur le trajet de la flamme olympique à Paris, a-t-on appris auprès de France 2. La presse n’est plus garantie l’immunité qui lui permet de faire son travail d’information en France. Elle a  besoin d’un Henri Dunant pour lui permettre d’intervenir sur la scène politique et sociale avec un emblème visible et respecté par tous…

Or qui veut et peut vraiment diffuser la multitude d’images, de témoignages, de perspectives  contradictoires mais possibles qui existent.  Tout cela est trop dangereux ! Les médias modernes sont au service du status quo, de l’omerta et de la préservation de la société qui leur permet de fonctionner.

 N’est-il pas normal pour les agences de communication de l’information  de sélectionner, de réorganiser, de rendre  plus digeste, plus utile, plus harmonieux… plus cohérent les images trop multiples d’un monde que nous ne pouvons pas comprendre dans sa globalité !   Les médias sont peut-être devenu numériques mais ils restent en noir et blanc. 

Craignait-on un push militaire ?

Ce qui surprend tout le monde, c’est que  pour l’occasion, les autorités françaises avaient prévu une protection digne d’un chef d’Etat, avec la mobilisation de 3000 membres des forces de l’ordre.

Une “bulle étanche” s’étirant sur 200 mètres devait assurer la protection des relayeurs, entourés de plusieurs dizaines de véhicules de policiers, de 65 motards, d’une centaine de policiers en rollers et d’autant de pompiers joggeurs. Le tout appuyé par un hélicoptère et trois vedettes de la brigade fluviale sur la Seine.  

 

Le sport et la politique: une nouvelle rhétorique de la laïcité ou un nouveau champ de bataille idéologique ?

 

En bref, la question qui nous réuni tous en France n’est pas  faut-il boycotter les jeux olympiques mais faut-il boycotter l’ouverture des jeux olympiques ?  Si la nuance n’est pas politique, je n’y comprends plus rien…

 

A vous la parole !

→ 2 CommentsCategories: Médias · Politique

Réformer l’enseignement, c’est protéger l’école de la république selon le gouvernement.

avril 2, 2008 · 8 Comments

 “Etre ou ne pas être” la question est d’actualité en France. 

En fin de primaire, c’est à dire à l’âge de 11 ans, 15 % ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture et le calcul, et 25 % ont des acquis fragiles. Revenir à de bonnes vieilles méthodes est la nouvelle ligne d’attaque du gouvernement qui s’est engagé à moderniser la France.

 Pendant que les lycéens exprimaient, hier leur mécontentement dans les rues en chantant” Rendez-nous nos profs”, et ” Sarko, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue” la réforme de la carte scolaire qui entrainera la suppression de milliers de postes d’enseignants se concrétise.

“Les élèves devront apprendre la différence entre le cristal de Bohême et le cristal de Baccarat. Ils devront aussi maîtriser le passé simple et le passé antérieur. En poésie, l’objectif n’est plus de “dire un texte de façon expressive” mais de “réciter sans erreur”, etc.»

Les leçons de verbes et de mots sont réhabilitées, tout comme la rédaction et le “par cœur”, avec une liste de dates historiques à apprendre, sans compter le retour de l’«instruction civique et morale» articulée autour de maximes comme «Nul n’est à l’abri de la loi» écrit Libé.

Si vous avez vu le documentaire “Etre et Avoir”, préparer vos mouchoirs! L’image de la république française qui nous a tant émue dans ce film est sur le point de faire marche arrière. 

Enfin un gouvernement qui a compris que ce dont la société du vingt et unième siècle a besoin : des perroquets wikipédia et endoctrinés par le petit livre bleu de Sarko intitulé: “ La république idéale est celle qui  apprend mes discours par coeur”.

Nous attendons avec impatience le prochain chapitre de sa réforme: ” le retour aux bonnes vieilles pratiques de discipline à l’école”. 

→ 8 CommentsCategories: Culture · Education · Enseignement · Politique · Société

Sarkomania ou petit dérapage de visite diplomatique des Sarkozy chez tonton Gordon

mars 27, 2008 · 8 Comments

Voici la photo qui fait sourire l’Angleterre et que Nicolas n’a pas réussie à faire censurer faute de ne pas encore avoir le bras assez long. Carla serait furieuse!

Publiée dans Le Sun, elle symbolise désormais l’image de la présidence bling-bling à la française dans le monde selon Libération.

Carla Bruni

 Libération nous fait une excellente revue de la presse anglaise du jour tandis que Le Figaro s’en tient au stricte protocole de la visite.

“The Independant ose même un article titré “Sarkomania. Mais à y regarder de plus près, c’est tout autant - voire plus - le couple Sarkozy qui passionne. Car Carla Bruni-Sarkozy est presque aussi présente que son mari dans les colonnes des quotidiens.”

 ”«La femme du président français, Carla Bruni, 40 ans, est peut-être le personnage le plus original jamais venu en Grande-Bretagne pour une visite d’Etat. Elle est plus habituée à côtoyer les riches et les célèbres que son mari, étant née parmi eux». The Independant rappelle aussi qu’initialement, Nicolas Sarkozy et son «nouvel amour» devaient dormir dans des chambres séparées, mais s’étant entre-temps mariés, ce ne sera finalement pas le cas. «Quel soulagement !» ironise le journal.”écrit Libé.

Les Français ne voudraient plus de “politique people”. Tu parles! Durant la visite d’Etat en Grande-Bretagne du couple présidentiel, entamée ce mercredi matin, la presse n’aura d’yeux, durant deux jours, que pour Carla Bruni-Sarkozy. Fera-t-elle la révérence à la Reine? Portera-t-elle  du Dior ou du Hermès? Son attitude à Westminster cet après-midi? Puis au 10 Downing Street? Et ce soir, lors du banquet au château de Windsor? Nucléaire et défense sont officiellement au cœur des entretiens du président de la République avec le premier ministre Gordon Brown. Mais c’est la première Dame de France qui fera l’actualité.” écrit Ivan Riuoufol

→ 8 CommentsCategories: Londres · Médias · Paris · Politique · SQP

Le “credit crunch” ou les raisins de la colère (suite.)

mars 22, 2008 · 1 Comment

 

Peu d’entre nous aurons  le courage de lire des livres sur le monde de la finance.  Le Monde Diplomatique et ses journalistes experts offrent traditionnellement à leurs lecteurs, des articles tout à fait « digestible », le résultat d’années d’études et d’analyses minutieuses. Ils valent vraiment la peine d’être lus et je vous encourage à jeter un coup d’oeil sur l’article de Frédéric Lordon qui a inspiré SQP cette semaine de Pâques.

Suite à l’affaire Kerviel et la “fraude” du siècle qui aurait vu s’évaporer 4,9 milliards d’euros des caisses de la Société Générale, Kerviel est à la prison de la Santé depuis le 8 février. Ses deux avocats concentrent leurs efforts pour le libérer, et se disent “extrêmement impressionnés” par le “courage” de leur client, qui “n’a pas craqué”. Selon la récente réforme sur la détention provisoire, cette détention provisoire ne pourrait excéder quatre mois et devrait être justifiée.

“La détention de Jérôme Kerviel n’est fondée sur aucun motif prévu par la loi”, selon Maître Selnet, un des avocats de Jérôme.  Tout semblerait à indiquer que le trader n’a pas agit seul.  Un autre trader Moussa Bakir serait impliqué mais après avoir été interrogé par les juges et placé en garde à vue, il a été relâché. Mais qu’en est-il vraiment?

Etrangement, la France est un des rares pays a n’avoir admis que récemment la vulnérabilité de son marché financier, conséquence aux tourbillons des subprime américains.   Non en France, on a essayé de faire porter le chapeau à un courtier.   

Paradoxalement  Christine Lagarde, la ministre française de l’Economie et des Finances,  après avoir affirmé deux mois auparavant qu’il n’y aurait aucun impact sur la France, avait déclaré le lundi 22 f§vrier 2007 à New-York que les effets de la crise financière en France devraient être compensés par les réformes en cours. La crise financière “sera compensée par les mesures sur les heures supplémentaires” et “les autres mesures engagées par le gouvernement.”   Comme pour Chernobyl, la crise avait évité la France.

Enfin, le volcan s’est réveillé et les banques françaises seraient parmi les plus touchées par une crise exclusivement américaine.

“Oui, plus de 11 milliards ce sont les pertes subies par les principales banques françaises dans la crise des subprime”  (Le Nouvel Obs.com)

 Or Ignacio Ramonet directeur du Monde Diplomatique de 1990 à mars 2008 écrivait dans un de ses éditoriaux en 1999 :

 « Une baisse du dollar est considérée comme fort probable. Le krach de Wall Street est explicitement annoncé par certains analystes. Comment affectera-t-il les économies du monde, en particulier celles de l’Union européenne ? Echappera-t-on au cercle vicieux de la déflation généralisée ? A la récession mondiale ? »

En Septembre 2007, Frédéric Lordon écrivait un article qui apportait un peu de lumière sur la situation financière dans laquelle le monde est désormais plongé. 

Rappelle-toi Barbara!  il pleuvait sans cesse ce jour-là!

« Hegel, il y a deux siècles, déplorait l’incapacité chronique des Etats à tirer les leçons des expériences de l’histoire. Les gouvernements ne sont pas les seules puissances incapables d’apprentissage. Le capital – tout particulièrement financier – semble lui aussi condamné à la persévérance dans l’erreur, à l’aberration récurrente et à l’éternel retour de la crise financière. Quoique portant sur des « objets » nouveaux, la crise actuelle des marchés de crédit donne à voir une fois de plus les ingrédients chimiquement purs du désastre, offrant à qui voudra bien s’en saisir une occasion de plus de méditer sur les « bienfaits » de la libéralisation des marchés de capitaux. »

Les signes précurseurs de la débâcle actuelle.

  1. 1987, krach mémorable des marchés d’actions ;
  2. 1990, krach des « junk bonds » (« obligations pourries ») et crise des Savings and Loans (caisses d’épargne américaines) ;
  3. 1994, krach obligataire américain ;
  4. 1997, première tranche de crise financière internationale (Thaïlande, Corée, Hongkong) ;
  5. 1998, deuxième tranche (Russie, Brésil) ; 2001-2003, éclatement de la bulle Internet…

Charles Ponzi: Un grand maître et instigateur de ce qu’on a appelé « The credit crunch » des année 1920. Il a inspiré un système de jeux visant à gagner beaucoup d’argent et il semblerait de nombreuses institutions financières auraient elles aussi appliqué sa méthode.

D’origine italienne vivant aux USA, Charles Ponzi était un spéculateur ingénieux des années 1920, qui avait écrémé l’épargne d’investisseurs crédules alléchés par des promesses de rendements extraordinaires. Faute de tout actif réel capable de livrer les performances annoncées, Ponzi servait ses premiers clients non pas avec d’inexistants dividendes… mais avec le capital apporté par les derniers arrivés, la « soutenabilité » de l’ensemble supposant donc de maintenir impérativement un flux de nouveaux entrants !

Cela vous rappelle quelque chose ? 

John Bird et John Fortune font un sketche qui récapitule la situation des “subprime”. Un classique du genre!. Suivez le lien si vous voulez vous amusez de la situation.

Le Monde affirme dans un article aujourd’hui que ;

La majorité des économistes américains sont maintenant convaincus que les Etats-Unis ont basculé dans la récession. Pour Martin Feldstein, président du National Bureau of Economic Research, dont la mission consiste à déterminer les périodes de récession, non seulement celle-ci a commencé, mais elle serait l’une des plus sévères depuis la seconde guerre mondiale. Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale (Fed) de 1987 à 2006, évoque la crise la plus “wrenching” (douloureuse) depuis 1945.”

→ 1 CommentCategories: Cours · Finance · Histoire · SQP · euro · scandales

La flambée des prix forcent les pauvres et les moins pauvres à faire un choix: manger ou conduire

mars 12, 2008 · 11 Comments

 

Une majorité de Français constate le même fait : le pouvoir d’achat est à la baisse. Un sondage Ifop publié mercredi montre que les Français sont désormais 81% à considérer que leur pouvoir d’achat s’est érodé au cours de l’année écoulée. La proportion était de 65% en novembre dernier et de 59% en janvier 2007, précise l’Ifop dans cette enquête pour le journal L’Humanité.

La publication de ce sondage coïncide avec la révélation d’informations selon lesquelles une vaste entente illégale sur les prix de produits ménagers a été mise au jour en France. Dans ce genre de situation, souligne Le Figaro, qui a révélé l’affaire, les entreprises risquent des amendes pouvant atteindre 10% de leur chiffre d’affaires total. Cependant, ces grands groupes ne semblent pas être intimidés par de telles sanctions.  Leurs marges bénéficiaires doivent largement leur assurer les fonds nécessaires en cas de poursuites judiciaires.  La stratégie n’est pas d’hier.

Cette affaire s’ajoute encore à celle de la flambée des prix alimentaires dans la grande distribution, dénoncée par une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs publiée mardi. 

Carrefour comparaissait en justice ce février et était condamné à 4.8 millions d’euros d’amende pour “ publicité mensongère, reventes à pertes et un dossier portant sur des contrats de coopération commerciale, qui régissent les “marges arrière”.


Il est ainsi reproché à Carrefour d’avoir fait de la publicité pour des produits qui n’étaient pas disponibles en quantité suffisante.

 A la pompe, les prix des carburants flambent et les Français s’en alarment sur le site du magazine:

Mon épouse et moi-même effectuons + de 100 km par jour uniquement pour nous rendre à notre travail car nous ne disposons pas de transports en commun. Ces augmentations incessantes deviennent insupportables et pèsent durement sur notre budget. Quant aux véhicules propres et électriques : aucune possibilité de recharges dans nos petites communes de province, gnv : pas de gaz naturel sur notre secteur, gpl : pas de pompe sauf sur l’autoroute A47, ce qui nous obligerait à un détour conséquent pour chaque plein. Vive le progrès !”

L’éditorial du Monde du 13 mars 2008 n’est pas plus optimiste:

“Les 2 milliards de personnes les plus pauvres de la planète pèseront-elles face aux 800 millions d’automobilistes ? La question, posée par l’économiste américain Lester Brown, est plus que jamais d’actualité. Les Nations unies, par la voix du Programme alimentaire mondial, s’alarment d’un détournement des terres arables au profit des agrocarburants. La hausse du prix du baril ne peut qu’encourager cette confiscation de l’espace agricole à vocation alimentaire par un “pétrole vert” dont les vertus supposées sont de plus en plus sujettes à caution.”

L’avenir est peut-être vert mais il ne rassure pas: “Naguère loués pour leur capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en offrant une alternative aux énergies fossiles, les agrocarburants montrent leurs limites : en climat tempéré, leur rendement énergétique est faible. L’utilisation d’engrais, d’engins agricoles, et le raffinage de cette biomasse conduisent à un bilan carbone décevant, voire négatif. En Europe, rappelle l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il faudrait convertir 72 % des terres cultivées pour produire 10 % des besoins en combustible du transport routier. Sous les tropiques, l’expansion des agrocarburants menace les forêts, en contradiction avec la lutte contre le changement climatique.”

D’où ce choix difficile entre manger ou conduire, spécialement quand l’un est le résulat de l’autre dans notre économie moderne. 

Moralité : Français, Françaises, manger ou conduire, il faut choisir !

 

→ 11 CommentsCategories: Cours · Ecologie · Politique · SQP · Société

Ingrid aux abois

mars 6, 2008 · 3 Comments

La situation se corse en Colombie… La santé d’Ingrid Betancourt se détériore… Elle souffrirait d’une hépathite.

Que peut faire le chef d’Etat français ?

«Je dis au chef des FARC, Manuel Marulanda qu’il a sur les épaules le poids de la responsabilité de la vie ou de la mort d’une femme. Qu’il mesure bien la décision qu’il va prendre parce que cette femme est en danger de mort, elle peut mourir dans les jours qui viennent, à lui de savoir s’il veut laisser inutilement une femme mourir ou s’il la libère. S’il la laisse mourir, cela veut dire qu’il sera responsable d’un assassinat», vient de déclarer Nicolas dans une interview enregistrée à l’Elysée et diffusée par la chaîne colombienne RCN écrit Le Figaro.

Paroles, paroles et paroles !

Cependant, la situation a pris un nouveau tournant. “La mort de Raul Reyes, numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), tourne à la crise diplomatique. Samedi 1er mars, le ministre colombien de la défense, Juan Manuel Santos, a annoncé que l’armée avait tué le chef guérillero et 16 de ses hommes, en territoire équatorien. Dimanche, Bogota a invoqué le principe de la “légitime défense” pour justifier cette incursion militaire et juguler une crise qui prend des proportions alarmantes” se lamente Le Monde.

La mort du chef des Farcs risque de précipiter les événements…

Déjà pour protester contre “l’agression” colombienne, l’Equateur a expulsé l’ambassadeur colombien à Quito, tandis que le Venezuela a fermé son ambassade à Bogota. Tandis que le président vénézuélien, Hugo Chavez, et son homologue équatorien, Rafael Correa, ont annoncé l’envoi de troupes à leur frontière avec la Colombie.” écrit Le Monde.  La situation tourne décidemment au vinaigre! La vie d’Ingrid ne tient plus qu’à un fil.

Mais comment et pourquoi Ingrid s’est-elle retrouvée dans la jungle colombienne?

 SQP et la contesse de Langeais nous résume la situation.

Ancienne candidate à la présidence de la République, sénatrice franco-colombienne, convaincue de son invulnérabilité, Ingrid Bétancourt, partie, la main tendue, rencontrer les Farc ( Forces Armées Révolutionnaires de Colombie ) le 23 février 2002, se jette bel et bien dans la gueule du loup.  Enlevée sur ordre de Manuel Marulanda, chef historique des Farc qui voit en elle «  el premio major « le gros lot, otage à la valeur incommensurable, Ingrid Bétancourt croupit depuis bientòt six années dans l’inhumaine jungle colombienne, en proie à toutes sortes de menaces, aux mains de gardiens dépourvus de toute humanité.

Prise en étau entre Manuel Marulanda, chef historique des Farc, redoutable spectre invisible, guerillero expert, esprit retors, tout aussi rusé que cruel et Alvaro Uribe, président colombien, d’autant plus résolu et inflexible que son propre père fut assassiné par les soldats du même Manuel Marulanda, Ingrid Bétancourt est plus que jamais consciente de la fragilité de son sort de pion dans ce bras de fer au cours duquel aucun des deux partenaires n’est réellement prêt à négocier.

Recluse  avertie de son ròle de bouclier humain et d’arme diplomatique, gagnée par l’épuisement tant physique (victime d’une hépatite mal soignée) que moral (dû a six années de réclusion solitaire ponctuée d’errances imprévisibles et permanentes dans la jungle aux fléaux innombrables), résignée, au fait de la farce des négociations avec les Farc qu’elle souhaiterait voir attaqués, Ingrid Bétancourt apparaît dorénavant vidée de tout ressort et de volonté de vivre. 

 ” La vie ici n’est pas une vie”  confie t-elle dans l’une des douze pages rédigées sur ordre de ses geôliers et adressée à sa mère.  Simple pion humain entre deux ennemis implacables, affaiblie et appauvrie intellectuellement ( malgré ses diverses requêtes, sa seule lecture disponible est celle de la Bible.  McCarthy et Brian Keenan, eux, se virent offrir le luxe de tout un volume de l’encyclopédie britannique, ce qui contribua indubitablement à leur survie psychologique ), elle n’a plus ni la tentation ni l’endurance de tenter une sixième évasion. Seule présence, celle de sa mère avec laquelle elle communique quotidiennement via une vieille radio déglinguée.  Seul réconfort, celui de découvrir la mobilisation nationale et internationale en sa faveur, flamme réconfortante en son désespoir.

Sur le terrain colombien, la situation évolue.  Entre Marulanda et Uribe il s’agit désormais d’une vendetta nationale personnelle.  Les deux adversaires sont de taille égale.  Aussi implacables l’un que l’autre.  Toutefois, Marulanda semblerait avoir sous estimé son ennemi numéro un qui n’hésite aucunement à durcir ses positions, nullement intimidé par le vieux renard de la guérilla, mais, bien plutôt encouragé par le soutien populaire et ses succès stratégiques récurrents.  Dotée de moyens considérables, aidée par les Etats-Unis, l’armée gagne du terrain.  Marulanda en perd.   Le nombre d’enlèvements chute considérablement (malgré le chiffre actuel d’environ trois mille), le nombre de Farc capturés ou tués croit, la peur perd du terrain.  Présence constante, «  parrain «  lui-même, Uribe exhorte au harcèlement constant des forces révolutionnaires qui n’apparaissent plus invincibles.  

Autre coup de théâtre : dans sa fuite, l’un des lieutenants de Marulanda oublie son ordinateur dont le disque dur s’avère une mine de renseignements inestimables, révélant les objectifs secrets et immédiats du mouvement révolutionnaire. Précieuse trouvaille ! Au niveau international, les négociations  s’enchainent. 

 Les Colombiens suivent les pourparlers du Président Chávez avec les Farc, sa visite éclair en France, l’imbroglio diplomatique entre la Colombie et le Venezuela.  Néanmoins, nulle part au monde, personne ne croit encore au désir des deux ennemis de s’asseoir à la table des négociations.. 

L’assassinat, la mort au combat ou  par légitime défense du chef des Farc ouvre un nouveau chapitre dans cette affaire …

Comme l’a suggéré un membre se SQP, le chef d’Etat français qui semble engagé personnellement pourrait envoyer sa femme, Carla, en émissaire humanitaire ou intermédiaire apolitique avant que la situation ne devienne trop sanglante… Un baptême de pouvoir pour la première dame de France et  une autre action médiatisée pour le Président. Enfin juste une suggestion!  Le voyage en Lybie et la libération par Cécilia des infirmières bulgares  lui avait fait le plus grand bien politique …  Au pouvoir, noblesse oblige!

→ 3 CommentsCategories: Cours · Médias · Politique · SQP

Mitterrand à l’écran et aux enchères

mars 2, 2008 · 2 Comments

Alors que fin janvier 2008, à Drouot,  sa veuve, Danielle mettait sous le marteau  la plupart de ses effets personnels dans une vente aux enchères au profit de  France Libertés-Fondation qu’elle patronne depuis 1986, l’intérêt pour l’homme et le politicien que François Mitterrand a été est loin de s’éteindre.  Les émotions partagées suscités par la vente, vacillant entre la joie, la tristesse et le choc en sont une preuve. 

“Depuis sa création en 1986, France Libertés-Fondation Danielle Mitterrand agit en faveur des droits de l’homme et œuvre à la construction d’un monde solidaire, citoyen et responsable. Parallèlement à ses actions de sensibilisation, France Libertés accompagne sur le terrain la mise en œuvre de projets dans le domaine de l’accès à l’eau, de l’éducation, et de l’économie responsable et solidaire”

Notre correspondante artistique, Glenys Palmer nous envoie cette critique du film que Robert Guédiguian réalisa en 2004 sur cet homme qui a eu le courage de gouverner sobrement la France pendant deux septennats. 

Un film qui m’a beaucoup plu, Le Dernier Mitterrand, un film de Robert Guédiguian, très bien connu pour ses oeuvres “gauchistes”.  En France, le film est intitulé “Le promeneur du Champs de Mars“, d’après le livre de Georges-Marc Benamou.  Monsieur Benamou avait eu plusieurs conversations avec Monsieur Mitterrand quand celui-ci était en train de mourir du cancer.  Le livre, publié en 1996 a fait doublement sensation en France; la première fois à sa sortie en 1996 et la deuxième fois après la mort de Mitterrand, survenue. elle aussi la même année.

Le livre suit les deux hommes, le Président et Benamou, qui se promènent le long du Champs de Mars, tout près de la tour Eiffel.

L’écrivain a pris quelques libertés et décrit une amitié imaginaire entre les deux hommes. Le jeune Benamou est très désireux de recevoir des confidences et des secrets de cet homme éminent: des révélations sur sa vie politique et sentimentale, ses amours… L’autre, l’ancien Président est trop absorbé par la pensée de sa mort imminente  et par l’image qu’il laissera dans l’histoire de la France.  Le film montre la vanité de Mitterrand.  Il se compare aux rois de France pendant une visite à Chartres et il déclare avec assurance: ” Moi, je suis le dernier des Présidents de la France”. Néanmoins, le film ne touche pas du tout au rôle qu’a joué Mitterrand pendant la deuxième guerre mondiale, ni à ses rapports avec le gouvernement de Vichy.

Enfin, j’ai bien compris pourquoi le film s’intitulait en anglais ” Le dernier Mitterrand”.  Il montre l’homme pendant sa dernière bataille avec le cancer qui le ronge, un homme face à la mort.  Ce n’était plus le Mitterrand de l’époque de ses très grands projets, ni le jeune homme qui flirtait avec les communistes à la recherche du pouvoir politique. Le film nous montre un homme qui, à la fin de sa vie, revient aux racines catholiques de son enfance.  Dans une telle situation, l’homme nous révèle sa vraie nature et son humanité. Michel Bouquet joue le rôle de Mitterrand et un jeune comédien, Jalil Lespert - d’origine belge peut-être - le rôle de Benamou.  Tous les deux sont excellents.  Ils s’expriment d’une façon presque lyrique. J’ai vu ce film trois fois, grâce à TV5, avec le télétexte qui affiche les sous-titres en Français bien sûr! J’ai donc pu  comprendre les dialogues parfaitement.

Je pense que de ce film émane une grande beauté et une certaine tranquillité exprimées par le langage du film. La cinématographie est superbe.

Le journal du dimanche anglais “The Observer” décrit ce film comme” De mémoire d’homme, le film politique le plus irrésistible “. Et je suis vraiment d’accord.

→ 2 CommentsCategories: Art · Cinéma · Cours · Culture · Histoire · Litteraire · Livres · Politique · Société

L’interdiction de fumer ou la fin de l’esprit révolutionnaire français

février 26, 2008 · 16 Comments

 

Sarkozy gagne sur tous les terrains.  L’interdiction de fumer risque de changer la société française.  Plusieurs chroniqueurs se lamentent déjà.  Une  loi anodine visant à améliorer la santé publique.  Comme ci les fumeurs d’aujourd’hui allaient quitter du jour au lendemain leur addiction ! Une loi de visibilité, uniquement … Car le véritable problème sur la santé que représente la cigarette et le tabac aujourd’hui subsiste et  comme pour la drogue, une solution réelle est très loin de notre réalité… L’enjeu n’est pas vraiment la santé publique, ne nous y trompons pas ! L’enjeu est d’ordre financier et la santé n’est pas prioritaire dans une économie qui enrichit particuliers et Etats.

Quels sont les bouleversements inévitables que cette législation va entrainer… Il est encore trop tôt pour se prononcer mais quelques effets sont prévisibles.

Imaginez désormais les fumeurs des cafés d’antan dans leur  petit appart; les bébés, les enfants, les personnes âgées entassés les uns sur les autres et exposés aux fumées toxiques … Et quel appauvrissement culturel et social!  Contraints de rester chez eux, avec toujours les même personnes et bien sûr .., en face la télé !  Le nouvel opium du peuple. Quelle politique de génie!

Toute une époque, en quelques mois a disparu de l’histoire d’une nation!

Accoudés au comptoir, les clients vaticinaient sur l’époque (pas fameuse), pestaient contre le temps (de chien) et brocardaient pour le plaisir ces fumiers d’en haut. Il y avait des poètes et des Tartarin, des philosophes et des beaufs. Reiser et Wolinski faisaient recette à toute heure. Un café, c’était une arène, un forum, un vrai théâtre où l’on se devait de savoir entrer et sortir avec décontraction ou panache. Le savoir-vivre imposait d’y tenir son rôle, d’y fumer et boire comme un homme, mon fils… ” écrit Roland Greilsamer dans Le Monde.

Il s’inquiète de la disparition d’une tradition qui cimentait non seulement les couches sociales, mais aussi la collectivité. 

“Les cafés respiraient au rythme national. Ils incarnaient la France, campés en face de la mairie ou de l’église. On s’y rendait plus souvent car on y retrouvait les copains afin d’oublier la dureté des temps. Le café, c’était aussi un boudoir machiste. Les femmes avaient mis longtemps avant de s’y faire accepter, dans les années 1960. La grande famille des habitués les regardait de travers. Les étrangers n’y étaient pas non plus très bien vus. Passons”.

“On en parle à l’imparfait parce que ce monde-là est mort et que des oraisons funèbres tardives évoquent ces jours-ci avec nostalgie ces 30 000 bars-tabacs qui faisaient partie du paysage. Jean-Marie Gourio, qui collectionne les brèves de comptoir, analyse dans France Soir l’après-1er janvier : “Cette loi a cassé l’ambiance. Le va-et-vient de ceux qui sortent fumer fractionne la parole au comptoir. Surtout, les gens peu fortunés qui traînaient deux heures devant le même ballon à griller clope sur clope ne viennent plus, de peur de boire trop vite et de devoir reconsommer. Curieusement, cette loi a cassé la parole des pauvres.”

Patrick Rambaud, Prix Goncourt 1997, tricote son requiem dans Libération : “Je ne fréquente plus les bistrots. Un café sans clope, c’est trop violent. (…) adios les brèves de comptoir, adios cher Jean Carmet, la Gauloise et le p’tit blanc, au revoir M. Doisneau, à la revoyure M. Prévert, fini les bistrots où l’on rafistolait le monde au sancerre et à la fumée. Les bistrots vont être livrés aux tristes. Adieu Paris.”

Paris n’est malheureusement pas la seule victime de l’interdiction, la France profonde a probablement perdu plus que la capitale.  Pour tous ceux qui passent régulièrement leurs vacances dans des endroits perdus, n’est-il pas déjà assez cruel de voir la campagne se coucher avec le soleil, pour imaginer que les cafés tabacs resteront vides toute la journée…

→ 16 CommentsCategories: Histoire · Paris · Politique · Santé · Société