Le cancer est-il vraiment dans votre assiette ?

Le cancer est-il vraiment dans votre assiette ?
Peter nous fait un résumer analytique d’un article de Pierre Barthélémy, journaliste scientifique paru dans le Monde le 9 janvier 2013 ,

La recherche, la presse et le consommateur
Nous savons tous qu’il y a un grand nombre des recherches publiées au sujet de la nutrition et la santé.
Les médias aiment tout ça parce que ces publications nourrissent le désir du public pour des conseils sur les bons aliments et mauvais aliments, et les régimes fantastiques qui encouragent une longue vie.
Ces études incluent beaucoup sur le lien entre le cancer et les différents types d’aliments.
Mais il y a beaucoup de contradictions entre les résultats, par exemple une étude démontre un lien entre des produits laitiers au cancer de la prostate tandis que une autre montre aucun lien.

Souvent les médias ne se soucient pas de ces contradictions.
Mais que pouvons-nous faire, nous le public? Nous comprenons que tout ce que nous voulons manger nous donne le cancer ! Vraiment nous n’osons pas manger n’importe quoi – thé, café, sucre, graisses animales – apparemment la science nous dit que tous ces aliments vont nous tuer!
De toute façon on peut se demander pourquoi il y a tant de résultats contradictoires. Comment tout cela est arrivé ?

Ces résultats contradictoires, est-elles à cause des fraudes ou des mauvais protocoles expérimentaux, ou la communication sélective des résultats ?

L’auteur explique le concept du biais de publication : c’est-à-dire la communication sélective des résultats. En effet, il existe un tendance à publier seulement les résultats significatifs.
Le problème est que, quand l’expérience ne donne pas le résultat attendu, ou encore définitif, l’insatisfaction est grande.
Si ces résultats ne sont pas publiés, car les recherches sont encore en cours ou n’ont rien prouvées de concluant, la signification des résultats qui sont publiés est souvent exagérée.
Ce biais de publication existe parce que les chercheurs savent que les magazines préfèrent les articles qui contiennent de nouvelles découvertes.

Avec autant de preuves contradictoires publiées, certains chercheurs ont enfin commencé à étudier les études elles-mêmes.

Jonathan Schoenfeld et John Ioannides ont publié un article dans l’American Journal of Clinical Nutrition intitulé «Est-ce que tout ce que nous mangeons est associé avec le cancer ?»
La réponse courte est «non» mais ce n’est pas évident dans les articles publiés dans les revues médicales.
Ces chercheurs ont choisi au hasard 50 ingrédients d’un livre de cuisine populaire qui s’appelé le «Boston Cooking-School Cook Book» et ils ont examiné la littérature scientifique pour les articles qui évaluaient le risque de cancer de tous ces ingrédients, de la moutarde au jus d’orange.

Le biais de publication, une fraude médiatique ou un mirage scientifique ?
Ils ont révélé que seuls les résultats qui étaient en ligne avec leur hypothèse – le biais de publication, étaient publiés..
C’est à dire, le risque que la recherche biomédicale se dirige vers de nombreuses fausses pistes et mène finalement le consommateur vers de mauvais conseils en diététique est très probant.

Ce même John Ioannides s’est spécialisé dans la recherche sur la recherche. Il est connu pour un article qui a fait polémique : « Pourquoi la plupart des découvertes publiées sont fausses ».
Avec un tel titre provocateur, Ioannidis ne s’est probablement pas fait beaucoup d’amis parmi les chercheurs scientifiques.
En revanche, il a exposé les faiblesses dans la façon dont les résultats sont présentés, et il a démontré que beaucoup de résultats scientifiques étaient non reproductibles – en d’autres termes, les résultats étaient faux.
En particulier, il a souligné que les essais cliniques des nouveaux médicaments sont plein de biais, pas seulement à cause de problèmes statistiques mes aussi à cause de l’influence des intérêts financiers. Cela vous étonne ?

Ioannis affirme que de nombreux biais se retrouvent également dans les études génétiques.
Très fréquemment, les chercheurs prétendent avoir trouvé le gène de certaines maladies spécifiques telles que la schizophrénie ou l’alcoolisme, mais leur recherche n’est pas reproductible.
Ioannis affirme qu’environ 99% de la littérature n’est pas fiable.

Quel soulagement ! Mangeons ce qui nous parait le plus sain sans tenir compte de ce que nous lisons dans les journaux. La plupart est fantaisiste et incite plus à faire vendre des journaux qu’à veiller sur notre santé.

 

Atmosphère! Atmosphère! La politique dans atmosphère

Depuis quelques jours,  la qualité de l’air fait la une en France, Des mesures exceptionnelles ont été prises afin de faire baisser les chiffres alarmants de la pollution atmosphérique qui s’est abattu sur une grande partie de l’hexagone ! 

Image

Ici à Londres, c’est Tony Benn qui domine l’actualité !

L’annonce de sa mort  a éclipsé le danger que représente- pour ses millions de personnes l’indice de pollution actuel. Comment peut-on vraiment croire à la bienveillance de la presse et des médias? 

SQP n’a rien contre Tony Benn, bien au contraire! 

Sans doute que les autorités sanitaires du Royaume Uni savent pertinemment qu’il n’y a rien à faire, donc à quoi bon alarmer le peuple !

 Rester à l’intérieur pour éviter d’être exposé aux fameuses particules fines ne servirait à rien ! Braves gens, continuez à consommer ! Faites votre jogging quotidien en toute quiétude !  Comme Tony Benn vous le rappelle, il faut bien mourir un jour ! 

 

 

Vidéo

Après le « French bashing », voici le  » French crowning »

Un groupe de musique français reconnu dans le monde du spectacle! Est-ce possible? hé bien oui et c’est fait!
Le groupe qui cartonne avec sa musique électronique sur la scène internationale depuis 1996 vient d’être récompensé pour la deuxième fois pour son tube « Get Lucky » (Mettez la chance de votre coté). Bravo!
même si un peu répétitif, le tube a de quoi soulever l’enthousiasme des spectateurs avec des paroles relativement sensées, reflétant les temps modernes pour toute une génération.

La laïcité et éducation nationale française.

SQP a revisité une fois de plus le concept français de laïcité. Ceci, lors de la parution et de la distribution dans toutes les écoles de France et de Navarre d’une charte rappelant à tous ses futurs citoyens et enseignants la signification et la réalité de ce principe.

chartelaicite_268251

Cette charte a inspiré SQP et ses fidèles.

Voici la réaction de Sheila.

Voilà le thème de notre discussion en classe ce matin. Nous avions tous lu la nouvelle ‘charte de la laïcité au sein de l’école publiée par le ministre de l’éducation nationale française.

 Là-dessus a suivi une discussion très animée, qui portait sur la définition du mot ‘laïcité’, la difficulté d’organiser un système éducatif totalement laïque vu l’histoire judéo-chrétienne de la France, et la malaise de certains Français dits ‘de souche’ qui voient leur vie traditionnelle bouleversée par un flot d’immigrants, notamment des musulmans.

En rentrant chez moi j’ai regardé mes mèls comme d’habitude, et j’en ai remarqué un qui m’a frappé parce que cela parlait précisément du même sujet. Le voici:

(copie de l’article)

 « Il ne lâchera pas : il est Corse.

 Soutien à Jean Leonetti, maire d’Antibes, « il refuse de supprimer le porc dans les écoles »

 Des parents d’élèves musulmans demandent la suppression de la viande de porc dans les cantines des écoles d’Antibes. Le maire a totalement refusé, et la mairie a envoyé une note à tous les parents pour s’en expliquer. Pour que les musulmans comprennent qu’ils doivent s’adapter à la France, à ses coutumes, à ses traditions, à son mode de vie, puisque c’est là qu’ils ont choisi d’immigrer.

Pour qu’ils comprennent qu’ils doivent s’intégrer et apprendre à bien vivre en France,

 Pour qu’ils comprennent que c’est à eux de modifier leur mode de vie, et non aux Français qui les ont généreusement accueillis,

Qu’ils comprennent que les Français ne sont ni xénophobes ni racistes, qu’ils ont accepté de nombreux immigrés avant les musulmans,(alors que l’inverse n’est pas vrai : les musulmans n’acceptent pas d’étrangers non musulmans sur leur sol),

Que pas plus que les autres peuples, les Français ne sont prêts à renoncer à leur identité, à leur culture, malgré les coups bas des internationalistes.

Et que si la France est une terre d’accueil, ce n’est pas Aurélie Filippetti et la gauche bobo qui accueille les étrangers, mais le peuple Français dans son ensemble.

Qu’ils comprennent enfin qu’en France, avec, et non malgré, ses racines judéo-chrétiennes, ses sapins de noël, ses églises, et ses fêtes religieuses, la religion doit rester dans le domaine privé, la mairie a eu raison de refuser toute concession à l’islam et à la charia.

Aux musulmans que la laïcité dérange et qui ne se sentent pas bien en France, je rappelle qu’il existe 57 magnifiques pays musulmans dans le monde, la plupart sous-habités, et prêts à les recevoir les bras halal ouverts dans le respect de la charia.

Si vous avez quitté vos pays pour la France et non pour d’autres pays musulmans, c’est que vous avez considéré que la vie est meilleure en France. »

En conclusion, il me semble que beaucoup d’Anglais sympathiseraient sans doute avec le maire d’Antibes. Mais la Grande Bretagne, comme la France, a toujours accepte beaucoup d’immigrants qui ont beaucoup enrichi notre culture et notre économie, et nous en avons surtout besoin maintenant que le taux de natalité est en baisse partout en Europe. Ils ne peuvent pas ‘rentrer chez eux’. En se moquant d’eux, ne risque-t-on pas d’en faire des ennemis? Ne vaut-il pas mieux nous accommoder a leurs mœurs, puisqu’on sait très bien que la deuxième génération d’immigres n’en garderont que ceux qui leur conviennent? 

L’Union Européen La démocratie contre la bureaucratie

Pour en savoir plus sur ce que fait le parlement européen avec nos contributions, suivez le lien ci-dessous. https://www.facebook.com/europeanparliament

Suite à une visite de ce  parlement européen, Graham M. nous expose sa réaction. Alors que l’idée de l’Europe unie commence à se fracturer, il n’est pas étonnant que Graham questionne cette institution  historique. Voilà ce qu’il veut nous dire!

Quelques faits intéressants

Que l’Angleterre fasse partie  de l’Europe n’est pas dénué de sens.  L’Europe rassemble  des cultures les plus riches et les plus diversifiées du monde.  Il est indéniable que la vie y est beaucoup plus agréable qu’ailleurs. –           Il y a moins de crime, et moins de corruption Pour ne citer que quelques statistiques parlantes, six des pays les moins corrompus dans le monde sont Européens. –           La plupart des autres pays du monde ont un niveau de vie beaucoup bas – même les pays émergeants, comme la Russie, la Chine et le Brésil ont un niveau deux fois plus bas que celui de la Grèce ! Surprenant n’est-ce pas ! –           En ce qui concerne le revenu par tête d’habitant,  sur 136 pays considérés, 17 pays européens bénéficient de la meilleure répartition des revenus.

Pourquoi, nous Anglais, ne voudrions-nous pas faire parti de l’Europe ? 

Les pays du continent sont nos partenaires de commerce historiques.   Un Marché Commun sans frontières, la libre circulation des biens et des personnes au sein de la même communauté ne sont que quelques exemples illustrant une des évolutions les plus remarquables depuis la guerre, et qui sait, probablement irréversible. Dans une mondialisation croissante, c’est seulement en tant qu’Etat membre d’un groupe aussi grand  que l’Europe que l’Angleterre peut influencer le commerce et s’imposer à l’échelle mondiale. Il est évident que l’Union Européenne  est la solution pour  l’avenir, un bastion de démocratie dans un monde d’autocratie, d’oligarchie,   voire de  kleptocratie, ou même de théocratie, piratage, ou d’anarchie.

Cependant la question fondamentale est : qu’est que c’est la démocratie ? 

Bien que  tous les pays au sein de l’Europe soient en théorie plus ou moins démocratiques,  le pouvoir n’y est pas distribué équitablement dans toutes ses sociétés.  Pour éviter tout abus de pouvoir,  il faut mettre en place des garde- fous, par le biais d’institutions, capables de  protéger chaque pays individuellement contre les excès de ceux qui y détiennent  les rennes du pouvoir.  

La grande question reste la suivante : Les institutions de l’UE sont- elles capables d’assurer la mise en place de tels garde-fous à l’échelle Européenne?

Une visite au Parlement européen à Strasbourg suffit de vous convaincre que la réponse est catégoriquement négative.  Explications :

Le Parlement, en lui-même,  est une farce, une galéjade

  • Il siège dans un immense bâtiment  qui n’est utilisé que quatre jours par mois.  Le reste du temps, il siège dans un autre bâtiment aussi  impressionnant que celui de Strasbourg mais à Bruxelles.   Imaginez un instant le coût de déplacement du personnel et des documents !

  La démocratie y est une utopie

  • Il y a 863 députés qui  parlent 23 langues différentes.  Leurs discours au parlement sont limités à trois minutes.  Personne ne les écoute.  C’est une vrai tour de Babel.
  • Contrairement au parlement britannique, il n’y a aucun débat.  Les députés se repartissent en huit groupes qui votent en bloc.

Les parlementaires ne sont pas connus, voire reconnus par le peuple des Etats membres.

  •  Il n’y a presque aucun contact entre ces députés et leurs électeurs.  Pour illustrer ce dernier point, il est inutile de parier sur le fait que quasiment personne dans la région du Sud Est de l’Angleterre n’est capable de nommer un seul de leurs 8 représentants au parlement.   Or, ces délégués sont très bien rémunérés et leurs frais de déplacement élevés.

La commission européenne est anti démocratique. De plus, les lois pour lesquelles ils votent sont proposées par la Commission à Bruxelles. Mais qui constitue cette Commission ?   Comment ses membres sont-ils choisis ?  

En fait, ils sont choisis et nommés par le Conseil des Ministres de chaque pays membre, soit pour leur talent à promouvoir les intérêts particuliers de leur propre pays (le principe français), soit en récompense pour services politiques rendus à la nation ou au parti en place. En bref, leur nomination est une manière indirecte de récompenser  d’anciens alter egos politiques (le principe anglais – par exemple La Baronne Ashton, et M et Mme Kinnock). En plus de la défense des intérêts économiques ou politiques de leur propre pays, ces bureaucrates ne s’intéressent principalement qu’à  leur avancement personnel, la prolongation de leur propre rôle de prescripteurs, de faiseurs de règlementations en tout genre. Pour un commissionnaire la réglementation est sa raison d’être.  Sa devise est « A chaque problème, sa règle ! ».  Naturellement, les commissaires coûtent cher, et en effet ils se considèrent au dessus des  lois. Evidemment, la cour des comptes de chaque pays  ratifient sans questionner les budgets nécessaires à leurs parlementaires.

Echec de l’Europe commerciale

Pour être compétitif dans cette grande Europe, riche en culture et diversifiée en intérêts économiques, il est devenu nécessaire d’imposer des réglementations communes, un régime fiscal identique et une monnaie européenne – et peut être aurait-il aussi fallu penser à une autorité monétaire européenne ! Il est évident que le projet de l’euro a échoué – pour la simple raison que le contrôle de la monnaie unique est trop éloigné des peuples qui sont concernés.  De plus, sous le poids excessifs de ces  réglementations  il est de plus en plus  difficile pour ces mêmes pays européens de rester compétitifs avec les pays du reste du monde.

Bureaucratie ubuesque versus idéologie fantasque

Ces bureaucrates gouvernent à la dérive et nous emmènent vers une Europe fédérale surpeuplée, anti-démocratique, que la plupart des électeurs commencent à rejeter. Certes l’Union Européenne a  son origine dans le désir de pacification, et a pour objectif d’éviter de nouvelles  guerres entre pays européens.   Or, aujourd’hui tous les pays d’Europe sont devenus démocratiques et de tels conflits armés semblent inconcevables.    La prochaine grande guerre aura lieu en dehors de l’Europe. If faut quand même  reconnaître  le succès de l UE. Cette expérience a créé une alliance de nations non seulement durable mais sans précédent entre des peuples bien différents,–  Autres exemples : L’empire  Austro-hongrois, la Tchécoslovaquie,  le Yougoslavie,  le Nigéria,   et tout les autres pays de l’Afrique qui ont été créés arbitrairement par les pouvoirs coloniaux européens.

Union et fédération, faites votre choix !

Une fédération ne peut survivre que si elle est gouvernée par un dictateur ou sous forme d’oligarchie comme l’URSS, l’Iraq et la Chine. En fait la Commission est une construction idéologique conçue par des Enarques français.  Elle est devenue un monstre sacré et débridé que personne ne peut plus contrôler, dissociés  des intérêts  de ses peuples et de son commerce,  et qui existe dans une bulle artificielle.  Il est devenu urgent que son rôle soit radicalement atténué,  ses dépenses sérieusement contrôlées, et que ses parlementaires acceptent une fois pour toutes  que seul les gouvernements élus ont le droit de proposer et d’imposer des lois.

Changer ou mourir

L’Union Européenne doit faire marche arrière et redevenir une région de libre-échange – un Marché Commun.   Le Royaume-Uni  doit développer une stratégie de réformes et faire des alliances avec les parties politiques des pays continentaux qu’il arrive à influencer et convaincre.

Sortir de l’Europe ou chavirer !

Si le Royaume Uni échoue et se retrouve  seul, je lui conseillerais  de quitter au plus vite l’Union et de négocier un traité de libre échange.  Un tel traité serait autant à l’avantage du reste de l’Europe que de celui du Royaume Uni car nous avons tous  un intérêt commercial commun.   Certaines autres caractéristiques  de l’Union peuvent être adaptées, par exemple le soutien et l’aide à la reconstruction des pays de Europe de l’Est – mais pas le PAC qui coûte tant dans sa forme actuelle et qui n’est qu’un dispositif conçu par la France pour  subvenir à son agriculture défaillante. Evidement, cette stratégie de retrait n’est pas sans risque, mais il est préférable de reconnaître  qu’une Union Fédéral d’Europe démocratique n’est qu’une folie qui ne marchera jamais, et de considérer une sortie  stratégique de l’Europe tant qu’elle est encore possible. D’après Emmanuel Todd, on assisterait actuellement à un asservissement des contribuables européens pour rembourser la dette des Etats. La Banque Centrale Européenne (BCE) prête aujourd’hui aux banques à des taux très faibles (1%), lesquelles prêtent ensuite aux Etats qui augmentent les impôts prélevés sur les contribuables pour les rembourser. En plus d’un dysfonctionnement de gouvernance de la zone euro, celle-ci serait désormais entrée dans un cercle vicieux qui voit la BCE ponctionner la richesse produite par les citoyens. Le système mis en place par l’euro conduirait à une véritable exploitation des Européens par la BCE. Par ailleurs, les politiques d’austérité mises en œuvre progressivement en Europe contribueraient à aggraver la crise en cassant la croissance économique.

La folie des prix scientifiques

 

Ecrit par notre correspondant scientifique David T

Rentré de voyage et n’ayant que quelques jours devant moi, il m’a fallu préparer une présentation sur un sujet digne de notre classe. Mon intérêt pour les sciences aidant, j’ai pensé faire un  exposé sur les prix scientifiques.

Le Prix Nobel

Le prix scientifique le plus connu est le Prix Nobel

Marie Curie

Depuis son établissement en 1902 la France a reçu  37 prix, en chimie, en physiques et en médecine.

  1. Serge Haroche, born in the French Protectorate of Morocco, Physics, 2012
  2. Jules A. Hoffmann, born in Luxembourg, Physiology or Medicine, 2011
  3. Luc Montagnier, Physiology or Medicine, 2008
  4. Françoise Barré-Sinoussi, Physiology or Medicine, 2008
  5. Albert Fert, Physics, 2007
  6. Yves Chauvin, Chemistry, 2005
  7. Claude Cohen-Tannoudji, born in French Algeria, Physics, 1997
  8. Georges Charpak, Physics, 1992
  9. Pierre-Gilles de Gennes, Physics, 1991
  10. Jean-Marie Lehn, Chemistry, 1987
  11. Jean Dausset, Physiology or Medicine, 1980
  12. Roger Guillemin*, Physiology or Medicine, 1977
  13. Louis Néel, Physics, 1970
  14. Luis Federico Leloir*, Chemistry, 1970
  15. Alfred Kastler, Physics, 1966
  16. François Jacob, Physiology or Medicine, 1965
  17. Jacques Monod, Physiology or Medicine, 1965
  18. André Lwoff, Physiology or Medicine, 1965
  19. André Frédéric Cournand, Physiology or Medicine, 1956
  20. Frédéric Joliot, Chemistry, 1935
  21. Irène Joliot-Curie, Chemistry, 1935
  22. Louis de Broglie, Physics, 1929
  23. Charles Nicolle, Physiology or Medicine, 1928
  24. Aristide Briand, Peace, 1926
  25. Jean-Baptiste Perrin, Physics, 1926
  26. Alfred Werner*, Chemistry, 1913
  27. Charles Richet, Physiology or Medicine, 1913
  28. Alexis Carrel, Medicine, 1912
  29. Paul Sabatier, Chemistry, 1912
  30. Victor Grignard, Chemistry, 1912
  31. Marie Curie, born in then Russian Empire, now Poland, Chemistry, 1911
  32. Gabriel Lippmann, born in Luxembourg, Physics, 1908
  33. Alphonse Laveran, Physiology or Medicine, 1907
  34. Henri Moissan, Chemistry, 1906
  35. Antoine Henri Becquerel, Physics, 1903
  36. Pierre Curie, Physics, 1903
  37. Marie Curie, born in then Russian Empire, now Poland, Physics, 1903

Le nom dont tout le monde a entendu parler est celui de Madame Curie

Mais pourquoi seuls les scientifiques qui ont réussi reçoivent-ils des prix ?  Le succès n’est-il pas un prix en lui-même ?

Pour exemple, on dit que le Prince William a épousé la plus belle femme du monde. Ça c’est bon pour lui mais on  ne lui donne pas aussi  prix.

Il me semble que les prix devraient exister pour encourager les autres et pas comme un extra  pour récompenser une carrière déjà brillante.

Autre exemple, on sait que les tortues géantes vivent jusqu’à 100 où 150 ans. Que se passerait-il  si on  trouvait une espèce plus rapide et plus séduisante ? Selon La comité Nobel, on devrait attribuer le prix à cette arriviste.

Galapagos_giant_tortoise_Geochelone_elephantopus

Dans ce cas pourquoi ne pas aussi récompenser un vieillard très âgé en lui donnant un prix pour l’encourager à partir ?

elle est née le 21 février 1875 et est morte 122 ans et 5 mois plus tard

Jeanne Louise Calment

Ce fut donc un plaisir de découvrir au sein de ce nouveau monde socialiste et normal de M. Hollande un prix qui répond à tous ces critères, un prix accessible à tous.

Le Prix Darwin

Je vous présente le Prix Darwin. C’est un prix attribué à des  gens qui se sont élevés par leurs propres actions au patrimoine héréditaire de l’humanité.  Comme le dit le site Wikipedia destiné à ce prix, ces gens sont ainsi remerciés (le plus souvent à titre posthume) pour avoir, de cette façon, « contribué à l’amélioration globale du patrimoine génétique humain ».

Voici trois exemples qui illustrent ce prix pour tous

Un retraité français de 71 ans a décidé d’illuminer son jardin avec de l’électricité volé d’un pylône tout près de chez lui. Malheureusement il faisait mauvais et il pleuvait. Quand il a essayé de connecter son fil au réseau national de haut-tension il s’est électrocuté. En revanche il a gagné son prix Darwin.

En  Belgique, dans la ville de Dinant, deux hommes voulaient dévaliser le guichet automatique de leur banque. Malheureusement ils ont mal calculé la quantité de dynamite nécessaire. Conséquence : on a retrouvé le premier voleur avec un traumatisme crânien. La police  pensant à tort que son complice s’était échappé, l’a  découvert douze heures plus tard dans les décombres de la banque. Bingo, encore deux gagnants !

Finalement, la police a trouvé Darren de Leicester chez lui dans une mare de sang. Un véritable mystère ! Aucune preuve de cambriolage ni d’agression. Darren avait acheté le couteau lui-même en Espagne pendant ses vacances et il n’était pas suicidaire. Sa femme a aidé la police à tirer cette mort mystérieuse au clair. Darren venait d’acheter un nouveau blouson. Il pensait que le blouson était résistant aux coups de couteau et il voulait le prouver Malheureusement il n’avait pas pensé à mettre le blouson sur le dossier d’une chaise avant de faire son test, ce qui  lui a couté la vie.

Le site « Le Prix Darwin » est très fastidieux  mais il en existe un autre beaucoup plus facile à lire « Thedarwinawards.com » créé  en 1993 par Wendy Northcutt à l’Université de Californie située  à Berkeley.

Nous avons commencé cet exposé en parlant  de la française la plus célèbre  qui a reçu un prix Nobel. Je voudrais terminer avec le français le plus connu qui, à quelques années près,  était à deux doigts de gagner le Prix Darwin. Claude François  retourne en France après un concert pour la BBC à Londres. Il prend son bain quand il voit une ampoule qui ne marche pas dans sa salle de bains, et big bang ! Au revoir Clo Clo.

Lost in translation

L’humour déjanté des Anglais n’a pas de limite et l’anglais n’a plus de frontières.

Les Français et le français, thèmes favoris, reviennent régulièrement dans leurs médias.

Eddie Izzard qui parle  français comme en témoigne le document ci-dessous, s’est produit à l’Olympia en avril 2013.  Dans cet extrait, il évoque quelques inepties relatif à l’enseignement du français dans les écoles britanniques.

Lost in Translation

If Anglais est allowé dans les rooms de classe, Français will becomez une “dead language”, pensent les grandes fromages. Sacré bleu!

Le newspaper français, Libération, a publishée son front page entirement en Anglais, pour l’édification de le gouvernment Socialiste de Monsieur Hollande. Maintenant, le law de France ne permits pas les universités à teach les lessons en Anglais. Les grandes fromages de la vie culturelle français think que if Anglais est allowé dans les rooms de classe, Français will becomez une “dead language” – mais, dit Libération, c’est un objection très silly. “Teaching in English: Let’s do it now”, il a dit. “Let’s stop behaving like the last representatives of a Gaulish village under siege.” Ici en Angleterre, sur l’autre main, nous should être envieux. Notres enfants et étudiants, suffisament good at parlering français pour understander une classe entire en la langue? Nous devrions bleedin’ coco.

Ce texte trouvé dans le Daily Telegraph de cette semaine a fait rire beaucoup de lecteurs francophiles.

En fait, cet article fait suite à une polémique sur l’anglais qui  enflamme les amphithéâtres selon Libération. La ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche a osé suggéré que proposer de cours en anglais donnerait à la France une place plus importante à l’échelle mondiale.

Le français à l’université, une marginalisation de la pensée française et cela est dommage !

http://www.liberation.fr/societe/2013/05/20/l-anglais-enflamme-les-amphis_904358

« Peut-on aimer Proust, en débattre doctement à cinq autour d’une table et étudier dans une langue autre que le français ? En instillant le doute, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, qui voulait convaincre de l’urgence d’autoriser des cours en anglais à la fac, a produit le résultat inverse. Elle a relancé une vieille polémique où se mêlent les défenseurs d’une identité nationale menacée par l’anglais, et des voix pragmatiques craignant qu’une expansion mal maîtrisée débouche sur une vision anglo-saxonne du monde » écrit Véronique Soulé dans Libé.

Offrir notre savoir et notre savoir-faire a un prix : le compromis !

«L’Inde compte 60 millions d’informaticiens et ne nous envoie que

 3 000 étudiants, explique-t-elle. Il faut multiplier les partenariats et, pour cela, proposer des cours en anglais. Sinon, nous resterons à cinq spécialistes de Proust autour d’une table.»

 Pour Geneviève Fioraso, la France a pris du retard dans la compétition pour former les élites mondiales.

  • 13% d’étudiants étrangers pourrait venir étudier en France.
  • La France est cinquième parmi les principaux pays d’accueil.
  • La Chine, L’Inde, la Corée du Sud, etc. – ont décidé de miser sur la formation et vont envoyer de plus en plus de jeunes à l’étranger. Pour quoi pas en France ?
  • le français n’est pas attractif, en fait c’est  «un obstacle,

Evidemment parmi les rebelles classiques, l’Académie française fustige qu’une telle mesure  «favorise une marginalisation de notre langue». Certains intellectuels, le plus souvent  des scientifiques, clament que l’anglais est déjà la langue véhiculaire incontournable (appelée aussi le «globish» ou global english) et que lutter contre est un combat d’arrière-garde. D’autres, tout en reconnaissant cet état de fait, s’inquiètent d’une dynamique sans fin, prélude à une homogénéisation de la pensée.

La loi Toubon de 1994

Si la loi Toubon de 1994 stipule que le français est la langue de l’enseignement, on dénombre 790 formations intégralement ou en partie en anglais, la grande majorité dans les écoles de commerce et d’ingénieurs. Or peu de gens savent que c’est seulement depuis 1992, et l’article 2 de la Constitution qui  stipule bien que «la langue de la République est le français». Avant c’était quelle langue ?

To be or not to be: that is the question:

To be, or not to be: that is the question:
Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end

La majorité des étudiants de fac ne sont pas capables de suivre des cours en anglais. En France, un bachelier, aussi bon soit-il à l’écrit, a souvent du mal à l’oral. Les universités devront donc renforcer l’enseignement en anglais si elles veulent que leurs étudiants puissent suivre des cours aux côtés des étrangers, le but affiché étant la mixité des cursus, en français et en anglais.

Qui va payer pour cela en période de crise?

Tout n’est pas perdu. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

 Il faut d’abord rappeler que le français a mis du temps à s’imposer dans notre propre pays. on parlait surtout en langues régionales (une bonne quinzaine dans l’Hexagone). Après tout, il faut être réaliste, ne pas se voiler la face, le français n’est que la huitième langue parlée dans le monde, l’anglais étant numéro 2 derrière le chinois).

le français sait aussi se défendre. S’il s’enrichit désormais massivement auprès de l’anglais, il n’a cessé d’emprunter. A l’arabe, dès le Xe siècle, avant de se jeter au XVIe siècle sur l’italien, à qui l’on peut dire merci pour les caresses, les esquisses ou les caleçons… Ensuite, parlez tranquilles braves gens, l’Etat veille.

Selon Xavier North, délégué général à la langue française au ministère de la Culture.. «nous avons plus emprunté à l’anglais lors de ces dix à vingt dernières années que tout au long du siècle dernier. Parfois même en conservant la prononciation comme « standing ovation » ou « stock-option »

L’anglais est déjà bien présent dans notre parlé quotidien et professionnel.

Let’s stop behaving like the last representatives of a Gaulish village under siege,” a dit le Libération newspapier

Post-it.

« Mais il faut faire surtout, depuis 1996, avec 17 commissions de terminologie (du transport à l’électronique en passant par l’audiovisuel) qui chaque année cherchent à enrichir notre langue avec de nouveaux mots (entre 300 et 400 par an) soumis à l’Académie française, avant d’être publiés au Bulletin officiel«Ce sont à 95% des termes techniques, mais il y en a 5% d’usage courant», précise Xavier North qui égrène quelques succès comme VTT (plutôt que mountain bike), marque-page (bookmark), souris (mouse), navette (shuttle), etc. Et quelques gros plantages aussi, tels les mignonnes «frimousses» qui rêvaient de dégommer les smileys, ou les «papillons» qui n’ont pas réussi à pulvériser les Post-it. Mais qu’importe «la terminologie n’est pas une science exacte», admet Xavier North qui croit très fort à la victoire – sur le long terme – de courriel sur e-mail. Mais passons.

Le français est donc bien vivant. La preuve aussi par tous les mots qu’il a su exporter vers l’anglais. Et pas des moindres. Comme «femme fatale», «à gogo», «charlatan», «hors-d’œuvre», «coup d’éclat»… Et cela ne mollit pas. En 2012, parmi les «dix mots de l’année 2012», retenus par Merriam Webster, le très gros éditeur de dictionnaires outre-Atlantique, caracolaient aux deuxième et troisième places : «touché» et «bigot». Tellement smart, pour reprendre un mot déjà cher à… Proust. »