
S’assurer que les mots et expressions que l’on utilise ont le même sens pour soi, que pour celui à qui l’on s’adresse est une précaution qui pourrait ultimement éviter une multitude de malentendus, voire de conflits inutiles. Or, il semblerait évident que l’expérience de la vie au quotidien prouve que cela est virtuellement impossible. En revanche, cette incapacité à donner au mot ou expression un sens universel a ça de bon qu’elle permet de ne pas supprimer les particularismes surtout quand on pense utiliser un mot d’origine étrangères dans sa propre langue.

L’exposé qui suit est une illustration pratique de ce phénomène. SQP remercie Gay. pour avoir accepté de partager cette expérience avec nos lecteurs.
Ce n’est pas d’un auteur, ni d’un compositeur, encore moins d’un roman ou d’un film dont je voudrais vous parler, mais d’une expression que de nombreux journalistes français utilisent souvent sans en expliquer la signification, comme si elle allait de soi ou incarnait sa propre définition: “l’exception française”.
Francophile depuis des années, je l’ai entendue pour la première fois début 2012, lors une émission de Radio 4 diffusée par la BBC traitant des élections présidentielles françaises d’avril 2012.

Manifestation contre le mariage gay Paris le 13 janvier 2013
L’émission s’intitulait tout bonnement “ l’exception française”, comme si l’expression coulait de source. Mais à quoi donc s’attendre ? De quelle exception s’agissait-il ? Lacunes culturelles ? Expression fourre-tout ou intertextualité pour politologues ? La question restait sans réponse. Allait-on nous parler de fromages?

Au fil de l’émission, épiant le moindre indice, un semblant de définition, rien ne répondait aux attentes de l’auditeur dans le doute. On y évoquait seulement les raisons pour lesquelles M. Sarkozy allait perdre l’élection présidentielle ainsi que celles pour lesquelles les électeurs non socialistes voteraient finalement pour M. Hollande. Jusque là, rien ne justifiait l’intitulé de l’émission. L’expression avait-elle donc quelque chose à voir avec l’identité nationale face à la politique? Reflétait-elle essentiellement l’image politique que les Français auraient d’eux-mêmes et qu’ils aimeraient inculquer au reste du monde.
Après quelques recherches sur l’attitude française vis-à-vis de la politique, la religion, la culture et l’éducation, afin d’assouvir ma curiosité, je décidai de contacter des amis français pour en avoir le cœur net, et de tout simplement leur demander une explication. Saisissant l’occasion du séjour prévu par une de mes amis anglaise chez une connaissance de travail de son mari à Paris, elle m’assura qu’elle poserait la question à leur ami, retraité de l’OTAN.
A son retour, elle me donna un document, résultat de quelques heures de travail de cet ami, Monsieur P. dont en voilà le résumer.
“Tout d’abord il faut garder à l’esprit que depuis des siècles les Français pensent qu’ils sont un peuple à part, une exception en Europe et dans le monde. Et de plus en France, chaque Français a d’ailleurs souvent un peu tendance à penser qu’il est une exception par rapport aux autres citoyens de son pays. Chaque région est un pays avec sa manière de vivre, de penser, de manger et de parler.
Comment se manifeste donc cette exception en France ?
Considérons dans un premier temps la Politique intérieure.

- Les partis de gauche en France:
Ces partis peuvent représenter une exception dans les pays occidentaux.
Les électeurs et les partis politiques de gauche comprennent des Socialistes qui peuvent être compares aux Sociaux-démocrates des autres pays européens (Labour au Royaume Uni, SPD en Allemagne, Socialistes des pays Nordiques) mais aussi des Socialistes plus durs, situés encore plus a gauche, pouvant s’allier à des Communistes (comme M. Mélenchon aux dernières élections présidentielles).

Jean-Luc Mélanchon
Ces socialistes “durs” et la persistance d’un Parti Communiste (malgré la disparition de l’Union Soviétique) sont sans doute une exception française en Europe. Leur existence est probablement liée à notre histoire mouvementée: révolution de 1789 ayant conduit à la mort du roi, répression de la Commune de Paris en 1871.
Essentiellement de gauche, ils ont une image assez proche de celle des partis de gauche. La principale conséquence est que les discussions entre syndicats de travailleurs et l’organisation patronale sont rarement constructive. La logique des syndicats est plus une logique d’affrontement qu’une logique de négociation constructive. Au cours des siècles la France a toujours été difficile à reformer et les réformes ont souvent eu lieu dans une logique d’affrontement au cours de mouvements de type révolutionnaires.
L’exception culturelle française est sans doute apparue après 1958 quand M. André Malraux, ministre de la Culture du Général de Gaulle, a organisé le soutien de l’Etat a différent domaines culturels: avance sur recettes pour les producteurs de cinéma, soutien aux différent festivals très nombreux en France, soutien aux théâtres.
Les différent gouvernements français, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont part la suite soutenu l’idée que la Culture ne devait pas être considérée comme un objet commercial. Dans les discussions internationales (GATT) ils ont réussi à conserver pour les gouvernements de différents pays (38 pays en 2007) la possibilité de limiter le libre-échange de leurs produits culturels pour protéger leurs activités culturelles.
La laïcité est sans doute elle aussi une exception française. Apres le début de la Troisième République (1870) la France a vécu dans les affrontements entre les partis républicains et des partis de droite défendant l’influence de l’Eglise catholique.
En 1905 une loi instaura la séparation entre l’Eglise et l’Etat. Cette loi installait une conception laïque de la vie publique: chacun peut désormais exercer librement sa religion, mais cela ne doit pas interférer avec le domaine public; la laïcité doit permettre aux diverses religions de s’exercer librement. D’autres lois se sont avérées nécessaires par la suite, en particulier pour prendre en compte la place de la religion musulmane.
La politique d’immigration est une autre manifestation de cette fameuse exception française.
Dans la conception française, les étrangers s’installant en France doivent être intégrés à la Nation.
Cela s’est déroulé assez facilement avec les Italiens (vers 1930), les Espagnols (vers 1938) les Portugais (vers 1960: 1970).
C’est plus difficile avec les immigres provenant d’Afrique et du Maghreb pour différentes raisons: religion, culture, difficultés d’apprentissage dans les écoles (entre 6 et 12 ans) conduisant ensuite à l’échec scolaire pour de nombreux jeunes. Les difficultés économiques liées à la crise rendent l’intégration de ces jeunes très difficile.
La politique d’intégration des immigrants pratiquée en France, par opposition à la politique de communautés (USA, Royaume Uni) est une exception française. »
Vue de cette manière l’expression commence à avoir du sens.
Quelques exemples notoires illustrent en ce moment cette exception française.
Tout d’abord, il y a l’affaire dites « du pain aux chocolat » de J-F Copé, qui n’en finit pas de frayer la chronique. Suite à la déclaration suivante du nouveau chef de l’UMP la presse est déchainée :
« Il est des quartiers où les enfants ne peuvent pas manger leur pain au chocolat car c’est le ramadan ».
L’exception française y fait rage ! La laïcité, loi invisible mais omniprésente interdit à toute personnalité politique de faire un amalgame regrettable entre politique et religion. La politique et la religion sont, par principe républicain, séparés et quiconque enfreint cette règle élémentaire, le paie tôt ou tard. M. Sarkozy en avait fait les frais lors d’un discours au palais du Latran en 2007. Discours dans lequel, il déclarait fièrement que le rôle du prêtre était plus important que celui de l’instituteur. http://www.courrierinternational.com/article/2009/12/09/sarkozy-cherche-a-corriger-le-tir
http://www.lemonde.fr/politique/article/2007/12/21/discours-du-president-de-la-republique-dans-la-salle-de-la-signature-du-palais-du-latran_992170_823448.html
Voilà ce qu’écrit Carole Bienaimé-Besse ( http://www.huffingtonpost.fr/carole-bienaimebesse/industrie-cinema-france_b_2430105.html) dans sa tribune pour le Huffington Post France ce mercredi 9 janvier 2013, alors qu’un des festivals de film les plus prestigieux vient de choisir les heureux lauréats pour la remise des Golden Globes 2013. Cet article, que SQP vous met dans son intégralité, illustre parfaitement l’attitude exceptionnelle de la France face aux arts et à la culture.
Exception française ou pas ?
En 2013, on en finit avec l’exception culturelle?
En ce début d’année, une bonne résolution s’impose : en finir avec malentendus sémantiques, cinématographiques et audiovisuels !
On arrêtera par exemple de se draper dans le concept de l’Exception Culturelle Française, sans prendre le temps de lui redonner tout son sens et de la reconnecter avec la réalité. On l’élargira aussi à l’Europe et on lui préfèrera les notions de Création, de Diversité Culturelle, comme les ont défendues avec force, les douze Ministres Européens de la Culture -notre Ministre en tête- à Bruxelles en novembre dernier. Lors d’un conseil des Ministres de la Culture, ils étaient venus soutenir la création dans toute sa diversité, les créateurs et la mise en place de politiques culturelles ambitieuses adaptées aux enjeux actuels et à chaque pays. Vouloir défendre la création est universel, vouloir l’enfermer dans un concept exceptionnel n’est plus adapté au monde dans lequel nous vivons. Vouloir imposer une diversité des talents, des contenus et un respect des créateurs, dans un monde délinéarisé, a plus de sens.
On n’utilisera pas le terme Bankable sans avoir pris quelques précautions. Dans les pays anglo-saxons on qualifie de bankables les personnalités qui ont eu la capacité de faire multiplier leur mise de façon vertigineuse. De rapporter aux producteurs qui les ont engagées, plus qu’elles ne leur ont coûtées. Ainsi selon Forbes en 2012, pour $1 de salaire versé, Natalie Portman, a eu la capacité d’en rapporter $42.70 aux producteurs ou studios qui ont fait appel à elle. Les comédiens bankables ne sont pas forcément les mieux payés d’Hollywood, comme en attestent les salaires de Tom Cruise $75M, Leonardo Di Caprio $34M et de Adam Sandler $37M, qui ont été les acteurs les mieux payés l’année dernière. En revanche, les acteurs bankables sont indéniablement les plus rentables : Natalie Portman ($42.70 pour $1), Kristen Stewart ($40.60 pour $1), et Shia LaBeouf ($35.80 pour $1).
En France, utilisé à tort, le terme bankable a un tout autre sens. Il désigne les vedettes, les acteurs superstars, sans que cela ait un lien avec leur rentabilité ! Que l’on se rassure tout de même, leurs salaires, même élevés, restent très très éloignés de ceux des américains.
On fera également attention à ne pas commettre d’impair quand on s’adressera à un producteur américain. Executive Producer signifie, executive, au sens de dirigeant. C’est lui le patron ! Patron de studio, de société, de production ou investisseur, c’est lui qui produit et initie un film. C’est lui qui investit aussi et c’est à lui qu’appartient le film une fois terminé.
En France, le Producteur Exécutif est peut être producteur mais il reste un exécutant qui répond au Producteur Délégué (l’équivalent de l’Executive Producer anglo-saxon). Il est par définition "invirable", il faut dire que sans lui le projet n’existerait pas. Demander à un Executive Producer de quitter le plateau ou la salle de montage car on jugerait que ses remarques sont inintéressantes, c’est s’exposer à quelques ennuis. Alors que c’est plus jouable si c’est à un Producteur Exécutif que l’on s’adresse.
On s’assurera de vérifier si le pays dans lequel on se trouve est régi par le droit d’auteur ou le copyright avant de brandir la menace de son droit au Final Cut. Le final cut précise qui aura le dernier mot! En France, notre droit d’auteur donne le mot de la fin, à la fois, au réalisateur, à l’auteur et au producteur. Autant dire que cela peut parfois entraîner des conversations interminables, mais toujours dans le -bon- intérêt de l’œuvre.
Aux Etats-Unis, pays du Copyright, "où le temps, c’est de l’argent", pas de discussion, c’est le producteur, le patron de studio, qui a le dernier mot ! C’est pour cette raison que l’on voit ressurgir des années après des versions avec la mention Director’s Cut. Les réalisateurs parfois frustrés par la version qui leur a été imposée décident de sortir la version qui aurait été la leur. Ce n’est pas souvent la meilleure, le rôle du producteur étant aussi artistique.
On tournera sept fois sa langue dans la bouche avant de parler de l’argent du contribuable. En anglais, le mot Tax signifie impôt, argent du contribuable.
En France, quand on dit que le budget du CNC – Centre National du Cinéma et de l’Image Animée – 700 millions d’euros, est alimenté par des taxes, ne signifie pas que cela soit l’argent du contribuable. L’argent provient de taxes prélevées sur la distribution : taxe sur le prix des places de cinéma, taxe sur les services de télévision, taxe sur la VoD, et enfin une taxe prélevée sur les sanctions du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Cet argent est ensuite recyclé dans la création. Quant aux obligations d’investissement des chaînes publiques et privées, elles ne peuvent s’apparenter à des subventions. Ces investissements permettent de financer de nombreux films, films que les chaînes peuvent ensuite, diffuser, rediffuser à l’envie sur leurs antennes (1000 films environ chaque année, toutes chaînes confondues) et ainsi percevoir des revenus publicitaires non négligeables. Le modèle de financement du cinéma CNC n’est sans doute pas parfait mais c’est de loin le meilleur que l’on trouve sur le marché international, car c’est ce système qui garantit une certaine forme de diversité culturelle. "Transformers" c’est bien mais "Amour" ce n’est pas mal non plus. La taxe prélevée sur l’un contribue à faire exister l’autre.
On fera attention aussi à être précis quand on parlera de Film d’Auteur, Art House Movie en anglais.
En France, c’est un film avec un point de vue, un angle, une écriture, un film qui n’obéit qu’à une seule règle, celui d’être créatif. La majorité des 290 long-métrages, produits chaque année en France, répondent à cette qualification.
Aux Etats-Unis, les films d’auteurs sont les films qui ne sont ni des blockbusters, du type "Skyfall", ni des franchises comme "Fast and Furious" ; bref, des films non formatés qui n’ont pas pour ambition de plaire au plus grand nombre. Par définition, ils sont souvent produits par des sociétés de production indépendantes et avec moins d’argent. Moins de 10 millions de dollars. Ces films, de par leur propos, parviennent à attirer des acteurs de la A-List qui s’y sentent moins contraints que dans des films à 200 millions de dollars. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à investir, et à devenir Executive Producer. "Cogan : Killing Them Softly" de Andrew Dominik, film hyperbole sur la crise des banques américaines de 2008, avec et co-produit par Brad Pitt, en est le parfait exemple.
On tiendra compte de certaines spécificités quand on se mettra à argumenter sur Rentabilité et sur le Box Office.
En France, on a du mal à parler d’argent, quand on en gagne beaucoup on préfère se taire, c’est culturel, c’est comme ça.
Aux Etats-Unis, on aime en parler, en gagner beaucoup et le dire. Les unités de mesure ont été adaptées à nos modes de pensées. Le nombre d’entrées en France, contre le nombre de dollars de recette aux Etats-Unis, on dit ici qu’un film a fait 6 millions c’est qu’il a réalisé 6 millions d’entrées en salle. On en reste là, quitte à donner le sentiment qu’en France l’exploitation d’un film se résume à la sortie en salle, alors que par définition les films voyagent (pas tous bien sûr) et sont aussi exploités en DVD et VoD. Aux Etats-Unis on parle "cash", et c’est bien évidemment en dollars que l’on mesure le succès d’un film. On communique aussi plus largement sur les succès et les ratés des films. Si un film fait 50 millions de dollars de recette, on précisera le découpage des revenus salles, du marché intérieur, du marché étranger, de la VoD, etc, etc… Question de transparence, et une manière aussi de montrer combien au delà de l’artistique, on est un bon entrepreneur ! Comme le disait Cogan à la fin du film : "America is not a country, that’s a business!" -L’Amérique n’est pas un pays, c’est une entreprise-.
On prendra quelques précautions quand on utilisera le mot : Jeune. Young en anglais. Comme le démontre l’âge moyen des premières productions, des premiers scénarii, des premiers films dans les pays anglo-saxons le mot Jeune est synonyme de : renouveau, de pari, de nouvelles écritures et aussi de succès. En France en revanche, le mot Jeune signifie : risque, inconnu, danger ! Les chaînes de télévision ont peur de l’inconnu, elles veulent collaborer avec des talents installés, des vedettes, même si cela coûte plus cher et qu’elles participent ainsi à faire flamber les prix. Le propos est à nuancer en fonction des chaînes, dont certaines font heureusement des paris parfois très osés.
Quant à ceux qui sont installés, ils redoutent de se faire voler "leur place" par les nouveaux venus sur le marché. Une façon de prendre le problème à l’envers puisque seuls les plus talentueux, et ceux qui sauront s’adapter, resteront. Jeunes ou vieux, ce n’est bien évidemment pas la question ! Un producteur français quadragénaire qui fait des cartons d’audience en prime time ironisait récemment en disant "qu’en France, le pays de grands crus, on est un jeune producteur très longtemps, jusqu’à 55/60 ans. Alors qu’aux Etats-Unis, au pays de l’obsession de la jeunesse, à 30 ans on est déjà un vieux producteur". En France on se rassurerait en "faisant du jeune avec des vieux". Heureusement que le CNC est là pour tenter de pallier à ce manque de prise de risque et participer ainsi à ce renouveau indispensable. Cela dit les Studios américains ont tendance à recycler les vieilles recettes, eux "font du neuf avec du vieux", en nous faisant croire que c’est inédit. On ne compte plus les remakes et les pre-quel de franchises, exit le magnifique Gatsby Redford, s’appelle désormais DiCaprio. Quant à la mention à Francis Scott Fitzgerald, elle a tout simplement disparu. Mais quoiqu’il en soit, les choses semblent mieux s’équilibrer au niveau de la pyramide des âges au pays de l’oncle Sam.
Aux Etats-Unis, quand on dit fièrement que l’on travaille dans l’Entertainement Industry, cela englobe le cinéma, la télévision et les jeux vidéos. Or en France, traduit en divertissement, cela se résume aux cases divertissement des chaînes de télévision (Emissions de Jeux, de Variétés, Télé-Réalité, etc), et cela devient honteux ! Comme si la culture ne pouvait être divertissante. La télévision se doit de nous proposer des programmes qui nous divertissent, mais aussi qui nous grandissent. Quand un programme parvient à faire les deux, alors c’est parfait ! Or c’est le manque de diversité et de choix, qui pose problème, quand c’est l’abrutissant qui devient la norme !
Quant au mot Industrie - Industry-, il est banni puisque Exception culturelle oblige, on fait de l’Art. Dommage de décorréler les deux car qui dit industrie, dit secteur économique, et qui dit secteur économique, dit emplois : 200 000. Alors mettons nous à parler industrie !
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Pour conclure, on se souhaite que 2013 soit une année où l’on parlera de tout sans tabou, dans le but salutaire de faire avancer les choses. Vincent Maraval a initié ce mouvement. Les crises servent aussi à lancer des débats constructifs, qui visent à assainir le système. On évitera cependant les malentendus inutiles, qui font le bon jeu de ceux qui à grand renfort de fantasmes et de clichés veulent tout casser.
On s’assurera que les mots que l’on utilise ont le même sens pour soi, que pour celui à qui l’on s’adresse. La mondialisation a ça de bon qu’elle n’a pas supprimé les particularismes, y compris quand elle a bêtement décidé de donner le même nom à des choses totalement différentes !
Bonne année à tous.