
Le buzz de la nouvelle année , la redoute vous rhabille !
Vous ne verrez plus cette photo car elle a été retirée illico presto, pourquoi? Voyez-vous ce qui cloche?
La question reste, une erreur ou un coup de pub bien réussi?
A vous de juger!

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Vous ne verrez plus cette photo car elle a été retirée illico presto, pourquoi? Voyez-vous ce qui cloche?
La question reste, une erreur ou un coup de pub bien réussi?
A vous de juger!
Prélude
Dix francophiles britanniques non seulement érudits mais aussi ouverts d’esprit et en quête d’un plus de culture française viennent de vivre une aventure qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

Ce qui ne devait être qu’une simple sortie culturelle ce samedi 7 janvier à Paris s’est terminé par une séance délirante de psychanalyse de groupe autour d’une table à l’intérieur du café Le Buci.

Tout a commencé en septembre quand ils ont décidé de se rendre en groupe à Paris en début janvier pour le temps d’un long weekend. Objectifs: voir une pièce de théâtre typiquement française, jouée par des acteurs professionnels et de renommé dans un théâtre de la capitale et en profiter pour se faire quelques expositions temporaires intéressantes du moment.
Le Petit Prince de la Comédie Française, pièce alléchante pour le groupe étant complet, la Dame aux camélias alors à l’affiche de l’Odéon attira leur attention. Après tout son auteur Alexandre Dumas fils, certes moins connu que son père et ses Trois Mousquetaires, aura été immortalisé grâce à cette pièce de théâtre que l’opéra de Verdi La Traviata rendra célèbre dans le monde entier. Bien que l’histoire soit quelque peu connue, tous s’empressèrent d’acheter le livre afin de se familiariser avec le texte.
Jusqu’ici tout allait bien.
Malencontreusement ou commodément, personne ne songea à rechercher sur Google qui était ce Franz Castorf, metteur en scène de la pièce. Le théâtre de l’odéon étant un des cinq théâtres français les plus prestigieux, sans être particulièrement naïfs, étant conscients que l’histoire artistique française est ponctuée de disputes plus ou moins féroces, rien ne nous laissait penser qu’un spectacle aussi libertaire puisse y être joué.
Une quinzaine de jours avant la représentation, l’odéon nous envoie par courriel un document pédagogique de 50 pages remarquable. Avec le premier indice précurseur de ce qui nous attendait: La Dame aux camélias- Création.
Cet ajout “création” suivit de l’introduction ci-dessous nous mirent la puce à l’oreille.
“Pour ré-explorer la figure de la Dame aux camélias, Frank Castorf est retourné à la source, il a choisi de travailler à partir du roman ; première version de l’histoire avant même sa réécriture en 1852 pour l’adapter à la scène » .
L’auteur de ce dernier, visant à préparer le public à l’adaptation-création dite “sulfureuse” de Castorf, prend alors grand soin de nous plonger dans une analyse minutieuse et intelligente passant en revue le destin du livre du même nom, le contexte politique et social de l’époque ainsi que le cheminement intellectuel du metteur en scène. Cheminement qui justifierait sa réinterprétation à travers ses auteurs, dramaturges et cinéastes fétiches: George Bataille, Roland Barthes, Heiner Muller , Klossowski, Dostoïevski, Boulgakov, Tennessee Williams, Eugene O’Neil, Sartre et Ibsen Wadji Maouwad et les nouveaux vaguistes comme Jean-luc Godard.
Selon ce même document, le metteur en scène prétendrait avoir fait le deuil du théâtre politique qui le rendra célèbre en Allemagne et dans le monde au profit du théâtre d’actualité. A la recherche d’idées nouvelles, Castorf semble avoir ajouté à son répertoire d’influences artistiques Guy Debord et sa société du spectacle dont on parle à nouveau et qui est au gout de jour.
Ayant lu l’intégralité de cette excellente compilation de textes d’auteurs, il était clair que son adaptation risquait d’exploser le texte original. L’ambition de Castorf est de mélanger textures, genres et perspectives intellectuelles. Au menu, une sorte de voyage international dans le texte original en passant par la vie des Dumas, traversant les mœurs et la pensée de l’époque, tout en rencontrant au fil du voyage des personnages plus saugrenus les uns que les autres ayant analysé et revu le texte ainsi que les thèmes présents dans le roman. Quelle ambition et quel défi !
Comment allait-il réinventer l’histoire de la Dame aux camélias à travers ces nombreuses interprétations textuelles? Quelle approche allait-il adopter pour traduire ce collage rocambolesque sur scène? Tout cela semblait néanmoins fascinant. Après tout, une des missions de l’art n’est-elle pas de revisiter l’ancien pour lui donner un sens nouveau? Bref, tout s’annonçait bien et nous attendions avec enthousiasme un travail de déconstruction et de reconstruction subtile et intelligente.
Extraits du document pédagogique :
Alexandre Dumas fils en 1848 écrivait dans le roman précurseur de la pièce :
« Marguerite assistait à toutes les premières représentations et passait toutes ses soirées au spectacle ou au bal. Chaque fois que l’on jouait une pièce nouvelle, on était sûr de l’y voir, avec trois choses qui ne la quittaient jamais, et qui occupaient toujours le devant de sa loge de rez-de-chaussée : sa lorgnette, un sac de bonbons et un bouquet de camélias. Pendant vingt-cinq jours du mois, les camélias étaient blancs, et pendant cinq ils étaient rouges ; on n’a jamais su la raison de cette variété de couleurs, que je signale sans pouvoir l’expliquer, et que les habitués des théâtres où elle allait le plus fréquemment et ses amis avaient remarquée comme moi.
On n’avait jamais vu à Marguerite d’autres fleurs que des camélias. Aussi chez Mme Barjon, sa fleuriste, avait-on fini par la surnommer la Dame aux camélias, et ce surnom lui était resté.
Je savais en outre, comme tous ceux qui vivent dans un certain monde, à Paris, que Marguerite avait été la maîtresse des jeunes gens les plus élégants, qu’elle le disait hautement, et qu’eux-mêmes s’en vantaient, ce qui prouvait qu’amants et maîtresse étaient contents l’un de l’autre.
Parlant de la déception sentimentale et du désir de vengeance Heiner Muller écrivait en 1982
« Avec les dents de mes chiens je veux arracher de ta chair souillé la trace de mes larmes, ma sueur, me cris de plaisir. Avec les lames de leurs griffes tailler dans ta peau ma robe de mariée. Ton haleine, qui a le goût des cadavres des rois, la traduire dans la langue du tourment qui est l’apanage des esclaves. Je veux manger ton sexe et engendrer un tigre qui dévore le temps dont les horloges battent mon cœur vide traversé par les pluies tropiques. »
Je ne mettrai pas dans cette critique l’extrait de George Bataille tiré de l’histoire de l’œil pas par pudeur mais par crainte d’offenser nos jeunes lecteurs les encourageant toutefois à faire des recherches sur cet auteur qui ne manque pas d’intérêt.
La pièce: le sens? Quel sens?
Ce que nous avons vu, nous a laissé perplexes et abasourdis.
Le décor et les costumes sont très réussis et la présence d’animaux sur scène ajoute au réalisme à la pièce.
Le jeu des acteurs est titanesque. On leur demande l’impossible et ils le livrent corps et âmes perdus au risque de perdre leur vie.
Seule critique, la diction de la déclamation des textes semblent pour la plupart artificielle et forcée, fatiguant l’oreille après quelques heures. Nous sommes, en Angleterre, habitués à La Méthode qui, nous le savons, est souvent montrée comme une technique de jeu particulièrement naturaliste en opposition à un jeu plus figuratif que favorisent traditionnellement les acteurs français.
Il nous a aussi semblé que l’objectif primaire de Castorf n’était pas d’exposer avec violence et pertinence et sans pudeur les contrastes sociaux, la pauvreté, la dépravation de l’époque et des moeurs mais plutôt de se venger d’un public qu’il méprise, de le bouleverser, de le tourmenter en cassant brutalement et bruyamment dans la première partie du spectacle des repères et marqueurs sociaux probablement considérés trop bobos pour le metteur en scène. Mettre en scène la perversion et le sadomasochisme de l’homme et de la femme, y ajouter un peu d’humour et de sexe pour relever le tout en perdant le spectateur dans une jungle de références culturelles est-il une recette à succès ou une manière de frimer? Nous supposons que le succès n’est pas ce que recherche Castorf. En tout cas, il a certainement réussi à perturber un groupe issu du New Bloomsbury set et habitué à être bousculé intellectuellement et pour qui le théâtre français a perdu un peu de sa gloire. Heureusement, il reste encore en France quelques formes artistiques dignes de figurer dans l’immense patrimoine culturel national et international. Quel soulagement!
“La salle s’est vidée, jamais vu le Théâtre de l’Odéon aussi vide. A la fin nous n’étions plus qu’une quinzaine au balcon. A s’accrocher pour tenir. La balustrade s’en souviendra de nos ongles dans le bois pour ne pas quitter la salle. Chemin de croix, durée: 3h45. Je défie quiconque d’aimer ce spectacle sans que ce soit une posture. Et je les attends les critiques, celles des intellectuels qui sauront m’expliquer le pourquoi de ce grand déballage de vacuité. Faites quelque chose. Sauvez Castorf, sauvez sa Dame aux camélias! Rendez-moi mon amour. Donnez-moi la preuve que je me trompe. Réanimez-moi.” écrit sOlenn sur son blog en réponse à ScèneWeb.Fr. Allez y jeter un coup d’oeil, cela en vaut la peine.
Quand à Télérama qui généralement aime en décalage , voici ce qu’ils en pensent:
“Le choc des textes, des images et de “La Traviata” produit des trouvailles loufoques. Mais c’est malheureusement la surcharge qui domine le plus souvent, dans un chaos trash où l’on ne comprend pas grand- chose. Ça ne décoiffe pas et ça ennuie beaucoup, même si Jeanne Balibar, en personnage multiple et énigmatique, donne avec liberté et audace toutes les couleurs de sa palette.”
J’attends la critique individuelle de chaque membre du groupe que je posterai plus tard.
Pour ceux qui serait tentés par ce spectacle qui se joue en ce moment à Paris, SQP conseille vivement de lire attentivement non seulement le document pédagogique mais aussi cet article publié dans le New York Times.
Last week I joined a group of friends on a cultural trip toParis, bag in hand with a long list of things to do and places to visit within 48 hours.
Everything was fine but I was not prepared for our trip to the world famous ‘Odeon’ theatre to see the premiere of the Alexandre Dumas play ‘La Dame aux Camelias’.
Having seen the opera ‘La Traviata’ on which it was supposed to be loosely based I thought I had a vague idea of the plot but witnessed something quite different.
I asked myself…..was I too naive? too ‘english’ ? too bourgeoise? I felt a little uncomfortable but I am sure that was what the director Frank Castorf wanted me to feel. I am not a prude, but I was subjected to nudity, necrophilia , actors trying too hard forcing their lines.
I couldn’t help feeling that it was like watching a David Lynch film which you could never understand as you were going nowhere without any direction.
The play took you to the edge and that was where you stayed always a spectator looking in from the outside but never quite understanding.
However amongst all the chaos the production was compulsive and I was keen to sit the second half but somehow another two hours of yelping women and cross dressed Andre made me think twice.
At the beginning I could understand the symbolisim depicting the courtesan women nothing more then ‘hens in a coup” but that was soon lost.
I loved the sets and the costumes but alas by the first half I had had enough.
I am really glad I went to see this play………sometimes it is important to come out of your comfort zone!
Publié dans Art, Cinéma, Culture, Education, Féminisme, Litteraire, Litterature, Paris, Roman, Société, SQP
Tagué dame aux camélias
L’humour a ses frontières comme le démontre l’effet de ce sketch sur un public international. Les Allemands le savourent en famille et entre amis tous les 31 décembre, les Français le pensent très drôle aussi tandis que les Anglais le trouvent d’un ennui mortel.
Woody Allen, Benny Hill, Charly Chaplin, les Marx Brothers, les Monthy Pithon, Peter Sellers, Laurel et Hardy seraient-ils devenus ringards dans leurs pays d’origines ? quel triste idée !
Une version allemande parodiée fait le buzz sur l’internet allemand
Amis francophiles que pensez-vous donc de ce sketch qui fait beaucoup rire les Français? Le lien vous amènera sur une page pédagogique.
Qu’en pensez-vous donc? Ringard ou pas?
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Un grand moment dans l’histoire de l’humour français, ne pensez-vous pas?
Le capitalisme est l’avenir de l’homme.
Alors que le monde s’agite autour de l’avenir du capitalisme, dans un monde de plus en plus mal souffrant, il est normal de s’interroger sur le pouvoir des politiciens, élus dans les démocraties dites « éclairées ». Sont-ils vraiment capables de sortir leurs élus d’une quasi certaine pauvreté? L’exemple de la Grèce est peu rassurant. On y a nommé hâtivement un banquier à la tête du gouvernement. Va-t-il réussir à unir un peuple déjà condammé à la misère?
On nous ressasse les oreilles des scénarios catastrophiques qui nous attendent si nos chefs d’Etat ne comblent pas le gouffre de la dette publique dont les principaux bénéficiaires sont les institutions financières, celles qui nous ont bel et bien mis dans ce pétrin ingérable. Par contre, aucun média, ne nous raconte comment l’Islande a remis les compteurs à zéro et cela d’une manière démocratique et pacifique. Plus de dette là-bas, que des poursuites en justice que le pays uni est en train de gagner.
La France, en pleine campagne présidentielle, est sur le point de perdre son triple A, notation dite souveraine, outil magique de mesure de succès par lequel Nicolas Sarkozy justifie toute une démarche d’austérité, y compris celle de la fortement contestée réforme des retraites.
Monsieur Cameron est, lui aussi, en mal de convaincre son électorat de l’efficacité de sa politique de redressement financier qui consiste, comme en France, à reformer, tout en le démantelant, un remarquable édifice social et européen , laborieusement élaboré par une société ébranlée par deux grandes guerres dévastatrices et une kyrielle de crises économiques plus intéressantes les unes que les autres.
Faites vos jeux ! rien ne va plus!
L’enjeu commun est de redresser l’économie pour résorber la dette nationale, rassemblant sur l’échiquier Européen les principaux leaders politiques qui chantent à l’unisson. Tout doit être mis en oeuvre pour sauvegarder cette bonne note, symbole de prospérité, respectabilité et de confiance des investisseurs. En bons élèves, les gouvernements planchent inlassablement sur une tâche que personne ne pourra corriger. Et il faudra sans doute attendre longtemps pour vraiment comprendre ce que nous sommes en train de vivre. Seuls historiens et économistes du futur auront à leur disposition toutes les données nécessaires pour établir un bilan plus réaliste de la situation présente. En fait, peu de gens , y compris Sauvequipeut, comprennent réellement ce qui se passe au sein de la finance. De nombreux économistes tirent la sonnettes d’alarme depuis très longtemps et parmi eux, Steve Keen avec son livre intitulé “The Naked Emperor of the Social Sciences (2001)” - L’empereur nu des sciences sociales-, Paul Ormerod qui écrivait dans la préface de son livre “The Death of Economics ” en 1994;” les bons économistes savent pertinemment que les fondations de leur discipline sont purement inexistantes “, Emmanuel Todd, Jacques Attali et son dernier livre !”Demain, qui gouvernera le monde? “ .
“Les gouvernements, par définition, n’ont pas de conscience” écrivait Camus en 1955.
Or ce qui frappe en observant l’agitation frénétique du moment, c’est une dégradation flagrante de l’intérêt désormais accordé aux problèmes humains de la planète. La situation économique semble être l’unique préoccupation de nos politiciens. Relancer la croissance est l’obsession du moment. Il semblerait même que brutalement, le marché, en monstre sacré moderne, obscure et impalpable divinité de notre nouvelle société, se serait érigé en maitre absolu avec ses grands prêtres, sa bible, ses temples et ses autels desquels de nombreux sacrifices humains et sociaux sont décidés pour apaiser les cours de la bourse et maximiser les profits des investisseurs en finance.
La toute puisssante loi des marchés
Après tout, le marché n’ aurait-il pas toujours raison? La loi du marché ne serait-elle pas incontestablement plus sure que la loi des hommes? Ne serait-il pas prouvé et enseigné dans toutes les universités les plus prestigieuses de la planète et cela en partie grâce a Milton Friedman qu’ intervenir et contrôler le marché est soit hérétique, soit communiste (politiquement incorrecte)? L’histoire du capitalisme ne démontre-t-elle pas que le marché s’auto régule en toute harmonie? Nouvel obscurantisme ou révolution cybernautique?
Les Frankensteins de la finance
Le journaliste-écrivain Robert Harris de la BBC et du Sunday Times met l’accent sur un glissement idéologique alarmant dans un récent article. Harris fait le constat d’une société en proie d’un mal de vivre lié à un matérialisme endémique et qui a fait des choix regrettables la condamnant ainsi à vivre sous l’emprise d’un monstre que personne ne peut plus contrôler, une sorte de Frankenstein.
Si on en croit le journaliste qui vient aussi de publier un roman de politique fiction, soucieux de ne plus commettre les erreurs des années trente alors que nous étions sensés vivre une époque de paix et de prospérité sans précédent, ayant crée des institutions et organismes mondiaux régulateurs et de contrôle (La Banque Mondiale, Le FMI, le G20), la révolution de l’informatique aurait profondément transformé notre monde et serait peut être à la source du fléau qui nous frappe.
Il était une fois le Texas et Desertron
Selon lui, comme dans un roman, tout commence par une décision politique mineure prise en 1993. Ce qui aurait dû être un projet scientifique gigantesque, capable de propulser l’humanité dans sa prochaine révolution, fut abandonné du jour au lendemain, laissant toute une communauté de scientifiques pointus sur le carreau.
S’il avait vu le jour. le dit projet “desertron” aurait détroné CERN et le LEP (Large Positron collider ou Grand Collisionneur Electrons-Postons) avec un tunnel de 85 kilomètres, deux fois plus grand que celui de CERN .
Or le coût du projet se serait élevé à 10 milliards US dollars, coût jugé excessif par le congrès qui décida d’avaler la facture des 2 milliards déjà investit dans l’affaire et d’oublier la sciences et la recherche. Pour toute une génération de physiciens, mathématiciens et scientifiques chercheurs, cette décision mis fin à leur rêve de faire progresser la connaissance et la sciences mais plus immédiat leur projet de carrière. Qu’allaient-ils faire ? Comment allaient-ils se reconvertir? Wall Street et Merrill Lynch offrirent à cette armée de scientifiques capables de manipuler des particules subatomiques d’une dangerosité inconcevable l’opportunité de transférer leur excellence universitaire de recherche dans la création d’outils financiers tout aussi osés et risqués. Produits qui comme l’histoire nous l’a déjà démontré, personne dans le monde des autorités de contrôle financier en place n’était en mesure ni de comprendre ni de dompter. Quand finalement, ce que Warren Buffet décrivait comme les “armes financières de destruction massive ” explosèrent en 2008, le congrès qui avait cru bien faire en économisant 10 milliards de dollars en fermant le centre de recherche Desertron, fut obligé d’injecter 3,7 billions de dollars provenant des caisses de l’Etat dans un plan de sauvetage de la finance américaine.
A suivre…..
Depuis plus d’une semaine maintenant, suite à une vague de révélations d’écoutes téléphoniques « malveillantes et frauduleuses » publiée dans un premier temps par le Guardian, le journal de la gauche, perfide Albion est secouée par un tsunami médiatique de grande magnitude.

L’indignation du peuple à l’unisson semble complète. Comment des journalistes ont-ils osé enfreindre la loi et écouter des conversations téléphoniques privées notamment dans le cas d’affaires de meurtre ou de tragédies familiales ? Comment des policiers ont-ils pu monnayer des informations confidentielles sur les enquêtes en cours ? En quoi la maladie du fils de l’ancien premier ministre Gordon Brown est-il d’intérêt public ? Shocking et immoral sont les leitmotive nationaux.
Non seulement certains policiers auraient été payés par News of the World pour fournir des renseignements au journal, mais le patron de la police britannique, lui-même, a aussi bénéficié des largesses du groupe.
| “Le patron de la police bénéficie d’un passe-droit à 12 000 livres” titre l’édition dominicale du Times (groupe Murdoch).Ce quotidien révèle que le chef de la police britannique, Sir Paul Stephenson, et son épouse ont séjourné gratuitement, en janvier dernier, à Champneys une résidence hotelière de luxe qui possède l’un des spas les plus luxueux d’Angleterre. |
Ce scandale va voir plus d’une tête tomber et pas seulement au sein du groupe. Il a probablement causé la mort de sa première victime , le whistleblower Sean Hoare, ex-journaliste de News of The World qui a déclanché la sonnette d’alarme.

Manipulation médiatique, corruption, règlement de compte ou véritable raz le bol populaire ?
Les vraies raisons de cet élan national contre sa très lucrative presse à scandales seraient-elles véritablement celles cités quotidiennement depuis 15 jours ?
Ne serions nous pas au cœur d’une intrique média politique digne d’une pièce Shakespearienne ?
Le kristallnacht de la très rentable presse à scandales, la première chasse aux sorcières en bonne et due forme du vingt et unième siècle aurait commencé dans un pays qui a pourtant la réputation de traditionnellement nourrir et défendre le droit à l’information du peuple, notamment sur le comportement de son élite réputée vertueuse de naissance.

Une mission que s’était juré d’accomplir l‘ Australo-Américain Rupert Murdock dans les années 70 en prenant la direction du quotidien The Sun puis en achetant en 1981 The Times et The Sunday Times. Son éthique : prendre le parti du peuple et de la méritocratie en exposant une aristocratie moribonde et un establishment torpide et quelquefois corrompu (Polly Toynbee : The Guardian du 16 juillet 2011)
Pourquoi cet acharnement britannique contre l’empire Murdoch et son entourage?
Comme l’écrivait Jean-Claude Sergeant dans un article publié dans le Monde Diplomatique en janvier 1999, à l’époque où Pinault et Murdock nouait une alliance en s’emparant d’une partie significative du capital de TF1 lors de sa privatisation, « la personnalité du baron des médias est tellement caricaturale qu’elle en devient presque pédagogique ; Réactionnaire pourfendeur des syndicats, ami et parrain des puissants qu’ils soient de droite ou de centre-gauche, patron des clubs sportifs manipulés aux seules fins de rapporter un profit maximum ».
Jusqu’ici, rien d’anormal et de condamnable dans un monde capitaliste en perpétuelle quête de profit .
Comment Murdoch est-il devenu l’ennemi numéro 1 de l’establishment et aujourd’hui du peuple ?
Profitant des bonnes relations qu’il entretenait avec Margaret Thatcher (avec qui il partageait un goût pour la libre entreprise et la haine de l’establishment bien-pensant incapable d’innover et de prendre des risques), soutenue dès 1979 par tous les titres du groupe, la Commission sur les fusions et les monopoles aurait fermé les yeux lors du rachat du Times et du Sunday Times en 1981. Cette inertie de la commission est une sorte d’approbation d’une violation flagrante de la loi sur l’audiovisuel de 1996 interdisant la prise de contrôle d’une société de télévision privée par un groupe détenant plus de 20% du marché national, autre source de ressentiment et de jalousie dans le monde de l’audiovisuel et des médias.
Murdock lui-même hanté par les écoutes
Une anecdote relatée par Andreas Whittham Smith dans The Independent2307923.html
“…Voilà près de quarante-deux ans que Rupert Murdoch contrôle News of the World. Lorsque l’obscur propriétaire de presse australien est arrivé en Angleterre, en 1969, pour tenter d’acheter le journal, je suis allé le rencontrer à l’aéroport de Heathrow, avant de faire le trajet avec lui jusqu’en ville. J’étais alors un jeune journaliste financier. Arrivé à l’hôtel Savoy, M. Murdoch s’est dirigé vers la réception. Dès qu’on lui a donné son numéro de chambre, il a demandé d’en changer. Je lui ai demandé pourquoi. “Eh bien, m’a-t-il répondu,j’ai peur que celle qu’on m’a donnée n’ait été mise sur écoutes.”
Même à l’époque, les écoutes téléphoniques et l’espionnage électronique le hantaient déjà. Maintenant, ils causeront sa perte et l’article 79 pourrait l’accabler au Jugement dernier. »
La presse au service de l’économie ?
Comment en est-on arrivé là dans un pays ou les tabloïds font recettes et aident à financer une presse plus sérieuses, moins branchée sur les affaires de coucheries et de scandales de mœurs qui font généralement la une de cette presse des potins ?
Quel serait le véritable enjeu qui se cache derrière les événements de ces derniers quinze jours ?
Le comportement voyou de la presse à scandales n’est pas récent et chaque publication regorge de ce voyeurisme malsain et infertile. L’acharnement contre la rédactrice en chef du journal Rebekah Brooks et de son propriétaire Rupert Murdock ne puiserait-il pas son origine dans une sordide affaire de gros sous et d’influence, voire de manipulation politique ?
En effet, le projet d’acquisition de BSkyB par News Corp semble avoir déclenché un processus de règlement de compte machiavélique orchestré par une gauche vaincue aux dernières élections, en parti, par la prise de position idéologique « impardonnable » du groupe Murdock en faveur des conservateurs. A chacun son tour, pourrait-on dire, quand on sait que Tony Blair et la gauche avait reçu le même soutien en 1997.
La presse au service du pouvoir ?
L’Angleterre devrait se féliciter d’avoir un allier du pouvoir qui soutient à tour de rôle soit la gauche soit la droite et influence l’électorat dans un sens ou dans l’autre.
Une fois au pouvoir, le gouvernement élu est redevable à la presse qu’il utilise sans scrupules pour communiquer les décisions prises et préparer l’opinion publique aux effets adverses et impopulaires, assurant une cohésion sociale et politique.
Peut-on dire la même chose sur les grands groupes médiatiques français qui confortent leurs positions de dynastie inamovibles depuis … toujours ? Bouygues, Arnault, Pinault, Lagardère, le népotisme à la française est un exemple flagrant d’un capitalisme familiale et patriotique. Les fils et filles héritent des journaux, radios et télévisions de leur père. En 2003, Claude Bébéar déclarait à cet effet que quinze familles contrôlent prés de 35% de l’économie, ce qui constitue un record européen.
Dans une Angleterre qui vit mal la politique d’austérité du gouvernement et qui voit le taux de chômage augmenter et la promesse de création d’emplois s’estomper, cet engouement patriotique a rapidement fait boule de neige.
SQP est probablement une des rares plateformes qui semblent ne pas adhérer aux thèses développés en explication à ce coup de théâtre des médias, déplorant la schizophrénie endémique d’un système qui se veut mercantile tout en prônant le moral et l’éthiquement correct rarement synonymes.
La presse citoyenne et garante des valeurs démocratiques ?
Il serait donc acceptable d’écouter « illégalement » les conversations de parlementaires et de dignitaires trichant et ne jouant pas le jeu parlementaire dans les règles établies, mais criminel d’obtenir des informations malhonnêtement voire même illégalement en écoutant des conversations privées quitte à payer la police ou les services secrets qui ont carte blanche dans le domaine. Qui a jamais douté que la presse et la police étaient de connivence dans les affaires de meurtres et de corruptions?
Paul Dacre, le propriétaire d’un autre journal à scandales le Daily Mail se réjouit des mésaventures du News Corps et se frotte les mains à l’idée de se faire une place au soleil une fois Murdock éliminé. Selon le Guardian, il aurait déploré la condamnation à une peine de prison le délit d’obtention frauduleuse d’information médicales, financières et banque de données à caractère prives. Ce durcissement de la législation existante en matière de délit de presse ne servirait qu’à museler les journalistes et enfreindre à la liberté de la presse. Avait-il tort ? L’investigation journaliste au même titre que l’enquête policière peut-elle se faire en toute légalité ? Tout lecteur assidu d’une telle presse ne peut sérieusement pas s’étonner des récentes révélations sans se remettre en question? N’achète-t-il pas ce genre de journaux pour justement accéder à des morceaux de vie privée sans grand intérêt public renforçant par ce biais ses rancunes sociales ou ses frustrations politiques. Le voyeurisme n’est-il pas plus docile et contrôlable que l’action sociale ?
Le rôle du journaliste dans notre société d’aujourd’hui n’est pas anodin et purement mercantile. Dans un contexte moderne dominé par l’internet, l’information rapide, gratuite et en boucle, le journalisme est en crise et en phase de reconstruction. Il serait peut-être bon de cesser de critiquer impunément une profession originellement gardienne des valeurs sacrées d’une nation comme c’est le cas dans ce pays qui se vante d’avoir une presse libre et puissante, ayant le pouvoir de renverser un gouvernement qui a trahi ses électeurs. Combien de pays démocratiques peuvent-ils se vanter de telles prouesses à part les USA et la Grande Bretagne?
Tout journalisme n’est pas coupable de peopolisation ou cannibalisation de l’information mais soyons honnête, les nouvelles approfondies et les analyses intelligentes ne font pas recette. Rebekah Brooks et la famille Murdock ont très justement attiré l’attention de la commission sur le rôle de contre pouvoir d’une telle presse qui contrairement au Financial Times, au Guardian, à The Independent et à l’Observer et autres journaux sérieux n’arrivent pas souvent dans les chaumières.
Intérêt public versus droit à une vie privée
Si l’intérêt public prime sur l’intérêt privé comme semble l’indiquer les politiques qui s’offusquent en masse, l’ hypocrisie du scandale des écoutes téléphoniques effectuées par le journal dominical News of The world et la mauvaise foi et manque de solidarité du monde journaliste britannique risque de précipiter leurs médias dans un tourbillons de contrôles et de réglementations paralysantes.
Adieu la liberté d’expression, bonjour les modèles de contrôle des communications des médias anti-démocratiques à la chinoise et d’une certaine mesure à la française , modèles dans lesquels l’Etat “infaillible” dicte impitoyablement sa loi dans le soi-disant intérêt général.
Les journalistes dans ces pays sont non seulement menacés mais souvent arrêtés , les sièges sociaux des journaux rebelles régulièrement fouillés (Le Canard Enchainé) afin de décourager tout bon citoyen de dénoncer des institutions corrompues ou des pratiques frauduleuses (l’affaire DSK).
Ne sommes-nous pas tout simplement en train d’assister à la mise à mort du journaliste citoyen issu de la révolution populaire?
La fin du paysage journaliste tel que nous le connaissions est à l’horizon. La presse britannique bien qu’ imparfaite est efficace. Elle est redoutée par une élite pratiquement intouchable dans la plupart des régimes autoritaires.
Citoyens, attention, le changement idéologique en cours menace gravement l’équilibre fragile entre le peuple et le pouvoir. Vous n’aimez pas la presse à scandale, rien ne vous oblige de l’acheter !
Publié dans Crise économique et sociale, Histoire, Législation, Londres, Médias, Police, Politique, Société, SQP
En pleine campagne électorale et alors que l’immigration et la religion sont au cœur des débats politiques en France, Jenny, notre historienne, se penche sur l’affaire des Huguenots et rafraichit notre mémoires sur leurs tribulations. La discrimination basée sur la peur d’une religion émergente n’est pas un fait historique récent. Plus cela change, plus c’est la même chose.
Pour comprendre un peu plus le contexte historique et politique de cette époque, Jenny se pose ces trois questions fondamentales. : Qui étaient-ces Huguenots, pourquoi ont-ils quitté la France et Comment ont-ils contribué à l’économie et la vie culturelle anglaise?
1 : Qui était les Huguenots ?
Le terme Huguenot est l’ancien nom donné aux protestants français pendant les guerres de religion au seizième siècle.
Pendant ce siècle plusieurs penseurs auraient souhaité que l’église catholique change et se réforme. Quand il est devenu évident qu’il serait impossible de réformer l’église de l’intérieur, il y a eu une rupture définitive suivie de l’émergence du protestantisme. Luther fut le père de la réforme en Allemagne tandis qu’en France c’était Jean Calvin qui fut à l’ origine de l’église protestante. La bourgeoisie, essentiellement constituée de marchands et certains nobles éclairés étaient attiré par cette religion reformée – peut être parce qu’elle donnait plus d’importance à individuel que le catholicisme.
2. Pourquoi ont-ils quitté la France ?
Ce schisme est suivi par plusieurs années de guerres de religion et de massacres, commençant en 1562 en Champagne.
Ci-dessous le massacre de la Saint Barthélemy du 24 août 1572. Au total, le nombre de morts est estimé à 3 000 à Paris, et de 5 000 à 10 000 dans toute la France, voire 30 000
En 1598 Henri IV signe L’Edit de Nantes – Henri était lui-même protestant mais avait été contraint d’abjurer sa religion pour devenir roi.
L ‘Edit de Nantes donnait aux protestants la liberté de conscience et l’égalité civile. Ils pouvaient désormais occuper des postes publics – les anciens temples leur sont restitués et ils sont autorisés à en construire de nouveaux.
L ‘Edit de Nantes marque ainsi la fin des guerres de religion mais n’a en réalité jamais été entièrement respecté.
Les pouvoirs publics craignaient que le protestantisme crée un état dans un état.
Le retour à l’épuration religieuse sous Louis XIII et Richelieu
L’Edit de Nantes est donc en parti aboli par Richelieu sous Louis XIII.
Pendant son règne la machine de l’épuration repart, notamment à La Rochelle où, après un long siège, 19 000 Protestants perdent la vie, décimés par la famine.
C’est durant le règne de Louis X IV que L’Edit de Nantes est définitivement révoqué avec des conséquences fâcheuses. C’est à cette époque que les protestants doivent impérativement cesser de pratiquer leur religion et de se convertir au catholicisme sous peine de représailles. On appelait cela des Dragonnades.
Les pasteurs ont alors 24 heures pour quitter leur pays et les temples sont détruits. De nombreux Huguenots choisissent ainsi de fuir la France pour se rendre dans des pays protestants comme les Pays-Bas, l’Angleterre, les Etats-Unis, la Russie et l’Afrique du Sud (où ils ont emmené leurs techniques de viticulture).
Il faut savoir qu’à l’époque, en France l’émigration vers un autre pays était strictement interdite – alors les Huguenots prennent des risques énormes en quittant leur pays. Leur fortune peut-être confisquée et la famille qui reste dans le pays risque d’ être persécutée. Une pratique reprise, il n’y a pas si longtemps par l’administration de certains pays notamment par le KGB de l’ex URSS et la STASI de l’Allemagne de l’Est pour n’en citer que deux.
Ceux qui décident de rester en France pour diverses raisons se convertissent ou continent de pratiquer leur religion clandestinement.
3. Comment ont-ils contribué à l’économie et la vie culturelle anglaise ?
Après cet exode massif, la France avait perdu ses meilleurs artisans et marchands. En revanche, les pays où ils avaient pris refuge ont profité au maximum de leurs talents et l’effet sur l’économie française a été désastreux. En effet, les Huguenots représentaient environ 15% de la population française.
On estime qu’environ 250 000 Huguenots ont quitté leur pays et qu’approximativement 40 000 et 50 000 sont venus en Grande Bretagne. Au moins la moitié des ces réfugiés de l’intolérance religieuse, soit entre 20 000 et 25 000 se sont installés à Londres où ils pouvaient trouver des emplois, grâce à des amis et des parents.
On comptait en 1700 environ 500 000 habitants dans la capitale.
Londres était le seul endroit en Grande Bretagne ou les étrangers pouvaient vivre sans être trop remarqué et où ils allaient retrouver des compatriotes et des lieux de cultes car il y avait même 2 églises françaises.
Les étrangers ont toujours joué un rôle important dans l’histoire de Londres. Les nombreux commerces de luxe qui s’y trouvaient comme les bijoutiers, les tailleurs, les perruquiers, les métiers de la couture attirent les Huguenots, eux-mêmes spécialisés dans ces corps de métiers.
En dépit de leur tradition historique à accueillir les étrangers venant du monde entier, les Londoniens se montrent assez hostiles envers ces nouveaux arrivants Huguenots – en parti parce que les Français étaient leurs ennemis traditionnels.
Un accueil bien ambivalent taché d’hostilité !
La population de Londres étant pour la plupart protestante et anticatholique, elle est en devoir de se montrer solidaire de ses frères protestants en les aidant à s’installer.
Paradoxalement, les Londoniens qui s’étaient, dans un premier temps, avérés accueillants se montrent aussi hostiles à l’égard de leurs frères protestants.
Alors soutien et hostilité caractérise l’accueil que reçoivent les Huguenots à leur arrivée dans la capitale. Par exemple l’Evêque de Londres organise une collecte pour les aider mais en même temps les Londoniens protestent et manifestent contre les tisserands français, ayant peur pour leurs emplois. Une véritable histoire de plombier Polonais du seizième siècle !
Leurs compétences et savoir faire sont à la fois appréciés et recherchés par les employeurs mais leur manière de s’habiller, leur mode de vie et leur nourriture font l’objet de moquerie chez les Londoniens. Néanmoins dans l’ensemble ils sont acceptés et l’antagonisme est minime surtout quant on considère qu’il y était au moins 20 000 sur une population de 500 000.
Un apport économique et culturel
Leurs contributions à la vie économique est énorme – ils ont des contacts financiers en Europe et encore plus intéressant, certains d’entre eux ont beaucoup d’argent à investir. Les négociants Huguenots ont un très bon carnet d’adresses. En réalité, leurs nombreuses relations u dans le commerce, la viticulture et la soie contribuent à ouvrir les portes pour le commerce anglais. Ils contribuent aussi à établir des sociétés d’assurances en apportant des fonds monétaires. On comprend un peu mieux comment la city de Londres est devenue un des marchés financiers les plus forts du monde.
En résumé, les Huguenots étaient des artisans doués qui travaillaient tous les métaux précieux, ainsi que le fer, la verrerie et la soie. Ci-dessous le carrosse d’Etat “The State Coach of the Speaker of the House of Commons”, le travail exceptionnel de Daniel Marot en 1698, fabriqué pour le roi Guillaume III et que vous aurez vu lors du mariage du Prince Charles et de Lady Di.

Ils ont laissé leur marque sur le quartier de Spitalfields à Londres où ils ont apportés leurs techniques d’excellence comme tisserands et ont crée des tissues de soie extraordinaire. On peut voir aujourd’hui les maisons sur Fournier Street où ils travaillaient et les églises où ils priaient.
Il existe toujours à Spitalfields une église bâtie par les Huguenots en 1742 qui est aujourd’hui une mosquée – alors qu’au commencement du vingtième siècle c’était une synagogue. Pour moi ce lieu de culte est un symbole de ce quartier qui a accueilli des réfugiés et des immigrants pendant des centaines d’années.
Je crois fermement que les Huguenots ont contribué à notre économie et à la richesse de notre culture anglaise et que notre pays a profité pleinement de leurs multiples talents.
C’est dommage que la France, une fois de plus, par son manque traditionnel de tolérance et d’ouverture d’esprit ait cruellement souffert d’une perte de talent irremplaçable en chassant et persécutant un groupe social si riche et talentueux.
La France est-elle sur le point de commettre la même erreur en décourageant le monde musulman à pratiquer comme il l’entend sa religion dans l’hexagone?
A suivre….
La cuisine française est considérée comme l’une des plus importantes dans le monde. Mais n’est-elle pas en train de se ringardiser?
Gill nous fait un petit historique de l’évolution de la cuisine en France. Elle nous explique comment nous sommes passés d’une cuisine basique et sans intérêt à une obsession nationale qui porte ses fruits dans son histoire politique.
Peut-on parler vraiment d’une démocratisation de la gastronomie ?
Des racines ou des ailes?
Jusqu’au douzième siècle, la nourriture quotidienne de l’homme était répétitive et on servait pour le repas de la viande et des légumes cuits.
Les légumes à racines comestibles étaient réservées à la consommation populaire et les légumes et fruits de surface, plus « aériens », donc plus proche du soleil, étaient réservés pour les élites!
Toutes les couches sociales respectaient les règles de l’Eglise et s’abstenaient de consommer de la viande trois jours par semaine. Hors saison, la plupart était séchée, ou conservés avec du sel ou du miel.
A table tous le monde !
La cuisine nationale a commencé à se former au Moyen Age grâce à l’influence des chefs de cuisine très compétents et pendant les différents mouvements sociaux et politiques qui ont bouleversé l’histoire du pays. Désormais, manger en public constitue la marque du pouvoir. C’est seulement au cours de somptueux banquets servi à l’Aristocratie que les plats les plus élaborés se sont développés. En revanche, à l’époque tous les plats étaient servis à table en même temps; la viande et le poisson sur un grand plat, avec des sauces lourdes, accompagnées de gâteaux. On les découpait en morceaux avec un couteau et on les mangeait avec les doigts.
Chaque deux ans, le village de Mecquignies et Madame Toilliez organisent une fête médiévale au cours de laquelle un banquet médiéval est servi.
Le cuisinier le plus important dans cette période était Guillaume Tirel” Guillaume Tirel qui a servi dans les cuisines royales au cours du quatorzième siècle , sous le règne du roi Charles VI de France.
Il est l’auteur du fameux Viandier considéré comme le plus ancien livre de recettes françaises. (voir recette)
Des pâtes, des pâtes … oui mais des Panzani (bis) !
En 1533, à l’âge de quatorze ans, Catherine de Médicis, épouse Henri d’Orléans, le futur roi de France. Issue d’une famille de banquiers à la tête de la république florentine, la nouvelle reine ramène en France des cuisiniers et des pâtissiers florentins qui vont transmettre leur savoir faire de la cuisine italienne au pays de Navarre - les pois, les artichauts, le canard à l’orange, et la Carabaccia ( une soupe à l’oignon).
Le sucre, encore utilisé beaucoup plus comme épice avec de la viande et le poisson dans le style médiéval, était réservé pour des desserts. Ces cuisiniers italiens ont apporté leurs secrets de le pâtisserie; la frangipane, les pâtisseries sucrées, et surtout les macarons. En 1581, à Joyeuse en Ardèche, le macaron rapporté de la cour du roi Henri III où Catherine de Médicis, mère du roi, l’y fait servir lors des noces du Duc Anne de Joyeuse. Le Macaron de Joyeuse est à base d’amandes et entièrement craquant et croustillant.
Catherine a également apporté avec elle la nouvelle présentation de table de protocole français. Les fourchettes venues d’Italie se sont répandues et les nouvelles manières de table sont nées. LaFrances’ouvre à l’influence italienne
La cuisine française assimilait de nombreux nouveaux produits alimentaires à partir du Nouveau monde. Avec les grandes découvertes, de nouveaux aliments: la dinde, le chocolat, le café, le thé, la pomme de terre, la tomate, la courgette, les cuisiniers français ont amélioré et agrandie la contribution de Florence. Le plat régionaux, appelé “le Cassoulet de Castelnaudary”, a ses racines dans le découverte des haricots.

Au cours du dix-septième siècle, à l’époque de Louis XIV, connu pour sa gourmandise, les fondations de la haute cuisineétaient solidement établies.
De Napoléon à Sarkozy
Le père de ce changement de la ville médiévale à la ville moderne est le célèbre chef François Pierre La Varenne , le chef notable de Napoléon. La Varenne recommande de renforcer la saveur naturelle des produits en laissant les plats fortement épicé. Cumin, gingembre, safran, muscade, cannelle, cardamome font place aux fines herbes, comme le persil, le thym , le laurier , l’estragon, le cerfeuil et la sage qui font leur percée comme condiments.
Les cuisiniers mettent aussi tous les légumes en valeur, même les légumes à racinescomestibles (à l’inverse de ce qui s’était passé au Moyen Âge) sauf la pomme de terre, considérée en Francecomme un aliment pour bétail jusqu’en 1772. Grâce aux travaux d’Antoine Parmentier, la Faculté de Médicine deParis a reconnu que ce tubercule était sans danger pour l’homme!
Des guildes aux associations, corporations de métiers, sociétés et confréries
A cette époque, Paris était le haut lieu de l’activité économique, et les artisans culinaires s’y retrouvaient sur les marchés à Paris, comme les Halles, qui étaient très importantes pour la distribution de la nourriture. Mais à Paris, les “guildes” ou associations étaient contrôlées par l’administration municipale et la Couronne, qui restreignaient les cuisiniers dans une branche de l’industrie culinaire pour ne fonctionner que dans ce domaine. (les bouchers, les poissonniers ou les boulangers et les pâtissiers).
A la Révolution, les guildes étaient abolis et les chefs de cuisines qui avaient perdu leur travail par l’exode de leurs maîtres ouvrent des restaurants où ils servent des “bouillons“. A base de viande et de légumes, les bouillons étaient alors servi aux personnes de santé fragile qui “restaurent”, l’origine de le mot “restaurant “.
Du Champ d’Oiseau au Fouquets.
Le premier restaurant “Champ d’Oiseau” a été ouvert à Paris vers 1765 par un cafetier nommé Boulanger- le premier à proposer de la nourriture sur table individuelle, à toute heure du jour. Vingt ans plus tard, une centaine de restaurants fréquentés par la bonne société sont ouverts, regroupés autour du Palais-Royal.
Né en 1789 à Paris , Marie-Antoine Carême est un pâtissier et un chef de cuisine française de renom. Connu comme “ le roi des chefs de cuisine et le chef des rois”, il est le premier à porter cette appellation de “chef” de cuisine. Il est considéré comme le fondateur de ce style de la haute cuisine, recherché à la fois par les cours royales et les nouveaux riches de Paris. Il est l’un des premiers cuisiniers à avoir acquis une renommée internationale. Il a bien été influencé par les idées de Catherine de Médicis.
Carême ouvre sa première boutique, la Pâtisserie de la rue de la Paix, Paris, ou il devient célèbre pour ses pièces montées, inspirées des temples et des pyramides en prenant ses idées dans les livres d’histoire de l’architecture. Carême a publié une classification de toutes les sauces en quatre groupes de base : l’allemande, la béchamel, l’espagnole et le velouté. Et on lui doit la création de “la toque” en 1821.
Au vingtième siècle, “L’empereur des cuisiniers “, Auguste Escoffier, va être le chef de cuisine du Grand-Hôtels de Monte Carlo , Londres, paris et New York. Il modernise et codifie la grande cuisine crée par Carême. “Le cuisinier doit être propre, méticuleux, ne buvant pas, ne fumant pas, ne criant pas “. Escoffier est le créateur de la pêche Melba, de la poire Belle-Hélène et des crêpes Suzettes.
En 1850, “Les Petits-Paris” publient les bonnes adresses de restaurants. Destiné aux premiers automobilistes, le guide rouge Michelin naît en 1900 et devient rapidement la référence en matière de gastronomie.
La première édition du Larousse gastronomique date de 1938. Elle est rédigée par le chef cuisinier Prosper Montagnéavec la préface d’Escoffier.
La nouvelle cuisine
La Nouvelle Cuisine a profondément été influencée par le travail d’un des grands chefs cuisinier français, Fernand Point et dans les années 70, par Michel Guérard, un cuisinier français qui a grandement contribué à la développer et à la faire connaître. Ce nouveau type de cuisine à été popularisé par deux critiques gastronomiques Français, Henri Gault et Christian Millau qui ont voulu créer un style plus simple, ou les portions servies sont restreintes, et chacun des cinq sens est stimulé, particulièrement le visuel. De plus en plus, cette tendance se partage et se savoure de diverses façons, par les gourmands et gourmets du monde entier
Aujourd’hui, en France, il y a de nombreux grands plats qui sont considérés comme faisant partie de la cuisine nationale. Beaucoup viennent de la haute cuisine, mais d’autres sont plats régionaux qui sont devenus une norme dans tout le pays. Comme la galette Bretonne, les œufs à la Dijonnaise, les escargots de Bourgogne, le bœuf Bourguignon, l’andouillette de Troyes, le pâté de canard d’Amiens, les moules à la provençale, la bouillabaisse, le Gratin Dauphinois………Beaucoup de plats régionaux, à l’origine, se sont également multipliés à travers le pays avec quelques variations d’une région à une autre.
Les produits agricoles comme le fromage, le vin, la viande, occupent une place d’exception dans la cuisine française, avec de nombreux produits régionaux, qui portent un label qualitatif comme l’ appellation d’origine contrôlée (AOC) ou l’indication géographique protégée.
Un groupe de chefs et gourmets, avec l’approbation du président Nicolas Sarkozy , a fait valoir que la cuisine française avait été inclus dans la liste des patrimoines culturels immatériels de l’humanité, la reconnaissance enfin de l’Unesco déclarée officiellement le 16 novembre de 2010.
Le “Viandier” de Taillevent de Guillaume Tirel ,
Une recette de 1515
TARTRE DE POMMES
Despecés par pièces et mises figues et raisins bien nectoyés et mys parmy les pommes et figues et tout meslé ensemble et y soit mys de l’oignon frit au beurre ou a l’uyle et du vin et le par des pommes broyés et destampés de vin et soient assemblées les autres pommes broiés, mises avec le surplus et du saffran dedens ung peu de menues espices, synamome et gingembre blanc, anys et pyguriac, qui en aura; et soient faictes deux grans abaisses de paste et touts les mistions mises ensemble, fort broiées à la main sur le pasté bien espès de pommes et d’aultres mistions et après soit mis le couvercle dessus et bien couverte et dorée de saffran et mise au four et fait cuyre.
De plus en plus d’articles alarmants nous mettent en garde contre l’effondrement des colonies d’abeilles.
En 2008 , le blog Terre et Finance écrivait déjà:
Depuis plusieurs années, un certains nombres d’états et surtout d’ONG appellent à la vigilance et cherchent à attirer l’attention, sur la disparition massive et brutale des abeilles sauvages et domestiques (Apis mellifera et cerena). Ce syndrome d’effondrement des colonies, est appelé en anglais CCD (Colony Collapse Disorder). Ou en est-on en 2008, alors que le phénomène remonte pour certains pays aux années 60/70 ?
Or si les abeilles devaient disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre.
Triste constat dans un monde qui pense que le réchauffement de la planète est le seul vrai problème auquel fait face l’humanité.
Tout comme cet homme qui plantait des arbres, l’histoire véridique (L’écrivain Jean Giono immortalise cette histoire dans un roman mis à l’écran par Frédérique Back en 2007) d’un paysan qui, ayant perdu sa femme se retira de la vie pour vivre en ermite et passa le reste de sa vie à planter des milliers de chênes dans une vallée des Alpes, Jane de SQP a décidé d’agir. Elle a fait un stage d’apiculture et attend ses ruches qui devraient arriver dans les semaines qui viennent.
Voici ce qu’il faut savoir sur l’abeille avant de s’engager dans une telle aventure.
L’Apis
La Reine
Dans une ruche, toute la vie de la colonie s’organise autour de la reine. Une colonie sans reine est condamnée a disparaitre. Chaque année la reine est marquer avec un couleur pour identifie. Cet an c’est blanc.
La communication revêt une importance particulière chez les insectes sociaux. Facteur dé cohésion, la communication coordonne les actions du groupe. Les abeilles communiquent par contacts antennaires, par voie chimique via des phéromones émises par la reine. Cette transmission d’informations élaborées est l’une des caractéristiques remarquables de la vie sociale des abeilles a miel.
Le Couvain
On peut voir les alvéolées avec les œufs et les larves. Les alvéolées sont construites avec de la cire en fonction d’un volume maximum pour une surface donnée : la quantité de cire utilisée est donc parfaitement minimisée.
Pendant l’été la reine pond un mille œufs par jour donnant naissance a plus de 40/50,000 abeilles par ruche a la haut de la saison.
Inspection de la Colonie
Chaque semaine l’apiculteur doit faire un inspection de la colonie pour identifiée la reine et inspecter la sante de la colonie.
Typologie
La reine est la seule femelle féconde de la colonie.
Les ouvrières sont les abeilles les plus nombreuses de la colonie et ce sont des femelles stériles. Une ouvrière d’hiver vit quelques mois et une ouvrière d’été quelques semaines seulement. Les ouvrières fournissent la nourriture pour toute la colonie.
Faux bourdons (les males) sont de plus grande taille que les femelles et ils sont élevés du printemps au début de l’été. Ils ne sortent habituellement que pour la période de reproduction.
Les vols nuptiaux
La reine va rejoindre un point de rassemblement ou se réunissent les males du voisinage assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs males, en plein vol, jusqu’a ce que sa spermatheque soit remplie. Les males qui auront fécondé vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachent !! La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermatheque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans.
Cellule de reine
On peut identifier la cellule de reine par sa forme et sa taille…Elle est plus grande et plus longue que les autres. Si on a besoin d’une reine il est possible de garder cette cellule. Si, au contraire, la ruche a déjà une bonne reine, il faut enlever cette nouvelle cellule pour empêcher la formation d’un essaim.
Danse des abeilles
Aux autres ouvrières restées dans la colonie, l’abeille découvreuse indique, par danse, la direction des fleurs particulièrement intéressantes a butiner. Selon la proximité de la source de nourriture, elle effectue deux types de ronde différents. Danse en rond indique que la source de nectar est proche et une danse frétillante indique une source de nourriture située à une plus grande distance.
Menaces et maladies
Il y a plusieurs problèmes avec la santé des abeilles mais le plus sérieux c’est le varroa destructor. Le varroa est un acarien parasite de l’abeille adulte ainsi que des larves et des nymphes. Il est originaire de l’Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens d’une espèce d’abeilles qui résiste à ses attaques, contrairement à l’abeille domestique européenne Apis Mellifera. Ce parasite provoque des pertes économiques importantes en apiculture et il est une des causes de la diminution du nombre d’abeilles. Toutes les abeilles sauvages sont attaquées et tuées par ce parasite, mais il est possible de les protéger dans la ruche.
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Suite aux nombreux débats qu’inspirent la suprématie de la langue anglaise dans le monde du XXI siècle, Graham M. nous développe une théorie tout à fait pertinente en répondant à quelques questions qu’on pourrait se poser.

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi on avait choisi l’anglais comme langue universelle ?

C’est la langue la moins logique d’Europe, sans règles, sans grammaire, sans orthographe, une vraie langue bâtarde, née d’une mère anglaise et un père français, (qui arrive par hasard après la conquête de l’Angleterre par Guillaume, dit le bâtard). Une langue sans loi ni foi . Comme vous le savez, il n’ existe aucune académie de la langue anglaise.

Pourquoi ne pas avoir choisi l’allemand, ou l’espagnol. Pourquoi pas le français ? Ou même l’arabe ou le chinois ?
Au temps de l’empereur Auguste, l’empire chinois était de la même taille que l’empire Romain, aussi bien en population qu’en territoire. Leur civilisation était tout aussi avancée que la Romaine – en termes de justice, de littérature, de sciences, d’armes de guerre.
Quant aux arabes, pendant les années 700 jusqu’à 1300 J-C, ils avaient dominé la Méditerranée – de l’Espagne jusqu’à la Turquie, y compris l’Egypte et tous les pays d’Afrique du Nord. Ils avaient construit des monuments beaucoup plus magnifiques que n’importe quel bâtiment européen. Leur connaissance des sciences, de l’astronomie, des mathématiques était beaucoup plus avancée que celle d’autres civilisations de l’ouest.
Cependant, dans les deux cas, la puissance de l’empereur chinois et du sultan turque était aussi la cause de leur faiblesse.
Pour contrôler un empire si vaste, il leur fallait adopter un système de gouvernement autocratique. En effet les empereurs avaient plus peur des défis intérieurs que des défis extérieurs. Les empereurs ne cherchaient qu’à maintenir le statu quo. Cette peur de dissentiment menait toujours à la stagnation de la pensée aussi que l’atrophie de l’économie de leur pays.
Par contre, après la chute de l’empire romain, le continent Européen était tombé dans un état de chaos, avec des petites principautés toujours en compétition, sinon en guerre, entre elles.
Pendant les seizième et dix-septième siècles, les pays les plus forts en Europe étaient l’Autriche, l’Espagne, et la France. Parmi eux, le plus puissant était l’Autriche, l’héritière du Saint Empire romain germanique, qui tentait d’unifier presque toute l’Europe, soit par force des armes, soit par des mariages. Cet empire autrichien comprenait plusieurs principautés d’Allemagne, la Hongrie, les Pays Bas, la plupart des états en Italie, et même pendant quelques années l’Espagne. Mais c’était un Empire trop diverse, et trop polyglotte pour y imposer une seule et unique langue.
Cependant à cette époque la découverte du nouveau monde avait bouleversé l’ordre du pouvoir en Europe surtout [pour les pays qui avait accès à la mer; les Espagnols, les Portugais, les Français, les Hollandais, les Anglais, les Danois et les Suédois.
C’était l’Espagne qui avait eu la prétention la plus forte d’imposer sa langue dans le monde entier. En Amérique du Sud, les Espagnols avait eu la chance de se faire des fortunes dorées, grâce aux esclaves locaux prêts-à-utiliser. Ainsi l’Espagne était devenu le pays le plus riche d’Europe. En seconde place venait la France, unifiée après les guerres de religion du seizième siècle et où le roi Louis XIV avait établi un pouvoir centralisé exceptionnel et surtout admirable.
Les langues espagnoles et françaises sont toutes les deux des langues logiques, avec les règles d’orthographe et de prononciation assez consistantes, et contrôler par une autorité centrale. Mais là est le problème.
Le professeur Niall Ferguson s’est posé la question suivante :
« Que se serait-il passé si les Anglais avaient découvert l’Amérique du Sud, et les Espagnols avaient colonisé l’Amérique du Nord ? »
Les Espagnols auraient eu la pénible tâche de cultiver le terroir sauvage et hostile de la côte atlantique, tandis que les anglais auraient rapporté l’or en Angleterre. Finalement, le roi Charles I n’aurait pas eu besoin de demander le fameux ‘ship money’ au parlement, et il n’y aurait pas eu de guerre civile. En conséquence, le roi d’Angleterre aurait pu établir une vraie autocratie.
Or, il se fait que ce sont les colons anglais qui ont développé la côte Est d’Amérique du Nord. Parce que y survivre était si dur, et la concurrence entre les Hollandais, les Suédois et les Français pour exploiter les fourrures de castors si féroce, les colonies semblent s’être organisées d’une manière indépendante des pays souverains qu’elles représentaient. Selon Ferguson, c’était justement cette compétition en action dans un environnement de démocratie qui aurait encouragé les colonisateurs à exploiter l’intérieur du pays. Par contre, en Argentine, qui est un pays assez similaire, les colons n’avaient aucune tradition égalitaire et ne sont jamais arrivés à un tel succès. Dans les autres pays d’Amérique du sud, il y avait déjà une population indienne substantielle. Il semblerait qu’il aurait manqué aux Espagnols ce besoin extrême de survivre et, par conséquent, cet esprit d’entreprise qui était caractéristiques des Anglais.
Alors ce sont les Etats-Unis qui sont devenus la plus dynamique et la plus grande économie du monde vers la fin du dix-neuvième siècle.
Pourquoi les Français ont-ils échoué à dominer le monde à cette époque?
Ils étaient parmi les premiers à découvrir l’intérieur du continent américain, principalement pour la capture des castors pour leur fourrure. Le territoire français était beaucoup plus large que celui des anglais. À cette époque la Louisiane était un territoire très large, composé de tout l’arrière-pays à l’ouest des Appalachiens, du golfe du Mexique jusqu’à la frontière canadienne. Les colonies anglaises étaient donc confinées au territoire côtier. Mais en 1760 les français étaient battus dans la guerre de sept ans. Suite au traité de Paris en 1763, la France avait cédé la Louisiane à l’Espagne et le Canada à l’Angleterre.
Pourquoi les Français ont-ils été vaincus?
A mon avis, il me semble que c’est parce que l’état français était trop puissant. En effet, Louis XIV avait centralisé le pouvoir de la France et avait attiré tous les aristocrates à sa cour autour de lui, afin de les contrôler. En conséquence, la France était devenue très puissante, mais Louis XIV avait ruiné le pays en faisant la guerre avec ses voisins. L’attention du reste du monde était tournée vers la cour du Roi Soleil.
En revanche, le roi d’Angleterre et sa cour étaient assez faibles, et c’était les marchands de Londres qui avaient enrichis le pays et qui cherchaient leur fortune outre- mer, aidés par les dissidents protestants et les pauvres d’Ecosse et d’Irlande. Au temps de Louis XVI, le royaume était au bord de la révolution. L’Amérique n’était pas aussi importante – l’Inde non plus. En 1800, Napoléon avait repris la Louisiane à l’Espagne mais l’a revendait trois ans plus tard aux Etats-Unis. Ce n’était pas important pour lui. Il ne s’intéressait qu’à la conquête de l’Europe.
Des treize états originaux, nous sommes passés à 48. La combinaison d’un territoire vierge avec des ressources naturelles immenses a attiré l’excès de population de l’Europe ce qui a eu comme résultat de former l’empire le plus puissant du monde. Avec l’invention de l’informatique et la toile (même s’ils sont inventés par des individus anglais) et les enterprises de Silicon Valley, il est devenu absolument nécessaire pour tout le monde de comprendre anglais.
Mais la prédominance de la langue anglaise durera-t-il toujours?
L’empire américain est en déclin. Comme Lord Acton a dit en 1887 :
« Le pouvoir a des tendances de corrompre et le pouvoir absolu corrompt absolument ».
Les gouvernements ne peuvent pas accepter que les circonstances changent et continuent à se comporter comme avant, avec des guerres outre-mer, qui nécessitent des emprunts excessifs. C’est un paradoxe de l’histoire que la puissance contient les graines de la chute. Les empires ne perdurent pas éternellement, et ils peuvent s’effondrer très vite. Pensez à l’URSS, ou de l’empire Britannique, le plus grand empire que le monde ait jamais vu, détruit en 25 ans.
La démocratie ne marche plus aux USA. Pour être élus, les politiciens reconnaissent qu’il est essentiel de plaire aux électeurs, avec une croissance constante de l’économie. Avec la concurrence de la Chine ça devient de plus en plus difficile. Mais les politiciens ont trouvé une solution toute simple: emprunter des dollars aux chinois.
Evidement ceci est une solution à court terme, et qui rendra le problème à long terme beaucoup plus difficile à régler – mais ceci est un problème pour la prochaine administration.
Peut-être la démocratie n’est plus le système le plus approprié dans un monde proche de la saturation, surpeuplé et vivant au-delà des limites de ses ressources.
Le Professeur Ferguson cite six pratiques déterminantes qui ont donné à l’ouest le pouvoir de dominer le monde :
La compétition
La science
Le droit civil
La médicine
La société de consommation
L’éthique du travail
Je comprends son analyse mais je suis conscient du paradoxe suivant : les raisons pour la suprématie des américains sont elles-mêmes la cause de sa faiblesse.
On peut dire que les chinois sont en train d’adopter ces mêmes pratiques, alors que les américains semblent les bouder.
La compétition aux USA est souvent déformée par les monopoles. La Chine commence à encourager la compétition, même au sein des entreprises publiques. En plus si la Chine possède des dollars, elle gagnera la course aux ressources naturelles dans monde.
Les chinois commencent à former beaucoup plus de scientifiques. Les américains les plus ambitieux sont attirés par Wall Street ou par le droit et les secteurs juridiques – activités essentiellement non productives, dédiées au brassage de l’argent des autres. La Yangtze Valléeserait-elle en train de surpasser la Silicon Valley ?
Le droit civil est adopté au moins partiellement par les chinois. Aux USA on peut dire que la concentration des richesses déforme les droits des pauvres.
La médicine fiat d’énorme progrès en Chine. En passant je rappelle que le médicine ne favorise pas la domination de l’ouest. Par contre, elle contribue à l’explosion de la population dans le tiers monde. Alors que le contrôle des naissances et la prolongation de la vie vieillit la population dans l’ouest. En Chine la politique d’un enfant par famille peut avoir le même effet, mais l’expansion de la main d’œuvre venue des campagnes est une garantie d’expansion économique.
Dans un premier temps, la société de consommation favorise la croissance, mais devient insoutenable après sa saturation – et l’enrichissement et la recherche du plaisir détruisent l’éthique du travail.
Alors, si la Chine devient la plus grande puissance du monde, la langue chinoise deviendra-t-elle la langue dominante du monde ?
Ou bien y a-t-il des limites naturelles imposées par l’absence d’un alphabet compréhensible du reste du monde, et par la construction grammaticale et la prononciation indissociable de la langue chinoise qui empêcheraient un tel développement ?
D’un autre coté la langue anglaise continuera-t-elle à unifier le monde parce que étant la plus durable (et peut-être la seule) des empires anglo-saxons?
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Bientôt les vacances de pâques et pourquoi ne pas faire un petit tour en France.
Derek de SQP nous parle du canal du midi qu’il aime tout particulièrement, l’ayant découvert après avoir acheté une propriété en France dans laquelle il passe ses vacances avec sa famille tout en perfectionnant son français.
Le contexte historique de la construction du canal
Quand Louis XIV arrive au pouvoir le 14 mai 1643 à l’âge de 5 ans, il ne prend réellement le contrôle du pays qu’après la mort du Cardinal Mazarin en 1661. Il trouve alors un royaume hétérogène et archaïque dans lequel la puissance royale est encore gênée par de solides traditions féodales.
Le trésor royal n’est pas brillant en raison des besoins des guerres.
Les armées ont vécu sur le pays, brûlant, pillant, tuant. A ces maux sont venus s’ajouter la révolte manquée de la fronde ( 1648-1653) et la famine, due aux récoltes catastrophiques de 1657 et 1662.
Le roi en a peu à faire de ce pays en ruine et il enchaine les projets de construction les plus fantasques en imposant son autorité absolue.
A l’époque, Le Languedoc est une région pauvre.
Si dans le Haut Languedoc les terres sont bonnes et fertiles, porteuses de blé et de fruits, celles du Bas Languedoc sont pauvres et couvertes essentiellement de vignes. On trouve encore des oliviers, du safran et du pastel.
Des industries existent (soieries à Nîmes, lainages à Montpellier, draps à Carcassonne).
En dépit de cette abondance, Bordeaux manque de blé. Un trafic devrait donc s’établir entre Aquitaine et Languedoc or il n’en est rien.
Le commerce en Aquitaine est dirigé vers l’Atlantique, celui du Languedoc vers la Méditerranée.
L’isolement du Languedoc est du à l’absence de moyens de communication: pas de routes.
L’idée d’un canal assurant la liaison entre l’Océan et la Méditerranée pour donner une impulsion au commerce avait été envisagée depuis longtemps, mais il faudra attendre 1662 pour que Pierre-Paul Riquet présente son projet de canal des deux mers à Cobert qui le soumettre au roi.
Quelques renseignements clés
L’histoire du canal
Selon deux chercheurs historiens de Lespignan, l’idée d’un canal assurant la liaison entre l’Océan et la Méditerranée pour donner une impulsion au commerce avait été envisagée depuis longtemps, mais il faut attendre 1662 pour que Pierre-Paul Riquet présente son projet de canal des deux mers à Colbert et au roi.
Dès le début du règne de Louis XIV, l’essor de la puissance monarchique se fait sentir.
L’essor de la France est surtout l’œuvre de Colbert. Il propose les réformes et en assure la réalisation.
Contrôleur général des finances, son pouvoir s’étend sur presque tous les domaines (agriculture, commerce, industrie, bâtiments..).
Sa première tâche est le rétablissement des finances. Il entreprend ensuite le redressement commercial de la France en instaurant une politique dirigiste de développement des manufactures (on parlera de colbertisme).
Ce plan d’action va avoir à son actif tout un projet d’aménagement et de réfection des voies, ponts, chaussées, voies navigables.
Le Canal royal en Languedoc (renommé Canal du Midi après la révolution) va s’inscrire dans ce grand dessein, pour faciliter le commerce de l’Atlantique à la Méditerranée.
Les budgets excédentaires de 1662 à 1671 autorisent toutes les audaces.
La maîtrise technique des canaux était réalité depuis 1497 grâce à l’invention de l’écluse double par Léonard de Vinci.
La volonté d’Etat était là, sous l’impulsion de Colbert.
Restait à remplir la troisième condition pour que le projet de canal fut réellement envisagé : celle de l’alimentation en eau.
Le génie de Riquet est d’avoir trouvé cette eau dans la montagne Noire et d’avoir su la canaliser jusqu’à Naurouze.
Le plus grand chantier du siècle était alors possible.
Les écluses et le pont-canaux
Le canal et les loisirs