Une étudiante m’a donné à lire un article du magazine The Week "Lisez cela, c’est absolument vrai, surtout le passage qui décrit le métro qui arrive en gare de Piccadilly et dont la porte s’ouvre le temps de laisser un passager vomir. Voilà la vulgarité à l’anglaise!" m’a-elle dit.

L’ article original a été écrit par une certaine Hortense de Monplaisir, une parisienne intello, bon chic bon genre qui, contrainte et forcée, est venue vivre à Londres avec son mari. Elle dit adorer la capitale . "Londres est fabuleux pour venir y faire des courses mais pour y vivre ! "
Depuis son séjour au pays des rosbifs, Hortense prétend bien comprendre les londoniens et les décline délicieusement ou outrageusement dans un livre "Le Dossier: " publié par John Murray et dont voici un extrait trouvé dans le Sunday Times. Il est brillamment traduit par Sarah Long et vous pouvez le lire en anglais.

La description d’hortense de la vie en Angleterre et surtout à Londres est cocasse. Elle nous fait l’ exposé d’ un fossé culturelle et social entre les deux capitales: "certains quartiers bourgeois de Londres sont parsemés de cités HLM qui abritent les pauvres et les immigrés" affirme-t- elle. La France a trouvé une solution beaucoup plus pratique; elle construit ce genre de quartiers, fourre-tout du paupérisme, dans des banlieues éloignées des villes, ce qui diminue, le soir venu, le risque de faire de mauvaises rencontres dans les rues. Les trouble-fêtes ont pris le bus, le RER ou le train corail pour rentrer chez eux.

La mode est schizophrénique et quand il s’agit des fêtes de fin d’année au bureau, le choc est complet. Exagère-t-elle ?
L’art de vivre ne se limite pas à l’architecture, à la décoration intérieure, à la mode ni à la gastronomie. S’amuser est important et en Angleterre, c’est tout une affaire ! Mais est-ce un art?

L’opéra pique-nique de Glyndebourne lui semble comique et parfois tragique dans le cas de ces courtiers en bourse de la city qui s’affichent avec des belles de jour, femmes-objets ou fétiches.
Les bitures express du vendredi soir, typiquement british?
En fin de compte on se demande si une Française aurait vraiment le courage ou le toupet d’écrire un tel livre. Pour en savoir plus, pourquoi ne pas consulter le blog de Rosbif !