Archives Mensuelles: décembre 2007

Nicolas Sarkozy, premier président pipole?

Notre président vit un conte de fée à Dysneyland, il est amoureux d’une autre princesse du showbusiness.

C’était, lundi 17 décembre, un sujet parmi d’autres dans les journaux télévisés et sur les chaînes d’info, entre la polémique sur l’hébergement des sans-abri et la conférence des pays donateurs pour l’Etat palestinien. 

Deux mois après son divorce, le chef de l’Etat continue à faire la "une" des magazines pipoles. Point de vue, Paris Match et Closer publient, à partir de mercredi 19 décembre, des photos de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. par Lagardère (actionnaire du Monde et grand ami de Sarkozy).

Selon Le Monde, plusieurs théories circulent sur le timing de la publication "authorisée" de la romance présidentielle: une diversion médiatique ou une pure coïncidence.

Pour ceux qui ne connaissaient pas Carla Bruni, rappelons que la chanteuse, ancienne modèle d’origine italienne a été vue en compagnie de Nicolas Sarkozy à Disneyland Paris. Décidemment Sarko est attiré par les modèles et aime l’exotisme des femmes étrangères… Dommage pour les banlieues qu’il ne soit pas tombé amoureux d’une magrébine!

Qui est Carla?

Elle est belle, elle chante bien. Ecoutez-la sur YouTube. Sa soeur, Valeria Bruni Tedeschi est une de mes actrices préférées qui joue le rôle principal dans un excellent film de François Ozon, 5X2 que je vous recommande vivement de voir.

Joyeux Noël, monsieur le Président et tous nos voeux de bonheur et de prospérité pour l’année 2008.  Une petite pensée pour tous ceux qui croient en vous et qui contrairement à vous et votre entourage, ne font que survivre dans une France de plus en plus trompe l’oeil.

Conte de Noël inachevé

Un poète, à l’aube de ses 19 ans, au sortir d’une autre guerre  publia clandestinement ce qui suit. 

Quelques-uns l’entendirent tandis que d’autres le comprirent immédiatement…

Platon et aristophane

Il y a très longtemps, c’est-à-dire dans les temps anciens

Dans un pays très éloigné

Au milieu d’une population sage et forte, une population qui vivait de la richesse de la terre,

De sa fécondité, des ressources que lui donnait le soleil

Il y a très longtemps

Vivait un homme.

Cet homme donc, sage et vieux, vivait parmi ces gens qui, selon les préceptes de leur sagesse, travaillaient, chantaient et s’instruisaient

Cet homme les étonnait par son savoir

Il passait aux yeux de tous pour le plus sage d’entre les sages, pour le plus savant d’entre les savants

Et l’on ne se souvenait, de plus ancienne mémoire, avoir vu dans un seul homme, une telle somme

De toutes les qualités humaines

Ce vieillard se levait si tôt que les premières clartés du jour se diaphragmaient seulement au lointain

Des champs et des forêts.

Alors il éteignait la flamme qui, pendant son sommeil, avait écarté les divinités malveillantes ; remerciait les dieux de la nuit ; implorait ceux du jour naissant,

Et s’en allait.

Il vaquait de par les oliviers et les figuiers, il émondait ceux-ci, entait ceux-là, et cultivait la verveine avec la connaissance et l’art qu’une longue vie avait donnés à l’expérience et à la sagesse

Le soir, il revenait les bras chargés de grappes de muscat et de sarments de vignes.

Il offrait aux divinités protectrices les uns et parait le seuil de sa maison des autres

Puis ; le regard réjoui et l’âme légère, il franchissait le seuil  et continuait à se conformer à la nature.

Nombreuses étaient les personnes qui, auprès de lui, venaient quérir les conseils que son grand savoir et sa longue expérience avaient enrichis et fait fructifier.

Une admiration, mêlée de respect et de vénération, les amenaient vers lui.

Cet homme donc, prodiguait parcimonieusement ses conseils,

Il aimait à répondre par de longues paraboles que son esprit avait creusées aussi profondes que les puits où se reflètent les étoiles des cieux.

Et sa bouche les narrait avec la suavité du miel

Un soir il prit la parole

Et il s’ensuivit l’histoire la plus digne d’être racontée,

Il s’ensuivit un conte qui avait vu naître les plus anciennes de ces collines qui rougeoyaient à l’horizon et illuminaient d’une diaprure divine sa chevelure blanche comme l’aurore, et ondoyante comme le clapotis des cours d’eau qui dévalent de par les champs de ce pays.

Octobre 1949   

Humour de fin d’année ! Futuroscope sur Sarkozy !

 Voici un email qui court en France. Vive la liberté d’expression internet !

 

A.F.P. DISPARITION DE SARKOZY
16 MAI 2037
DÉCÈS DU PRÉSIDENT SARKOZY
Le président Sarkozy a été emporté par la terrible maladie contre laquelle il luttait depuis 10 ans. La vice-présidente vient de prêter serment.Ce dimanche 17 mai 2037 le ministre de l’Information, Marc-Olivier Fogiel, a annoncé avec beaucoup d’émotion la disparition du président Sarkozy. "Nous venons d’apprendre avec une grande tristesse la mort de celui qui dirigeait la nation depuis 30 ans. Nicolas Sarkozy n’est plus. Le père de l’État Français est décédé des suites de la terrible maladie contre laquelle il luttait depuis l’attentat manqué du Kiloutou de Béthune."
M.Fogiel a ensuite déclaré sur un ton solennel qu’"en conformité avec la  constitution c’est la vice-présidente et épouse du défunt, Madame Marine Sarkozy, qui occupera dorénavant la charge présidentielle", et de préciser que cette dernière en déplacement "venait de prêter serment à bord de Air France One".
Le ministre de l’Information a également ajouté que "le gouvernement avait obtenu du MEDEF le droit d’accorder une demi-journée de deuil national chômée aux Français ayant effectués les 2/5e de leur quota d’heures annuelles de travail". Les funérailles auront lieu le dimanche 24 mai
au Panthéon.
Enfin, M.Fogiel a tenu à rappeler que "sa poigne manquera aux Français, qui savaient reconnaître en lui le leader dur dont a besoin un pays moderne et décomplexé".
Doc Gynéco, président d’honneur des anciens combattants de la guerre d’Iran, s’est dit bouleversé par la mort du "général Sarko". "Les âmes des 12.000 soldats français morts là-bas se joignent à mon immense peine".
Christine Boutin, ancienne Ministre des moeurs nationales, a tenu à rappeler dans un communiqué que "sans lui l’avortement et la contraception seraient encore un droit dans notre pays".
Lors d’un spectacle donné à bord du porte-avions nucléaire "le Douste-Blazy", le ministre de la culture Jean-Marie Bigard s’est fendu d’un "putain d’enculé il est parti sans me secouer la main. Ça me secoue les couilles !"
Steevy Boulet, Président de l’UMP, et Eric Besson, nouveau Président du Front national, ont rendu hommage dans un communiqué commun au "grand homme qui part avec une certaine idée de la droite".
A l’annonce de la mort du chef de l’État quelques incidents mineurs ont éclaté en banlieue et centre ville des métropoles. Selon le ministère de l’intérieur et de l’identité nationale ces légers heurts n’auraient provoqués la mort que de 76 civils et 15 policiers. Des chiffres très éloignés des émeutes de 2009, 2012 et 2028 pour les plus connues.Du coté de l’opposition, réfugiée à l’étranger, des voix critiques se font faites entendre. Olivier Besancenot, en fuite depuis sa condamnation en 2008 pour incitation à la grève, a fustigé "le tyran qui emporte dans son tombeau deux siècles de luttes sociales". François Bayrou devenu
citoyen Suisse après la perte de sa citoyenneté pour outrage verbal à l’encontre du chef de l’État s’est félicité d’un "grand jour pour la démocratie".
Depuis Londres Arnaud de Montebourg, chef de l’Armée de la Résistance Française, a lancé à ses troupes de l’intérieur un appel à l’insurrection contre le régime honnis.

Le Nouveau Nordenstar rendra hommage à notre glorieux chef dans une édition spéciale ce lundi.  …!!!

Pauvre Sarko, les Français seraient-ils vraiment des ingrats?  Enfin, un président actif qui leur offre une société de rêves, sans privilèges ni pouvoir d’achat pour le peuple, privilèges uniquement réservés aux politiciens et aux détenteurs du capital comme le clame le malheureusement peu lu Canard Enchainé, les vrais artisans de la prospérité.

La culture française est morte, vive la culture anglo-saxone

Jonathan Burton, illustration pour le Time

Un article de Don Morrison publié dans le Time Magazine déchaîne la chronique française. La culture française serait morte.  La France vivrait de son héritage culturel passé.

Quelques explications:

«Le pays de Proust, Monet, Piaf et Truffaut a perdu son statut de superpuissance culturelle», est l’incipit de cet avis de décès. Suivent six pages serrées qu’on pourrait difficilement qualifier de complaisantes à notre égard. Résumons : si la culture française est toujours bien vivante, elle est désormais incapable de s’exporter. Rien de majeur dans le cinéma depuis la nouvelle nague, rien d’énorme en littérature depuis le nouveau roman, etc. 30 % des romans lus en France seraient traduits de l’anglais, tandis qu’à peine une douzaine de fictions françaises trouveraient chaque année un débouché américain." écrit Edouard Launet dans Libération.

Et au Nouvel observateur de rajouter:

"Avant de débrancher le cadavre, il faudrait bien sûr tenter de savoir de quoi l’on parle. Une évidence, pour commencer : la perception qu’ont les Américains de la culture française n’est assurément pas la même que la nôtre. Pour les Américains, the French culture est, à la fois, un objet de détestation et un objet de désir. Si une formule algébrique pouvait en résumer la quintessence, ça donnerait à peu près ça : De Gaulle + Sartre + la baguette + les seins de Sophie Marceau = la culture de la France. Alors que nous savons bien, nous, que la culture française est infiniment plus riche. Il nous suffit de prendre le métro le matin, et de voir, posant pour les Galeries Lafayette, Frédéric Beigbeder, grand écrivain national, dans une position avantageuse (un communiqué précisa ensuite que le torse appartenait en réalité à un jeune mannequin et non à l’intéressé)."

Quand au Figaro, il s’exclame:

"Et voilà ! Ça recommence. Tous les quatre ou cinq ans, les États-Unis sont pris d’une fièvre antifrançaise que l’un de leurs grands médias se charge de communiquer à l’univers. Assez de temps s’est écoulé depuis la crise précédente pour qu’on ait pu l’oublier. L’attaque paraît alors toute neuve. Si j’étais adolescent, je serais désespéré."

Qui n’a pas entendu parler de Maurice Béjart,  figure de proue de la danse contemporaine française, qui vient de mourir à 80 ans. Né à Marseille le premier janvier 1927, il a débuté comme danseur à Paris avant de créer, en 1960 à Bruxelles, le Ballet du XXe siècle. Compagnie qu’il déplacera 25 ans plus tard à Lausanne (Béjart Ballet Lausanne). Béjart a démocratisé l’univers de la danse avec son célébre "Sacre du printemps"… plus qu’un spectacle…. une révélation! 

Marcel marceau

Nous pourrions aussi parler de Marcel Marceau, un génie incontestable du mime qui lui aussi, vient de quitter la scène pour l’éternité. N’aurait-il pas inspiré Michael Jackson !

Seul l’avenir nous dira si la culture française est morte ou pas… Combien d’artistes encore inconnus seront les nouveaux Proust, Satie, Degas… Quelle arrogance !