Archives Mensuelles: août 2008

Le bon, la brute et le truand

 

"Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont la corde au cou, et ceux qui la leur coupent" a dit Tuco dans le célèbre film "Le bon, la brute et le truand" de Sergio Leone en 1966.   La question est de savoir qui a la corde au cou et qui a le pouvoir de la couper.Selon un article publié dans le Monde Diplomatique , la Géorgie semble être dans cette position et l’Oncle Sam aimerait libérer et mettre sous sa coupe cet ami mal traité par Moscou, l’ennemi générationnel des Etats-Unis.  La sainte Alliance de l’Atlantique Nord est en jeu.  Il semble que la Russie n’inspire pas encore confiance en dépit de son éloignement de l’idéologie communiste et de son rapprochement avec l’idéologie capitaliste dont elle profite à merveille.  Nos politiques parlent beaucoup de démocratie et de liberté, cependant pour ceux qui s’intéressent à la politique et à la philosophie, il reste encore à se mettre d’accord sur un sens universel … Toutefois, il faut reconnaître que le modèle américain se vend comme  le mieux réussi et le plus "civilisé" jusqu’à présent. Quiquonque ne pense pas dans la même optique a une problèmatique idéologique et se doit de subir une révolution culturelle …

Depuis la double attaque d’août sur L’Ossétie par la Géorgie et sur la Géorgie et l’Ossétie par la Russie, le monde semble être unanimement en faveur de l’action Géorgienne. La Géorgie serait la victime indéniable des Russes qui voient dans leur attaque non pas une violation de son droit de remettre à l’ordre une région séparatiste, en quête d’indépendance injustifiée, mais un frein au droit fondamental d’une région à acquérir son autonomie culturelle et économique, du moins en surface.  Imaginez-vous la réaction de la France si l’Alsace, la Corse ou le duché de Savoie décidaient un beau jour de reprendre, sous prétexte d’unité culturelle, leur statut d’état-nation. 

L’analyse de la situation par le Monde Diplomatique va plus loin et sonne le glas.

« … lorsque les bons et les mauvais rôles sont connus d’avance, l’histoire est plus facile à suivre. Les bons, comme la Géorgie, ont le devoir de préserver leur intégrité territoriale des manigances séparatistes ourdies par leurs voisins ; les méchants, comme la Serbie, devaient consentir à l’autodétermination de leur minorité albanophone (Kosovo) — et subir, en cas de refus, les bombardements de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Le conte moral est plus édifiant encore quand, pour défendre son territoire, le gentil président proaméricain rapatrie une fraction des soldats envoyés… envahir l’Irak. »

Et d’ajouter, qu’en matière de défense territoriale, les USA ont toujours le dernier mot quand leurs intérêts sont en jeu.

« … Seuls les Etats-Unis auraient par conséquent le droit d’agir unilatéralement quand ils estiment (ou prétendent) que leur sécurité est en cause. En réalité, la série d’événements obéit à une logique plus simple : Washington joue la Géorgie (et réciproquement) pour contrer la Russie ; Moscou joue l’Ossétie du Sud, mais aussi l’Abkhazie, pour « punir » la Géorgie. »

Quels sont donc les enjeux qui font bondir si férocement L’OTAN (NATO) ?

  • « La Russie est devenue une grande puissance, c’est ce qui inquiète », a  admis M. Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères.
  • La Russie ne joue pas toujours le jeu de l’Ouest et des USA comme l’illustre le récent différent sur la gestion de TNK- BP qui a fait couler tant d’encre en GB et aux USA,

     

    BBC News
    BBC News

     

     

     

    • La Géorgie  ouvre l’accès au pétrole et bientôt au gaz de l’Azerbaïdjan, de la mer Caspienne et de l’Asie centrale. Elle représente donc un atout stratégique majeur pour les USA et l’Europe.

     

  • La Russie va beaucoup mieux économiquement, les Etats-Unis moins bien, et le pétrole coûte plus cher.

Décidemment, la course au pétrole aura causé beaucoup de dégâts !  Espérons que le prochain président des USA sera plus sage ou aura moins d’intérêts personnels dans le pétrole, sinon l’environnement et la mondialisation passeront au second plan…

Devrions-nous relire avidement la pièce de théâtre de Jean Giraudoux, au sujet homérique « La guerre de Troie n’aura pas lieu » écrite en 1935 ?

Cinéma et livres: La sélection SQP de l’été.

L’été 2008 semble bouder le soleil.  Mais que cela ne nous déconcerte pas, profitons-en pour lire et regarder des films.

 

SQP a sélectionné les films à voir ou à revoir.  Les critiques qui suivent ont été rédigées par d’avides francophiles qui ont vu quatre films pendant notre ciné club de juin dans le Surrey en Angleterre :

Fauteuil d’orchestre de Danièle Thompson (2006) avec la délicieuse Cécile de France, Claude Brasseur, la pétillante Valérie Lemercier et le feu Sydney Pollack

Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brisé (2005) avec le lugubre Patrick Chesnais et la douce Anne Cosigny.

Persépolis (2007), l’adaptation de la BD de Marjane Satrapi en collaboration  avec Vincent Paronnaud avec les voix de Catherine Deneuve et de Danielle Darrieux.

Ne le dis à personne (2006), l’adaptation d’un roman de Harlan Coben, avec André Dussolier, Nathalie Baye, Jean Rochefort et Kristin Scott Thomas.

 

Voici ce qu’en ont pensé nos critiques.

 

 

Philippa a beaucoup aimé le film Fauteuil D’Orchestre. Elle pense qu’il est représentatif de la société française dans la mesure où il montre la différence entre les personnalités et les vies des personnages dans la société, comment ils interagissent les uns avec les autres, la complexité et la nature de nos relations les uns avec les autres. 

 

 

Jessica (Cécile de France) cherche un emploi à Paris et travaille comme serveuse. Elle rencontre de nombreuses  personnes : Jean-François Lefort, un pianiste de concert qui veut être libre, et sa femme, Valentine; Jacques Grumberg, un collectionneur d’art qui a le cancer et a décidé de vendre tous de son art dans une vente aux enchères; son fils Frédéric, dont le mariage est mort ; Catherine Versen, une actrice de télévision qui joue dans un théâtre local et veut travailler dans un film. Jean-François et sa femme veulent  se réconcilier (leur relation) ; Jacques et son fils veulent aussi se réconcilier (leur relation), Jessica et Frédéric tombent amoureux et Catherine a rencontré un célèbre réalisateur et obtient un emploi dans un film qu’il va diriger. Jessica est jeune et insouciante. Elle est simple, honnête et parle à n’importe qui. Jean-François se sent pris au piège et veut échapper à sa vie. Jacques est fatigué et veut être heureux dans sa vieillesse. Frédéric est amer et malheureux. Catherine est un peu folle et a besoin d’un changement dans sa vie. Jean-François et sa femme  ne se comprennent pas.

Frédéric est en colère au sujet de la façon dont son père s’est comporté dans sa vie. Jessica trouve quelque chose bien dans tous les gens.

 

 

 

 

Dans Je ne suis pas là pour être aimé  Jean-Claude est huissier de justice, nous écrit David. Pour exercer son métier Jean-Claude doit être très courtois,  distant et  formel. Il se comporte pour son métier comme  il se comporte dans sa vie privé. C’est un homme très solitaire. Il n’a pas beaucoup d’amis, et à première vue, déteste son père qui n’est pas chaleureux à son égard. Jean-Claude a repris l’entreprise à son père et  pense que son fils veut faire la même chose. À part  leur travail ils n’ont pas rien à discuter, ni le sport, ni les loisirs, ni les parents. Le père de Jean-Claude a le même caractère que lui mais avec une plus mauvaise humeur. Pour la plus part du film on pense qu’il n’aime pas son fils et qu’il n’a pas de bons souvenirs de son enfance. Quand il est mort on découvre que ça n’était pas vrai et qu’il avait un placard plein de trophées, des coupures de journaux et des photos. Jean-Claude a un problème médical. Son médecin lui dit qu’il doit faire de l’exercice. Vingt ans auparavant, Jean-Claude faisait beaucoup de tennis mais aujourd’hui avec son mal de dos ça n’est plus possible. Par la fenêtre de son bureau,  il a vu un appartement où on faisait du tango. Françoise est une belle fille. Je pense qu’elle est enlisée dans la routine. Elle a un fiancé ennuyeux et une sœur et une maman prudente. Je ne pense pas qu’elle a beaucoup d’amis. Son mariage est imminent et elle veut danser le tango avec son mari au repas du mariage. Malheureusement son fiancé ne veut  faire aucun effort. Le fiancé de Françoise ne valait rien comme professeur. Il ne veut pas essayer une autre profession plutôt il veut écrire son chef d’œuvre. Malheureusement dans le cinéma et à la télé les hommes comme ça toujours deviennent toujours chauves. Une fois le héros d’un film il perdrait tous ses cheveux,  gagnerait tout ; les filles, l’argent et les bagarres. Le scénario du film a été écrit pour faire de Jean-Claude le personnage le plus sympathique. Il a gagné le cœur de l’héroïne. Il comprend les problèmes des ses clients. Il visite son père désagréable une fois par semaine. Il a fait des remontrances aux gendarmes impolis. Enfin il  réalise que son fils va faire les mêmes erreurs que lui-même et il lui  ordonne de trouver une autre profession. 

C’est très difficile de décider ce qui m’a le plus déplus. Malheureusement j’ai choisi Françoise. Bien sûr elle est très jolie avec un sourire qui brille de joie.  Bien sûr, elle aime les hommes plus âgés mais elle ne sait pas ce qu’elle veut. Je pense qu’elle va se marier pour échapper à sa mère et elle veut une liaison avec Jean-Claude pour échapper à son fiancé. La semaine prochaine elle quittera Jean-Claude pour un clown du Mexique avec une jambe et une mauvaise haleine. J’ai adoré les scènes dans la classe où Jean-Claude et Françoise dansent le tango. Toute l’émotion du film est indiquée par la proximité de leurs joues. Au début il y a une distance de cinquante centimètres au fin ils touchent mais très doucement. Au milieu du film Françoise a un deuxième prétendant, Thierry, et lors d’une danse, il devient de plus en plus frustré quand il voit leurs joues se rapprocher de plus en plus.

 

En bref, dans ce film, un garçon rencontre une fille, le garçon tombe amoureux d’elle, le garçon perd la fille, le garçon regagne la fille.  C’est le scénario de beaucoup de films. Jeune fille rencontre un vieillard et cetera, et cetera ça passe seulement dans les films français. Ce film est typiquement français, pas beaucoup de dialogue mais beaucoup d’émotion. Cette émotion ne s’exprime pas dans un lit ou avec une discussion forte mes pour le plus part par le tango. C’est aussi un film ou les personnages sont les substantifs (fils, père par exemple) plutôt que les noms. Uniquement il y a beaucoup d’émotion entre les noms et les substantifs. Françoise (nom) aime bien Jean Claude (nom) mais elle aime bien aussi sa voiture (substantif) Le fils (substantif)  de Jean-Claude (nom) ne lui aime pas. Le fiancé (substantif) de Françoise (nom) croit qu’elle et a son service. Il y a une douzaine des personnages mais seulement cinq noms.

 

 

 

Pour David, Persépolis est un film au sujet des révolutions et des différences. Politiquement il y a la chute du régime du Chah et le vol de cette révolution par les islamistes. Pour Marjane il y a la différence entre la famille en Iran et sa vie en Autriche et aussi la différence entre la liberté européenne et les convenances islamiques.

 

Marjane  grandi pendant le film. Elle commence comme une fillette de huit ans. Elle est, comme tous les jeunes de cet âge, un peu choyée mais une idéaliste. En Autriche elle  découvre que la vie n’est pas toujours comme elle le veut. Sans ses parents elle a la liberté d’essayer beaucoup de choses ; l’alcool, les cigarettes, les drogues et l’amour. Après tout ça elle reste choyée et quand elle  découvre son ami au lit avec une autre fille, elle est  bouleversée et rentre à Téhéran.

La vie familiale de Marjane en Iran se déroule dans un monde à part. Ses parents  sont modernes et cultivés, descendants d’une ancienne famille royale. Elle n’a besoin de rien.  Tout le monde est étonnement  toujours calme et il n’y a aucune dispute violente.

Marjane vit comme une vie en rose. Les amis de ses parents qui sont emprisonnés par le Chah restent civilisés et quand elle a des problèmes avec les islamistes elle peut leur échapper avec un mensonge ou avec de l’argent.

Quatre périodes de la vie politique sont présentées dans le film ; avec le Chah, les trois mois après la chute du Chah, la vie pendant la guerre avec Irak et la République Islamique aujourd’hui.

L’oncle de Marjane a été emprisonné par le Chah parce qu’il n’acceptait pas les Pahlavis (le nom du Chah et son Père) Il voulait aussi un Balûchistân indépendant

Je pense que Marjane était un peu naïve elle ne comprend pas ce qui ne va  pas dans son pays. Alors que  ses parents peuvent voir, chaque jour, que la vie devient de plus en plus difficiles et que la rébellion de Marjane devient problématique.

Marjane  devient adulte en Autriche mais elle existe, là aussi,  dans un monde à part avec ses amis avec des parents riches. Quand elle découvre la réalité elle est toute seule.

Les trois thèmes principaux du film sont le développement  d’une jeune fille, le vol d’une religion par une masse ignorante et sans culture et les avantages d’une famille forte.

 

 

Dans Ne le dis à personne, Alex Beck (François Cluzet ) est pédiatre. Dans une scène mémorable il traverse le périphérique  et échappe à la mort par quelques centimètres. Pour le plus part du film il fuit la police, corrompue et incompétente ou des assassins. D’abord la fin du film  on doit expliquer aux spectateurs ce qui s’est passé.

 

Huit ans avant le commencement du film, Alex a eu une raclé. Pendant le film il est blessé nombreuses fois, par exemple il  tombe sur un trottoir et se démet la clavicule. Pour le plus part du film il boite. C’est vraiment un film plein d’actions.

 

Les scénarios est mélodramatique, quelques fois incroyable et souvent étonnant. Il y a beaucoup des fausses pistes. Il y a la beauté des rhododendrons (pas des bégonias !) dans la forêt et ces cadavres mystérieux. A la fin du film il faut un quart d’ heure pour l’explication de tout que s’est passé.

 

Le film a eu le  grand succès d’un film américain  mais comme en version française. Il est bien plein de chocs et de  montées en tension. Le script est bourré d’ingrédients de films étrangers grand public : le secret, l’enquête, l’action, le deuil et les relances avec une atmosphère  pleine d’inceste, pédérastie, homosexualité et corruption.

 

Les personnages sont nombreux. Les  plus méchants sont le dégénéré Neuville (Guillaume Canet) et une assassine avec les bras d’acier. À l’autre côté il y a Kristin Scott Thomas, une lesbienne sympa, et François Berléand, un inspecteur intègre et crédible..

 

Le film est d’après un roman par Harlan Coben et le réalisateur doit beaucoup à un autre film américain, Chinatown avec ses thèmes d’une famille névrosée et des cadavres innommables. Huit ans de deuil n’est pas assez pour éteindre la mémoire, Les mots deviennent de plus en plus difficiles mais les souvenirs d’enfance avec Margot et de son mariage heureux à sa petite amie donne beaucoup des flash-back à Alex.

 

 

 

 

Le nucléaire en France met la viticulture en danger

SQP est en France. Nous venons d’échapper sains et saufs à une mini tornade qui a provoqué 3 morts tragiques, des coupures de courant sans compter des dégâts matériels sérieux sur une quarantaine de maisons.

La végétation qui enjolivait la ville, reconstruite à la hâte après la deuxième guerre mondiale, a été déracinée par le vent, rappelant aux Maubeugeois les lendemains des bombardements alliés.  A Hautmont, le spectacle est horrible. La petite ville est sinistrée.

Une autre tempête fait rage chez les viticulteurs. Celle là n’est pas prête de se calmer.

« Buvez du vin et vous resterez en bonne santé » vous assurent les scientifiques.

Bien sûr, les sages vous diront que bien choisir ce que l’on consomme c’est mieux vivre, qu’un consommateur avertit est un consommateur éclairé. SQP est donc très soucieux de vous mettre en garde. L’AOC (appellation d’origine contrôlée) Tricastin (Pays de la Loire) voudrait changer son nom titre France 24 le 24 juillet. Mais pourquoi donc?

"Le site industriel du Tricastin a abondamment été médiatisé ces derniers jours en raison notamment d’une fuite d’effluents uranifères dans la nuit du 7 au 8 juillet. Mercredi matin, cent employés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme) ont été contaminés à faible dose, de"fait sans gravité" selon EDF. Ce n’est pas le risque de contamination qui semble inquiéter, bien qu’en tant d’AOC ils n’effectuent pas de pompage des nappes phréatiques et de plus, font "totalement" confiance aux exploitants pour respecter les consignes de sécurité;" explique l’article.

Très rassurant tout cela!

La centrale nucléaire en question se trouve à quelques kilomètres des vignobles.

Le ciel au dessus des vignes y est toujours couvert d’une brume jaunâtre, qui affecte le climat local selon les autochtones et les éventuels acheteurs britanniques en quête d’un petit coin de paradis en France. Cela rappelle aussi ce qui se passe dans la région de Saumur dans la vallée de la Loire. Là, le Bourgueuil, produit d’un cépage Cabernet franc grandit au pied de la centrale de Cosne sur Loire entre Tour et Anger;

Le Monde et Le Canard Enchainé sont les lanceurs d’alarme habituels et mettent en garde contre un éventuel "dérapage" du nucléaire.

Le Monde s’inquiète du manque d’investissement dans la maintenance et des mauvaises conditions de travail des employés de la sous-traitance, souvent victimes « incidents sans gravité ».

« A force de rogner sur les coûts, l’industrie nucléaire française néglige les conditions de travail d’une partie de ses salariés – en particulier ceux qui sont employés dans le cadre de la sous-traitance. C’est l’un des messages que la CGT vient de délivrer après les incidents survenus en juillet. Pour ces sous-traitants, la situation est devenue "insupportable", assure la CGT (Confédération Générale du Travail) mines-énergie, car "les directions" ne cherchent qu’une chose : réduire les "coûts de maintenance et d’exploitation". Résultat : "80 %" des prestataires prétendraient "vouloir quitter le nucléaire". "Nous nous inquiétons de leurs compétences, car les marchés sont de plus en plus serrés", renchérit Christophe Faucheux, de la CFDT chimie-énergie. Secrétaire nationale à la CFDT mines-métallurgie, Patricia Blancard déplore, elle, que les risques soient "externalisés" vers les sous-traitants. "La culture de la sûreté ne doit pas être détournée par une culture de la rentabilité", dit-elle" peut-on lire dans Le Monde.

"Nous nous inquiétons de leurs compétences, car les marchés sont de plus en plus serrés", renchérit Christophe Faucheux, de la CFDT chimie-énergie. Secrétaire nationale à la CFDT mines-métallurgie, Patricia Blancard déplore, elle, que les risques soient "externalisés" vers les sous-traitants. "La culture de la sûreté ne doit pas être détournée par une culture de la rentabilité", dit-elle.

Le Canard nous fait une étude lexicale sur la terminologie employée par l’industrie et les politiques pour endormir l’opinion publique. On nous parle d’ « écart », d’ «anomalies », de «faible contamination », de «dysfonctionnement », d’«arrêt volontaire manuel ». Il conclut : «On le sait, les centrales nucléaires sont des mégamachines bourrées de kilomètres de tuyauteries, de vannes, de robinets, d’enceintes, et de petits atomes crochus qui se promènent là où ils ne devraient pas aller . L’an dernier, la France a connu 86 « anomalies » de niveau 1. Cette année, le débordement intempestif de Tricastin est le soixante-deuxième de ce niveau.

Pour les politiques amateurs de solutions rapides et à bas coûts, le nucléaire s’impose. D’autant plus que cette culture du "court terme", bien pratiquée comme on l’a vu récemment dans la finance, nous met tous sur un pied d’égalité dans l’hypothèse d’un accident nucléaire et qui sait d’une pollution alimentaire très discrète mais ;;; de longue durée, elle.

« Tout va bien » conclut l’article.