Archives Mensuelles: octobre 2008

Première défaite: Sarkozy perd en justice son droit à l’image.

 

 

 La seizième procédure engagée par notre président depuis son élection et cette fois contre la poupée vaudou le représentant n’a pas aboutie comme le président l’aurait voulu.  Monsieur Sarkozy demandait l’interdiction de la commercialisation de la  poupée pour violation de son droit à l’image.  La justice, habituellement très chaude sur la question en France en a, cette fois-ci décidé autrement… Petite vengeance en haut lieu ?  réglement de compte du judiciaire sur l’exécutif ?   Sa hâte de tout réformer, la justice y compris semble lui avoir porter préjudice…  Premier round intéressant….

La justice l’a en effet débouté et voici les raisons évoquées dans un article de Libération intitulée " La poupée qui rit, Sarkozy qui pleure.

«Cette représentation non autorisée de l’image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle», ni «une atteinte fautive à son droit à l’image», a fait valoir aujourd’hui le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris.
Qualifiée d’«œuvre de l’esprit», la poupée litigieuse «s’inscrit donc dans les limites autorisées de la liberté d’expression et du droit à l’humour», selon le jugement dont Libération a obtenu copie. Il précise que «nul ne peut prendre au sérieux ce procédé et croire qu’il prônerait un culte vaudou tel que pratiqué dans les Antilles» et que «le juge n’a pas à apprécier le bon ou mauvais goût du concept proposé»." écrit Libération.

Le président a décidé de faire appel.  Pendant ce temps la société qui commercialise la poupée va voir son chiffre d’affaires s’envoler!  Noël approche et ce coup de pub gratuit est un scoup publicitaire.

"La langue est un vecteur d’intégration"

Selon Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, la langue est un vecteur d’intégration.  Pour cette raison, l’apprentissage du français sera donc obligatoire avant le regroupement familial, la seule immigration authorisée en France. Et cela  " pour faciliter le contact, l’entrée dans la vie active, plutôt que le repli sur leur communauté" explique-t-on au ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, écrit Le Figaro.

"Toute demande de visa donnera lieu à un examen culturel et linguistique sur place" ajoute l’article… 

Cette nouvelle obligation est-elle une autre mesure discriminatoire pour rendre l’immigration plus difficile en France ? 

Les prétendants au visa devront suivre des cours dans leur pays d’origine.  Cela risque de poser quelques problèmes à ceux qui vivent dans des campagnes éloignées, sans papier ni crayon et pour ceux qui n’ont probablement pas les moyens financiers de se payer de telles études quand on pense que dans ceratains de ces pays, l’éducation est encore un luxe.  D’autant plus que tous les nouveaux arrivants apprennent désormais et cela gratuitement le français une fois en France dans le cadre du contrat d’intégration selon l’article.

L’immigration par la langue, un nouveau jeu politique qui pourrait s’avérer bien difficile à appliquer  !

 

 

 

Un hymne national est-il sacré ou salé ?

Selon le dictionnaire Micro Robert édition 1971 (un peu vieux, je vous l’accorde), un hymne peut être :

1. un chant à la louange de Dieu (cantique et psaume)

2. un chant ou un poème lyrique exprimant la joie, l’enthousiasme, célébrant une personne ou une chose

3. un chant solennel en l’honneur de la patrie, de ses défenseurs.

 

La Marseillaise, de par cette dernière définition est donc l’hymne national français.

Or aucune législation ou ordre moral n’a jamais stipulé que manifester son mécontentement, quel qu’il soit,  en sifflant un symbole national, une manière tout à fait pacifique et démocratique dans un pays qui se dit respectueux de la pensée libre

 La polémique qui vient de secouer la France à la suite d’un tel incident lors d’un match de football amical entre la France et le Maroc. Certes,  la Marseillaise a bien été sifflée !  Etait-ce la première fois ?  J’en doute tout comme Le Monde qui écrit :

Les incidents qui ont le plus marqué les esprits datent du France-Algérie du 6 octobre 2001. Ce soir-là, non seulement La Marseillaise avait été sifflée, mais des centaines de supporters avaient envahi la pelouse, à la 76e minute, alors que les Bleus menaient 4 buts à 1. La partie ne reprendra jamais, et la colère de Lilian Thuram demeurera célèbre.

 Mais à cette occasion visiblement historique, le président est intervenu et de manière très publique !  Il a garanti que la prochaine fois que cela se reproduirait, le match serait annulé.  De plus, il trouve inacceptable que certains des joueurs de l’équipe de France ne chante pas à tue tête et insiste que désormais cela devrait être le cas, quitte à l’apprendre aux joueurs qui ne seraient pas familier avec les paroles de ce chant culte. Une enquête a été ouverte et semble causé un problème au monde du fooball écrit Le Figaro.

Mais les annonces du gouvernement soulèvent de nombreuses questions pour le monde du football. L’interruption des matches de l’équipe de France en cas de sifflets reste une mesure difficilement applicable dans les faits, selon des responsables du football mondial.
Les règlements qui régissent les matches internationaux sont clairs: «Seuls les cas de force majeure peuvent entraîner un arrêt de la rencontre en matches internationaux. Les sifflets n’en font pas partie», souligne l’un des membres des instances dirigeantes du football. «Et puis qui va arrêter le match? Pour l’instant, c’est l’arbitre qui arrête le match, or l’arbitre ne dépend pas du gouvernement français», a précisé la même source. 

Il reste aussi à définir  «à partir de combien de personnes qui sifflent on arrête? Une ou 10.000? A combien de décibels on arrête?  «Et puis il faut déterminer qui siffle. Ce n’est pas simple. Et s’il y a un match à rejouer, des supporters de leur propre équipe, en difficulté, ne seront-ils pas tentés de siffler pour reporter le match?».

Le Monde se demande ce qui pourrait se passer la prochaine fois que la Marseillaise est sifflée à l’Etranger, ce qui arrive assez souvent.

"Le 8 septembre 2007, lors d’une rencontre de qualification pour l’Euro 2008 disputée à San Siro (Milan), les supporters italiens avaient sifflé La Marseillaise."  

Notre président, vivement indigné déclarera-t-il la guerre devant un tel acte d’agression ?

En revanche, la Marseillaise est un des symboles incontestable de l’identité nationale française chère à Nicolas Sarkozy comme l’écrit le NouvelObs:

La République est un bien précieux, ses symboles doivent scrupuleusement être respectés. C’est un préalable absolu car cela indique sans ambigüité dans quel cadre nous évoluons.

En France, il est permis d’être en désaccord et de l’exprimer. Il est acceptable de dire son désarroi, lorsque l’on est quotidiennement en butte aux vexations discriminatoires, mais il faut le faire dans la cadre républicain.
Siffler notre hymne national ou un hymne national quelconque, c’est sortir de ce cadre.

Il est assez difficile de comprendre comment on peut justifier que siffler un hymne national est sortir du cadre républicain.  Un cadre républicain n’est pas figé, il évolue et change de forme avec le temps…

Comment l’auteur de l’article du NouvelObs peut-il penser sérieusement que "Lorsque la Marseillaise est sifflée, c’est notre idéal commun qui est rejeté. Lorsque notre hymne national est sifflé, c’est notre promesse du vivre-ensemble qui est souillée" ?

Or la Marseillaise n’est pas le seul hymne national a voir été malmené.  Toujours selon Le Monde, "la rencontre de 1995 entre l’Irlande et l’Angleterre à Lansdowne Road (Dublin) au cours de laquelle, après que les hymnes furent sifflés, une émeute éclata entre les policiers et les supporters anglais, dont certains scandaient des slogans contre l’Armée républicaine irlandaise."

 Après une réflexion plus approfondie , ne serait-il pas plus constructif ou "évolutif" de comprendre pourquoi l’hymne national français a été sifflé lors d’une rencontre sportive amicale entre la France et une de ses anciennes colonies du Maghreb ?

 Connaissez-vous un seul exemple de gouvernance répressive qui ait produit une sociéte dans laquelle il fait bon vivre ?

Non, de nos jours la baguette et le respect impératif des traditions, tristes mémoires d’un passé imparfait sembleraient avoir  plus de succès que la carotte et la projection d’un nouveau modèle de société fédérateurs et enviable pour tous, le mythe d’un nouvel idéal pour lequel il vaille la peine de se battre à nouveau.    
 

Que devient Ingrid Betancourt ?

Trois mois se sont écoulés depuis qu’elle a été libérée de la forêt colombienne.  Après six ans passées en captivité, elle se dit heureuse mais son coeur est resté enfermé dans la forêt.  Mais elle ne peut pas en parler a-t-elle déclaré dans une interview parue dans El Pais le 25 septembre 2008.

Ingrid pendant sa captivité, peu de temps avant sa libération

Ingrid pendant sa captivité, peu de temps avant sa libération

Elle ne veut pas revenir à la vie politique.  Elle était candidate aux présidentielles avant d’être kidnappée par les FARC, et déclare qu’elle a souvent pensé au suicide pendant sa vie de captive.  Elle compte maintenant créer une fondation pour défendre les droits de l’homme et de la nature.

Serait-ce sa manière de montrer son soutien aux  FARC?

 

Dans la forêt, elle a perdu l’enfance de ses enfants ainsi que beaucoup d’autres choses comme des petites choses personnelles sans importance. Mais  c’est surtout  son impatience qu’elle y a laissée.  En revanche, elle a acquis beaucoup d’humilité et beaucoup d’amour à donner à tout le monde.

Ingrid, quelques heures après sa libération...

Ingrid, quelques heures après sa libération...

Ça n’a pas toujours été facile depuis sa libération mais elle est intelligente et a de nombreux amis importants et beaucoup d’appui politique. Elle est très occupée entre les réeunions avec M. Sarkozy, le secrétaire générale des Nations Unies, M. Jacques Chirac et une prise de parole à L’Assemblée Nationale.

 

A-t-elle vraiment essayé de s’évader, a-t-elle été malade comme le montrent les fameuses photos ?  Un tas de questions que se posent journalistes et citoyens ?

Qu’en pensez-vous ?

Ecrit par John Luce

Mode: Le nouveau look de l’automne du conducteur français.

 

Posséder un gilet jaune et le triangle rouge de signalisation est désormais obligatoire en France. Et quiconque contrevient devra payer une amende de 135 euros (ou 90 euros pour l’amende minorée). La règle du jeu est simple pour la direction de la gendarmerie : « Toute personne qui sort de sa voiture doit porter un gilet jaune. » Le site de la sécurité routière explique les modalités de cette mesure.

"Le gilet de sécurité devra être porté par le conducteur avant de sortir du véhicule, de nuit comme de jour, quelles que soient les conditions de visibilité, après l’avoir immobilisé sur la chaussée ou ses abords à la suite d’un arrêt d’urgence. Le gilet doit être facilement accessible par le conducteur (dans la boîte à gants, sous le siège, dans le vide-poche, etc.)."

"Le triangle de pré-signalisation devra se trouver à bord du véhicule.Le conducteur devra l’utiliser lorsque son véhicule immobilisé sur la chaussée constitue un danger pour la circulation. Le conducteur devra le placer sur la chaussée, après avoir revêtu un gilet de sécurité, à une distance de 30 mètres au moins de celui-ci ou de l’obstacle à signaler. Si le véhicule est immobilisé en sortie d’un virage, le triangle doit être installé en amont de l’entrée de ce virage.

Si vous êtes sous l’effet du choc de l’accident qui vient d’immobiliser votre véhicule, le premier réflexe devra désormais être celui de revêtir votre gilet rétro réfléchissant avant de sortir de votre voiture sous peine d’amende pour non respect de ce nouveau code de visibilité.  Toujours en état de choc, vous tituberez vers votre coffre pour sortir votre triangle et irez le placer à 30 mètres de votre véhicule.  Une fois ces actes terminé, s’il vous reste un peu d’énergie, vous pourrez ensuite téléphoner aux secours si personne ne s’est arrêté pour vous aider… 

Cependant, les responsables d’autoroute déconseillent fortement aux gens de sortir de voiture avant la venue des secours, tellement le danger est grand de se faire renverser, gilet ou pas…!

 Mais le texte prévoit cette situation:

 "Le conducteur doit analyser le terrain. A partir du moment où l’on quitte son véhicule, dans une situation qui présente un danger, il faut être visible, de jour comme de nuit". 

Mais selon  un article de maître Eolas à ce sujet, et il semble que le caractère obligatoire annoncé au 1er juillet ne soit pas strictement légal.

"… les caractéristiques des gilets à haute visibilité n’étant pas définies, les policiers sont dans l’impossibilité de vous verbaliser pour le défaut de gilet conforme à la réglementation, faute de réglementation à laquelle se conformer ! Bref, l’obligation du gilet n’entrera même pas en vigueur demain"

Pour les prochaines élections présientielles la sécurité sera le thème dominant  et le poster (retouché) est déjà prêt:

  

Les "Frenchies" de la City victimes de la pingrerie du système d’aide sociale anglaise

Avec la banqueroute des banques britanniques, un bon nombre de traders français ont préféré quitter le pays et revenir éponger les Assedic français (Unemployment Benefits Agencies).

 

Selon un article publié dans le Canard Enchaîné du 24 septembre, ces "jeunes loups de la finances" qui n’hésitent pas à critiquer férocement le système français, une fois sans emploi, reprennent l’Eurostar illico presto pour aller toucher les allocations-chômages, beaucoup plus comfortables qu’en Angleterre (£ 75 par semaine). 

Les Frenchies de la City n’ont jamais de mots assez durs pour critiquer les largesses sociales de l’Hexagone. Quand la crise survient, ils changent brutalement d’avis. Il est vrai qu’avec une allocation chômage maximale de 60 livres par semaine (75 euros), rapidement dégressive, la Grande-Bretagne ne se montre guère généreuse avec ses petits génies de la finance. Heureusement que la France, bonne fille, est là pour tendre la main aux laissés-pour-compte de la City qui s’arrangent pour réintégrer le régime français d’assurance-chômage, auquel ils n’ont pourtant jamais cotisé. Comment ? (Le Point)

Ces traders ingénieux par nature, comme les événements présents nous le démontrent, ont vite trouvé une solution astucieuse: Il suffit de retravailler une seule journée en France pour toucher les Assedic, soit 57% du salaire gagné outre-Manche. Si vous faites l’erreur de travailler un mois, c’est raté.  Le montant des Assedic sera alors calculé sur le nouveau salaire français.  Comme il est aussi impossible de se refaire rapidement une place au soleil, vu la crise de l’emploi dans le secteur financier:

"les traders, qui connaissent la combine, optent le plus souvent pour un petit job au McDo ou dans une agence d’interim" explique le magazine "Le point" (18/09).  "Une journée de baby-sitting payée en chèque emploi-service peut suffire" rajoute le Canard. "Huit heures avec un biberon dans la main au lieu du Blackburry, et c’est le jackpot! ". 

Avec leurs salaires de la City, nos jeunes espoirs français peuvent facilement toucher le maximun, soit 6 366 € par mois (76392 € par an) et cela, accrochez-vous, pendant 23 mois!  Pas mal, non ? Surtout s’ils se sont  négociés un bon parachute doré par dessus le marché ? 

Moralité: le génie paie !

Cash for trash ou le dérapage du libéralisme

Rosbif, l’ultra libéral membre de SQP vient de m’envoyer un article très intéressant du TIME US intitulé "How we became the United States of France" dans lequel le journaliste Saporito fait, avec beaucoup d’humour, le triste bilan de l’économie américaine.  Selon le fameux" Américan dream", tout Américain  aurait les mêmes chances d’accéder à la fortune et à la propriété à condition de travailler dur… Résultat, seulement 15 jours de vacances par an, plusieurs boulots pour payer non seulement les factures de sécurité sociales, mais encore les emprunts hypothécaires pour la maison qu’il a acheté à un  prix exhorbitant, ou encore pour payer les études de sa progéniture dans des universités si chères qu’elles sont quasiment impossible d’accés à l’américain moyen sans endettement supplémentaire. "Société des propriétaires" oblige ! 

"Our Social Security system is going broke … How long before we have national health care? Put it all together, and the America that emerges is a cartoonish version of the country most despised by red-meat red-state patriots: France. Only with worse food"

"You just know the Frogs have only increased their disdain for us, if that is indeed possible. And why shouldn’t they? The average American is working two and a half jobs, gets two weeks off and has all the employment security of a one-armed trapeze artist. The Bush Administration has preached the "ownership society" to America: own your house, own your retirement account; you don’t need the government in your way. So Americans mortgaged themselves to the hilt to buy overpriced houses they can no longer afford and signed up for 401(k) programs that put money — where, exactly? In the stock market! Where rich Republicans fleeced them."

Cette égalité des chances  vient de rencontrer un obstacle de taille. Dans cette ruée vers la fortune, toutes les régles du capitalisme libéral ont été brûlées une à une.   Le monde de la finance a fini par créer un monstre incontrôlable qui engloutit banque après banque. 

Il y a deux jours, la chambre des représentants américains a rejeté le plan Paulson de sauvetage, 228 voix contre et 205 voix pour. Cette intervention de l’Etat dans le secteur privé, sans précédent dans l’histoire américaine, visait à racheter les actifs douteux des banques en difficulté du fait de la crise immobilière.   Ces vendeurs de rêves, avec une vituosité sans précédent, cette fois-ci,  ont , en plus des spéculateurs traditionels, plumé les veuves, les orphelins, les sans abris et les chômeurs (Ninja) et les handicappés sous prétexte que le libre accés à la propriété était l’ascenseur de la réussite sociale et du bonheur.  A la seule différence que pour ces magiciens de la finance, la récession n’aura aucun effets adverses.  En créant un système si compliqué que personne n’y comprenait plus rien, sinon que ce n’était pas important d’y comprendre quelque chose, ils se sont fait une place au soleil, à la droite de Dieu…  Indéniablemnt, ces vendeurs de rêves ont vu la crise arriver depuis un certain temps, s’étonnant même qu’elle ne soit pas arrivée plus tôt.  Ils ont eu le temps de couvrir leur retraite.   Personne ne doute aujourd’hui qu’un plan de sauvetage sera voté, ce n’est qu’une question de temps.    Comme écrit Saporito "The élite serve the élite. How French is that?" 

Je n’ai pas la prétention de comprendre très clairement les mécaniques complexes de la haute finance et vous référe à un éminent économiste Jacques Sapir et à son blog "Changement de Société" sur lequel il explique la crise de ces derniers jours dans un article "Sept jours qui ébranlèrent la finance".   Bien que la description caricaturale de la France au travail de Saporito soit drôle, elle fait ressortir une certaine fustration et peut-être même une petite jalousie d’une nation qui ne comprend plus le concept de "qualité de vie" et encore moins celui "d’art de vivre" que la France, risée des Américains et Britanniques tente d’exporter depuis plus de deux cents ans.

"We’ve always dismissed the French as exquisitely fed wards of their welfare state. They work, what, 27 hours in a good week, have 19 holidays a month, go on strike for two days and enjoy a glass of wine every day with lunch — except for the 25% of the population working for the government, who have an even sweeter deal. They retire before their kids finish high school, and they don’t have to save for $45,000-a-year college tuition, because college is free. For this, they pay a tax rate of about 103%, and their labor laws are so restrictive that they haven’t had a net gain in jobs since Napoleon. There is no way the French government can pay for this lifestyle forever, except that it somehow does."

Mesdames et messieurs, faites vos jeux !