Archives Mensuelles: mars 2009

Un film à voir dès sa sortie !

 

Aux blance falaises

Aux blance falaises

Un film  sur les personnes qui fuient leurs pays d’origine pour aller en Angleterre et qui se retrouvent coincées à Calais.

Cliquez sur l’image pour le reportage d’Allocine ( site français primé pour le cinéma).

 Film qu’il fallut pour tout déranger !

Voilà ce que Télérama en dit:

 

"Certains sans-papiers sont là depuis des semaines. Des mois. Bilal, lui, vient d’arriver à Calais, venu de son Kurdistan irakien. Avec la fougue de ses 17 ans, il s’imagine que rallier l’Angleterre – où l’attend celle qu’il aime – sera facile. Nettement plus que ce qu’il a déjà subi. De fait, trouver des passeurs, ce n’est pas très dur, à condition d’être plusieurs et de payer 500 euros par tête de pipe. Dissimulé dans un camion, Bilal ne se doute pas qu’il devra, à certains moments, s’enfouir la tête dans un sac en plastique pour éviter les flics, les chiens et leur petite tête chercheuse, cette « espionne du CO2 » qui détecte le moindre souffle suspect…

Son film, intense et beau, donne le frisson. Il finit mal, bien sûr, parce qu’il ne saurait en être autrement. Mais, comme dans ces vieux chefs-d’oeuvre italiens où il suffisait qu’un gamin glisse sa main dans celle de son père humilié pour que l’espoir renaisse, ce sont des fragments de fraternité que l’on emporte."

La France est-elle une terre d’accueil ?

 

Voilà ce que chantait Pierre Perret en 1977.  Les Ogres de Barback, un groupe culte de la nouvelle génération de rebels l’ont repris en coeur avec Pierre Perret.  Une émouvante rencontre de deux générations….

 

Lily

Texte et musique  de Pierre Perret (1977)

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalie Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu’on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo

Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu’on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L’accompagnent au marteau-piqueur

Et quand on l’appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s’il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents

Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l’Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir

Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s’unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur

Et c’est pour conjurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Contre laquelle on ne peut rien

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalie Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.  

 

La France a-t-elle vraiment changé ?