Archives Mensuelles: mars 2010

Photo parlante

Au lendemain des élections régionales, la photos qui en dit grand sur le moral de l’UMP.  Pas vraiment la journée de la jupe !

L’incroyable influence de Casanova .

Un héro littéraire  incontesté du 17iѐme siècle, Casanova a certainement  influencé la pensée française  d’une manière plus profonde qu’il ne l’aurait jamais imaginer de son vivant. Tout comme l’œuvre du  marquis de Sade qui, chacun sait, fait depuis longtemps  l’objet d’un culte caché parmi certains intellectuels, ils ont tous deux non seulement eu le courage de  bousculer l’ordre moral établi par l’église, mais aussi l’audace d’exprimer des pensées refoulées et cela par le biais de la littérature.  Modifiant à jamais le comportement de l’homme par rapport à la femme et vis versa, y compris leurs attitudes  face à  l’acte sexuel, ces écrits ont profondément bouleversé notre société. La procréation et le culte de la dynastie n’étant plus au cœur de la relation homme-femme comme le préconisait l’Eglise, leur influence sur les mœurs françaises a certainement contribué aux contradictions présentes de nos jours  au sein de notre société.

Alors que la France, Monsieur Mitterrand, actuel Ministre de la culture et la bibliothèque nationale française (BNF) savourent l’acquisition de 13 boites contenant les manuscrits intégraux des mémoires de Casanova, on pourrait aussi se demander pourquoi la France était si soucieuse d’acheter à tout prix ces manuscrits écrits par un italiens.

« Ce monument de la langue française est un «témoignage émouvant, une fresque vivante et haute en couleur» des aventures du génial mémorialiste. Les 3.700 pages non reliées d’«Histoire de ma vie»,constituent le cœur des mémoires de Giacomo Girolamo Casanova (1725-1798)”  jubile le directeur de la BNF. Selon les spécialistes de Casanova, il n’en existe qu’un seul exemplaire. En revanche, beaucoup de copies ont circulé au cours des siècle, alimentant la légende alléchante du libertin diplomate.

Le manuscrit aurait coûté 7,5 millions. Le budget de la BNF ne pouvant pas se permettre cet achat ( à titre de comparaison, le manuscrit du Voyage au bout de la nuit de Céline avait allégé le budget de la BNF de 1,6 millions) cet ensemble exceptionnel de manuscrits de Giacomo Casanova (1725-1798) entre dans les collections de la BNF grâce à un généreux mécène qui a souhaité garder l’anonymat.

Un peu d’histoire

Il faut savoir que Casanova, italien comme l’indique son nom, écrivait en français, langue de l’élite en Europe jusqu’à la fin du 19iѐme siècle.

L’imagerie populaire qui a réduit Giacomo Girolamo Casanova au seul libertin ne fait pas justice à ce personnage exceptionnel et brillant écrivain Il ne s’est pas contenté d’afficher des conquêtes féminines, religieuses inclues. Né en 1725 à Venise, Casanova  fait de brillantes études et commence une carrière ecclésiastique avant d’entamer une vie d’aventurier. Ses succulents Mémoires que François Mitterrand se faisait un plaisir de citer des passages entiers, décrivent un joueur, un escroc, un agent secret, un séducteur mais aussi un financier ou un fin diplomate. Son récit conduit le lecteur en Italie, en France, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre, en Espagne et en Russie et dresse un portrait de l’Europe de l’époque. Casanova fréquentera les cours européennes et les grands intellectuels du XVIIIe siècle, dont Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Mais il goûtera aussi à la prison : de son vivant, il deviendra célèbre en s’échappant des  prisons de Venise. Casanova obtiendra à la fin de sa vie une charge de chambellan auprès de l’empereur d’Autriche, et terminera comme bibliothécaire du château de Dux, en Bohême. Il s’éteindra paisiblement le 4 juin 1798.  Le comparer à un certain politicien et écrivain anglais, Jeffrey Archer serait de mauvais gout. Quoique que ses Mémoires risqueraient d’avoir de l’effet.

Les manuscrits

Pour répondre à la demande du Prince de Ligne, qui souhaitait lire ces mémoires, Casanova se livre à partir de 1794 à un minutieux travail de révision. En mai 1798, proche de la mort, il légue le manuscrit à son neveu, Carlo Angiolini. Les enfants de Carlo cèderont ledit manuscrit en 1821 à l’éditeur Brockhaus de Leipzig. Leurs descendants l’avaient conservé jusqu’à aujourd’hui.

Les adaptations du texte de Casanova se sont multipliés durant près de 140 ans : texte expurgé, réécriture pour supprimer les italianismes des éditions françaises, etc.

Sous le titre de Mémoires de Casanova, environ 500 éditions ont vu le jour à partir de 1822. Aucune ne se référait au manuscrit, qui par ailleurs faillit disparaître dans les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale. La première édition intégrale en français (chez Brockhaus et chez Plon) date de 1960.

Il n’existe certainement pas d’autres manuscrits des mémoires de Casanova.

Au fil de ses 3 700 pages, on découvre un Casanova tour à tour financier, diplomate, joueur, s’évadant des prisons de Venise, fréquentant les cours européennes et les plus beaux esprits de son temps.
Le manuscrit porte des ratures, des surcharges, des mots biffés, parfois des pages entières. Son étude permettra de reconstituer la genèse d’une œuvre qui attend encore son édition critique. Il sera présenté au public dans le cadre d’une exposition prévue en 2011 à la BNF et probablement publié dans son intégralité chez Gallimard.

Peut-on en conclure que l’acquisition de ses manuscrits est la confirmation que la France considère  l’œuvre de Casanova comme un des piliers de son édifice culturel au même titre que Rousseau, Tocqueville, Voltaire, Montesquieu, l’idée n’est pas mauvaise. D’autant plus que la tradition française exige, comme l’ont confirmé à tour de rôle, Valérie Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac et Nicolas Sarkozy, pour ne citer que les plus récents, que le pouvoir ne s’opère qu’au coté d’une illégitime conquête féminine, muse ou libertine, mais rarement putain…

En serait-il de même dans les pays anglo-saxons ?

Extraits

Pour conclure, nous présentons les deux versions d’un même passage des Mémoires (tome 3, chapitre 2). La première, la vraie, la seconde, celle de Laforgue :

[Giacomo a croisé la route d’un curieux couple : un capitaine hongrois d’une soixantaine d’années et une jeune femme travestie en officier français, Henriette, et coiffée en homme. Les deux ne parlent aucun langage commun. Casanova échange avec l’officier hongrois en latin*, et en français avec Henriette. Tous dînent en joyeuse compagnie, dont un général, chez une notabilité de la ville de Césène, en Emilie, Mme Querini ; Henriette portant masque et uniforme.]

Il est singulier, dit Mme Querini au masque, que vous puissiez vivre ensemble sans jamais parler.
— Pourquoi singulier madame ? Nous ne nous entendons pas à cause de cela moins bien, car la parole n’est pas nécessaire aux affaires que nous avons ensemble.
Cette réponse, que le général traduisit, en bon italien, à toute la compagnie qui était à table, fit éclater de rire ; mais Mme Querini fit la bégueule ; elle la trouva trop démasquante.
— Je ne connais pas, dit-elle au faux officier, des affaires auxquelles la parole, ou du moins l’écriture ne soit nécessaire.
— Vous m’excuserez, madame. Est-ce que le jeu n’est pas une affaire ?
— Vous ne faites donc que jouer ?
— Pas autre chose. Nous jouons au pharaon ; et je tiens la banque. On rit alors à perte d’haleine ; et Mme Querini dut en rire aussi.
— Mais la banque, dit le général, gagne-t-elle beaucoup ?
— Oh ! pour cela. Le jeu est si petit qu’il ne vaut pas la peine de compter.
Personne ne se donna la peine de traduire cette réponse à l’honnête officier.
(Editions Bouquins, tome I, p. 478.)

La conversation était animée, et le jeune officier femelle occupait tout le monde, même Mme Querini, quoiqu’elle ne se donnât guère la peine de dissimuler le secret dépit qu’elle éprouvait.
« Je trouve singulier, lui dit-elle, que vous puissiez vivre ensemble sans jamais vous parler.
— Pourquoi singulier, Madame ? Nous nous entendons à merveille, car la parole est fort peu nécessaire aux affaires que nous avons à traiter ensemble. »
Cette réponse, faite avec grâce et vivacité, fit éclater de rire toute la compagnie, excepté pourtant Mme Querini-Juliette, qui, faisant sottement la bégueule, la trouvait trop claire.
« Je ne connais pas, dit-elle au jeune officier, des affaires que l’on puisse traiter sans le secours de la parole ou de la plume.
— Vous m’excuserez, Madame, il y en a. Le jeu, par exemple, est une affaire.
— Est-ce que vous ne faites que jouer ?
— Nous ne faisons que cela. Nous jouons au pharaon, et je tiens la banque. »
Tout le monde, sentant la finesse de cette réponse évasive, recommença à rire, et Juliette comme les autres.
« Mais, dit le général, la banque gagne-t-elle beaucoup ?
— Quant au gain, il est si peu important qu’il ne vaut guère la peine d’en parler. »
Personne assurément ne s’avisa de traduire cette phrase à l’honnête capitaine.
(Editions de la Sirène, 1926, tome III, p. 19.)

La comédie de l’amour

L’homme qui fait rager le président !  Comme ci la crise et la chute de sa popularité ne suffisaient pas !

En pleine campagne législative, une  rumeur circule. Il y aurait des tensions conjugales  entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

Pour tout ceux qui croient aux contes de fées, et qui voyaient dans cette union miraculeuse, un signe de la destinée dorée de Nicolas Sarkozy, le couple présidentiel aurait des problèmes et passerait par une crise d’infidélité réciproque.

D’après les rumeurs divulguées par la presse étrangère – le Daily Telegraph ainsi que le Daily Mail-  Carla aurait une relation "privilégiée" avec le chanteur Benjamin Biolay tandis que Sarkozy, lui,  se réconforterait dans les bras de sa secrétaire d’Etat à l’écologie « Chantal Jouanno ».

"Tout est parti de Twitter et la rumeur fait à présent la Une de toute la presse internationale ! Ca ne doit pas être la joie à l’Elysée ca cette rumeur raconte que Carla Bruni et Benjamin Biolay couchent ensemble pendant que Nicolas Sarkozy se fait sa secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno !" écrit le blog jadorelespotins.com

Attention Carla, ta destinée est très étroitement liée à celle de ton mari ! Prend note de ce qui se passe quand on trompe notre Nicolas national.

Étrangement, aucun journaux français ne mentionnait ces faits avant la visite du président en Angleterre. La presse britannique s’en est donnée à coeur joie ! Nicolas Sarkozy s’est montré très irrité par cet intérêt à sa vie privée qu’il juge déplacé.

Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé vendredi à Londres qu’il n’avait "pas une seconde à perdre avec les élucubrations" concernant sa vie privée, après la parution d’articles sur ce sujet dans la presse britannique ces derniers jours….

Cécilia Attias, l’ex-madame Sarkozy pourrait  avoir fait les frais d’un divorce mal digéré. Elle vient d’être décommandée par Canal Plus.  Elle devait y passer en tant que représentante de  la fondation pour les droits de la femme. En France on fait beaucoup de choses pour faire plaisir aux copains.

Si on peut contrôler les médias grâce à son carnet d’adresses, Twitter va donner du fil  à retordre à beaucoup de monde.

Affaire à suivre !