
La Première Guerre mondiale de 1914 à 1918 a été un conflit sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Elle a marqué la fin de la Belle Èpoque et le début de l’âge moderne. La guerre a amené de profonds changements géopolitiques. Elle a causé l’effondrement des empires allemand, austro-hongrois, ottoman et russe et le commencement de la fin des empires francais et britannique.

Le Bilan.
Elle a été la première guerre industrielle. Le bilan du carnage est effroyable et difficile à chiffrer avec précision. On estime le nombre de morts à 10 millions, et environ 20 millions de blessés, sans compter les hommes incapables de reprendre un vie normale après avoir enduré l’horreur des tranchées, et aussi, les millions de veuves et d’orphelins. Dans l’immédiat après-guerre fleurissent partout dans le monde, des monuments à la mémoire des morts pour la patrie, dont beaucoup n’ont pas pu être identifiés. En France, on compte environ 36 000 monuments et au Royaume-Uni, chaque ville et village a son monument aux morts. En France et Belgique, près des champs de bataille, il y a beaucoup de monuments. Il y a monuments nationaux, monuments militaires et monuments spéciaux, aux soldats individuels.
Lt. Windeler’s Memorial.
Le monument est dédié à la mémoire de Lt Windeler du Grenadier Guards et se trouve dans le Bois de Bourlon, près de Cambrai. Il avait 20 ans quand il a été tué par un tireur embusqué et il a été enterré à proximité du site du monument, mais sa tombe a été perdue.
L’Ossuaire de Douaumont.

Ossuaire du Douamont
L’ossuaire de Douaumont est une nécropole nationale située sur le territoire de la commune francaise de Douaumont, en Lorraine. Le monument a été créé après la bataille de Verdun en 1916. Il abrite un cloître long de près de 137 mètres avec des tombeaux pour environ 130 000 soldats inconnus, Allemands et Français, indéfectiblement entremêlés. En face de l’ossuaire se trouve un immense cimitière. C’est l’œuvre des architectes Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy.

Le Mémorial de Vimy
Le Mémorial de Vimy honore la mémoire des soldats canadiens morts en France pendant La Première Guerre mondiale. La crête de Vimy se trouve dans le nord de la France à environ 175 kilometres au nord de Paris. C’est une colline longue et haute qui domine le paysage. Pour la bataille de la crête de Vimy, c’était la première fois que les quatre divisions du Corps canadien unissaient leurs forces. La bataille éclate à 5h 30, le 9 avril 1917. C’était le lundi de Pâques. La bataille a été un succès, mais la victoire a coûté très cher aux troupes canadiennes. Il y a eu environ 11 000 victimes dont près de 3 600 morts. Aujourd’hui, sur la crête de Vimy, sur une parcelle de terre cédée à jamais au Canada par la France, le Monument commémoratif du Canada à Vimy surplombe le paysage champêtre. Les noms de 11 285 soldats canadiens portés disparu ou présumés morts en France sont inscrits sur le superbe monument. Il rend hommage au rôle des Canadiens lors de ce conflit, au moyen de figures de pierre symbolisant les valeurs défendues et les sacrifices faits. Érigée entre 1925 et 1936 sur le site de la bataille de la crête de Vimy, cette œuvre d’art est le fruit du travail d’artistes canadiens. Les deux pylônes, représentant le Canada et la France, culminent à 40 mètres au-dessus de la base du monument. En raison de l’altitude du site, la figure le plus élevée, l’allégorie de la paix, domine la plaine de Lens de ses 110 mètres.

Mémorial de Vimy
En s’avançant vers l’avant du monument, on peut remarquer une statue de femme voilée, tournée vers l’est, vers l’aube d’un nouveau jour. Elle représente le Canada, une jeune nation, pleurant ses fils tombés au combat. L’arête de Vimy est aujourd’hui boisée, chaque arbre a été planté par un Canadien et symbolise le sacrifice d’un soldat. Le monument est construit d’une pierre blanche très rare, la pierre de Seget, dont l’unique carrière connue est situé sur l’ile deBrâc, en Croatie.

Mémorial de Vimy

Mémorial de Thiepval
Le Mémorial, inauguré en 1932, représente le plus grand des mémoriaux britanniques au monde. Cet imposant monument de brique et de pierre s’élevant à 45 mètres de hauteur est visible à des kilomètres à la ronde. Il est l’œuvre de l’architecte Sir Edwin Lutyens et a été décrit comme l’une des plus belles œuvres de l’architecture britannique du 20e siècle. Les seize piliers en pierre blanche de Portland soutenant cet édifice sont gravés des noms des 73 367 disparus britanniques et sud-africains, tombés pendant la Bataille de la Somme, et n’ayant pas de sépulture connue.
Au-dessus des noms sont dessinés des couronnes de lauriers avec le nom des lieux de bataille de la Somme.


Le cimetière
Le cimetière qui est situé derrière le mémorial se trouve sur l’emplacement des lignes de front du 1er juillet 1916, premier jour de la Bataille de la Somme Il abrite les dépouilles de 300 militaires français et de 300 militaires britanniques et du Commonwealth.
Le Mémorial Terre-Neuvien

Tranchées
Terre-Neuve a levé une armée de volontaires. Plus de 6.000 hommes ont ainsi servi dans le Royal Newfoundland Regiment et 1 305 sont tombés au cours du conflit. Le 1er juillet, date du début de la bataille de la Somme, 801 Terre-Neuviens s’élancèrent à l’assaut des lignes ennemies distantes de 275 mètres. En moins d’une demi-heure, tout était terminé. De toutes les unités ayant participé à ce premier jour de bataille, le 1er Newfoundland Regiment était celui qui subit, proportionnellement, les pertes les plus lourdes : 233 soldats tués ou morts des suites de leurs blessures, 386 blessés et 91 disparus. Seuls 68 hommes parvinrent à retourner dans leur ligne de départ. A Beaumont-Hamel, le mémorial terre-neuvien donne une vision émouvante et réaliste des batailles grâce à un réseau de tranchées admirablement bien conservé. Dû à l’architecte-paysagiste Rodolphe Cochius, le parc s’étend sur 16 hectares et était inauguré en 1925.
Le Caribou.

Au sommet de la butte du Caribou il y a une statue de caribou en bronze, insigne du Royal Newfoundland Regiment, oeuvre du sculpteur anglais Basil Gotto, pointant en direction de l’ennemi, d’où une vue d’ensemble sur tout le champ de bataille permet la comprehénsion du système des tranchées. À la base de la butte il y a trois plaques de bronze sur lesquelles sont gravés les noms des 814 Terre-Neuviens qui tombèrent au champ d’honneur et dont la sépulture reste inconnue. Slide 13. Ypres. La ville médiévale était aussi avec Arras l’un des grands centres artisanaux de la draperie et fut presque entièrement détruite pendant la guerre. Pendant quatre années de combats acharnés, des centaines de milliers de soldats se sont battu pied à pied pour cette poche miniscule sur le front de l’Ouest, Le Saillant D’Ypres.

Ypres, la ville
En octobre 1918, alors que les derniers obus tombaient sur Ypres, 185 000 soldats du Commonwealth avaient été sacrifiés à la défense du Saillent. Lorsque la Commission Impériale des sépultures de guerre réfléchit à la meilleure facon de commémorer les disparus du Saillant d’Ypres en Flandres en Belgique, il apparut rapidement qu’un seul monument serait insuffisant. C‘est finalement cinq monuments qu’il fallut construire. Le plus grand est le Menin Gate Memorial. Slide 14. Le Mémorial de la Porte de Menin Le Mémorial de la Porte de Menin, est un monument dédié aux soldats britanniques et du Commonwealth tués au cours des batailles féroces autour du Saillant d’Ypres et disparus sans sépultures. Situé à la sortie orientale de la ville d’Ypres, à l’emplacement d’une ancienne porte des fortifications ceinturant la ville, elle marque le point de départ d’une des principales routes menant les soldats alliés au front, en direction de la petite ville flamande de Menin. Le mémorial est l’œuvre de l’architecte Sir Reginald Blomfield et il a été inauguré le 24 juillet 1927. L’arc de triomphe imaginé en 1921 par Reginald Blomfield est une voûte en berceau permettant le passage du trafic sous le monument

Le grand "Hall de la Mémoire" du Mémorial était prévu à l’origine pour abriter les noms de tous les soldats britanniques et d’autres pays du Commonwealth (à l’exception des soldats de Nouvelle-Zélande et de Terre-Neuve, qui sont honorés par d’autres mémoriaux) tombés dans le secteur et disparus sans sépulture. Le Mémorial mentionne ainsi, gravés sur de grands panneaux, les noms de 54 896 soldats britanniques et d’autres pays du Commonwealth, morts avant le 16 août 1917. Les noms de 34 984 autres soldats sans sépulture, tombés dans le secteur entre le 16 août 1917 et la fin de la guerre, sont eux mentionnés sur les plaques du mémorial Tyne Cot situé dans le cimetière militaire du même nom, à proximité du village de Passendale. Ce cimetière est, avec près de 12.000 tombes, le plus grand cimetière de Commission des Tombes de Guerre du Commonwealth dans le monde.

L’Ancien Champ de Bataille. On a des monuments et on a aussi le paysage, les bois et champs des anciens champs de bataille où beaucoup des disparus reposent encore aujourd’hui.