Archives Mensuelles: juin 2011

Les tribulations d’un autre groupe peu aimé en France: Les Hugenots

En pleine campagne électorale et alors que  l’immigration et la religion sont au cœur des débats politiques en France, Jenny, notre historienne, se penche sur l’affaire des Huguenots et rafraichit notre mémoires sur leurs tribulations. La discrimination basée  sur la peur d’une religion émergente n’est pas un fait historique récent. Plus cela change, plus c’est la même chose.

Pour comprendre un peu plus le contexte historique et politique de cette époque, Jenny se pose ces trois questions fondamentales. : Qui étaient-ces Huguenots,  pourquoi ont-ils quitté la France  et  Comment  ont-ils  contribué à l’économie et la vie culturelle anglaise?

1 : Qui était les Huguenots ?

Le terme Huguenot est l’ancien nom donné aux protestants français  pendant les guerres de religion au seizième siècle.

Pendant ce  siècle plusieurs penseurs  auraient souhaité que l’église catholique  change et se réforme.  Quand il est devenu évident qu’il serait impossible de réformer l’église de l’intérieur, il y a eu une rupture définitive suivie de l’émergence du protestantisme. Luther fut le père de la réforme en Allemagne tandis qu’en France c’était Jean Calvin qui fut à l’ origine de l’église protestante.  La bourgeoisie, essentiellement constituée de marchands  et certains nobles éclairés étaient attiré par cette religion reformée – peut être parce qu’elle donnait plus d’importance à individuel que le catholicisme.

2. Pourquoi ont-ils quitté la France ?

Ce schisme est suivi par plusieurs années de guerres de religion et de massacres,  commençant en 1562 en Champagne.

Ci-dessous le massacre de la Saint Barthélemy du 24 août 1572. Au total, le nombre de morts est estimé à 3 000 à Paris, et de 5 000 à 10 000 dans toute la France, voire 30 000

Le massacre de la St Barthélémy à Paris le 24 août 1572

En 1598 Henri IV signe L’Edit de Nantes – Henri était  lui-même protestant mais avait été contraint d’abjurer sa religion pour devenir roi.

L ‘Edit de Nantes  donnait aux protestants la liberté de conscience et l’égalité civile. Ils pouvaient désormais occuper des postes publics – les anciens temples leur sont restitués et ils sont autorisés à en construire de nouveaux.

L ‘Edit de Nantes  marque ainsi la fin des guerres de religion mais n’a  en réalité jamais été entièrement respecté.

Les pouvoirs publics craignaient que le protestantisme crée un état dans un état.

 Le retour à l’épuration religieuse sous Louis XIII et Richelieu

L’Edit de Nantes est donc en parti aboli par Richelieu sous Louis XIII.

Pendant son règne la machine de l’épuration repart,   notamment à La Rochelle où, après un long siège,  19 000 Protestants perdent la vie, décimés par la famine.

C’est durant le règne de Louis X IV que L’Edit de Nantes est définitivement révoqué avec des conséquences fâcheuses. C’est à cette époque que les protestants doivent impérativement cesser de pratiquer leur religion et de se convertir au catholicisme sous peine de représailles. On appelait cela des Dragonnades.

Les pasteurs ont alors  24 heures pour quitter leur pays et les temples sont détruits. De nombreux Huguenots  choisissent  ainsi de fuir la France pour se rendre dans des pays protestants comme les Pays-Bas, l’Angleterre, les Etats-Unis, la Russie et l’Afrique du Sud (où ils ont emmené leurs techniques de viticulture).

Il faut savoir qu’à l’époque, en France l’émigration vers un autre pays était strictement interdite – alors les Huguenots  prennent des risques  énormes en quittant leur pays. Leur fortune peut-être confisquée et la famille qui reste dans le pays risque d’  être persécutée. Une pratique reprise, il n’y a pas si longtemps par l’administration de certains pays notamment par  le KGB  de l’ex URSS et la STASI de l’Allemagne de l’Est pour n’en citer que deux.

Ceux qui décident de  rester en France pour diverses raisons  se  convertissent ou  continent de pratiquer leur religion clandestinement.

3. Comment  ont-ils  contribué à l’économie et la vie culturelle anglaise ?

Après cet exode massif, la France avait perdu ses meilleurs artisans et marchands. En revanche, les pays où ils avaient pris refuge ont profité au maximum de leurs talents et l’effet sur l’économie française a été désastreux. En effet, les Huguenots représentaient environ 15% de la population française.

On estime qu’environ 250 000 Huguenots ont quitté leur pays et qu’approximativement  40 000 et 50 000 sont venus en Grande Bretagne. Au moins la moitié des  ces réfugiés de l’intolérance religieuse, soit  entre 20 000 et  25 000 se sont installés à Londres où ils pouvaient trouver des emplois, grâce à des amis et des parents.

On comptait en 1700 environ  500 000 habitants dans la capitale.

Londres était le seul endroit en Grande Bretagne ou les étrangers pouvaient vivre sans être trop remarqué et où ils allaient retrouver des compatriotes et des lieux de cultes car il y avait même 2 églises françaises.

Les étrangers ont toujours joué un rôle important dans l’histoire de Londres.  Les nombreux commerces de luxe qui  s’y trouvaient comme les bijoutiers, les tailleurs, les perruquiers, les métiers de la couture attirent  les Huguenots, eux-mêmes spécialisés dans ces corps de métiers.

En dépit de leur tradition historique à accueillir les étrangers venant du monde entier,  les Londoniens se montrent assez hostiles envers ces nouveaux arrivants Huguenots – en parti parce que  les Français étaient leurs ennemis traditionnels.

Un accueil bien ambivalent taché d’hostilité !

La population de Londres étant pour la plupart protestante et anticatholique, elle est en devoir de se montrer solidaire de ses  frères protestants en les aidant à s’installer.

Paradoxalement, les Londoniens qui s’étaient, dans un premier temps, avérés accueillants se montrent aussi  hostiles à l’égard de leurs frères protestants.

Alors soutien et hostilité caractérise l’accueil que reçoivent les Huguenots à leur arrivée dans la capitale. Par exemple l’Evêque de Londres  organise une collecte pour les aider mais en même temps  les Londoniens  protestent  et manifestent contre les tisserands français, ayant peur pour leurs emplois. Une véritable histoire de plombier Polonais du seizième siècle !

Leurs compétences et savoir faire sont à la fois  appréciés et recherchés par les employeurs mais leur manière de  s’habiller, leur mode de vie et leur nourriture font l’objet de moquerie chez les  Londoniens. Néanmoins dans l’ensemble ils sont acceptés et l’antagonisme est minime surtout quant on considère qu’il y était  au moins 20 000 sur une population de 500 000.

Un apport économique et culturel

Leurs contributions à  la vie économique  est énorme – ils ont des contacts financiers en Europe et encore plus intéressant, certains d’entre eux ont  beaucoup d’argent à investir. Les négociants Huguenots ont un très bon carnet d’adresses. En réalité, leurs nombreuses  relations u dans le commerce,   la viticulture et  la soie contribuent à  ouvrir les portes pour le commerce anglais. Ils contribuent aussi à établir des sociétés d’assurances en apportant des fonds monétaires. On comprend un peu mieux comment la city de Londres est devenue un des marchés financiers les plus forts du monde.

En résumé, les Huguenots étaient des artisans doués qui  travaillaient  tous  les métaux précieux, ainsi que le fer,  la verrerie et la soie. Ci-dessous le carrosse d’Etat "The  State Coach of the Speaker of the House of Commons", le travail exceptionnel de Daniel Marot en 1698, fabriqué pour le roi Guillaume III et que vous aurez vu lors du mariage du Prince Charles et de Lady Di.

Ils ont laissé leur marque sur le quartier de Spitalfields à Londres où ils ont apportés leurs techniques  d’excellence  comme tisserands et ont crée des tissues de soie extraordinaire. On peut voir aujourd’hui les maisons sur Fournier Street où ils travaillaient et les églises où ils  priaient.

 

 

Il existe toujours à Spitalfields une église bâtie par les Huguenots en 1742 qui est aujourd’hui une mosquée – alors qu’au commencement du vingtième  siècle c’était une synagogue. Pour moi ce lieu de culte est  un symbole de ce quartier qui a accueilli des réfugiés et des immigrants pendant des centaines d’années.

Je crois fermement  que les Huguenots  ont contribué à notre économie et à la richesse de notre culture anglaise et que notre pays a profité pleinement  de leurs multiples  talents.

C’est dommage que la France, une fois de plus, par son manque traditionnel de tolérance et d’ouverture d’esprit  ait cruellement  souffert d’une perte de talent irremplaçable en chassant et persécutant un groupe social si riche et talentueux.

La France est-elle sur le point de commettre la même erreur en décourageant le monde musulman à pratiquer comme il l’entend sa religion dans l’hexagone?

A suivre….

La gastronomie française se porte bien en France et à l’étranger

La cuisine française est considérée comme l’une des plus importantes dans le monde. Mais n’est-elle pas en train de se ringardiser?

Gill  nous fait un petit historique de l’évolution de la cuisine en France. Elle nous explique comment nous sommes passés d’une cuisine basique et sans intérêt à une obsession nationale qui porte ses fruits dans son histoire politique.

Peut-on parler vraiment d’une démocratisation de la gastronomie ? 

Des racines ou des ailes?

Jusqu’au douzième siècle, la nourriture quotidienne de l’homme était répétitive et on servait pour le repas de la viande et des légumes cuits.

Les légumes à racines comestibles étaient réservées à la consommation populaire et les légumes et fruits de surface, plus « aériens », donc plus proche du soleil, étaient réservés pour les élites!

Toutes les couches sociales respectaient les règles de l’Eglise et s’abstenaient de consommer de la viande trois jours par semaine.  Hors saison, la plupart  était séchée, ou conservés avec du sel ou du miel.

A table tous le monde !

La cuisine nationale a commencé à se former au Moyen Age grâce à l’influence des chefs de cuisine très compétents et pendant les différents mouvements sociaux et politiques qui ont bouleversé l’histoire du pays.  Désormais, manger en public constitue la marque du pouvoir.  C’est seulement au cours de somptueux banquets servi à l’Aristocratie que les plats les plus élaborés se sont développés.  En revanche, à l’époque tous les plats étaient servis à table en même temps; la viande et le poisson sur un grand plat, avec des sauces lourdes, accompagnées de gâteaux. On les découpait en morceaux avec un couteau et on les mangeait avec les doigts.

Chaque deux ans, le village de Mecquignies  et Madame Toilliez organisent une fête médiévale au cours de laquelle un banquet médiéval est servi.

Le cuisinier le plus important dans cette période était Guillaume Tirel" Guillaume Tirel qui a servi dans les cuisines royales au cours du quatorzième siècle ,  sous le règne du roi Charles VI de France.

Il est l’auteur du fameux Viandier considéré comme le plus ancien livre de recettes françaises.  (voir recette)

Des pâtes, des pâtes … oui mais des Panzani (bis) !

En 1533, à l’âge de quatorze ans, Catherine de Médicis, épouse  Henri d’Orléans, le futur roi de France.  Issue d’une famille de banquiers à la tête de la république florentine, la nouvelle reine ramène en France des cuisiniers et des pâtissiers florentins qui vont transmettre leur savoir faire de la cuisine italienne au pays de Navarre - les pois, les artichauts, le canard à l’orange, et la Carabaccia ( une soupe à l’oignon).

Le sucre, encore utilisé beaucoup plus comme épice avec de la viande et le poisson dans le style médiéval, était réservé pour des desserts.  Ces cuisiniers italiens ont apporté leurs secrets de le pâtisserie; la frangipane, les pâtisseries sucrées, et surtout les macarons.  En 1581, à Joyeuse en Ardèche, le macaron rapporté de la cour du roi Henri III où Catherine de Médicis, mère du roi, l’y fait servir lors des noces du Duc Anne de Joyeuse. Le Macaron de Joyeuse est à base d’amandes et entièrement craquant et croustillant.

Catherine a également apporté avec elle la nouvelle présentation de table de protocole français.  Les fourchettes venues d’Italie se sont répandues et les nouvelles manières de table sont nées. LaFrances’ouvre à l’influence italienne

La cuisine française assimilait de nombreux nouveaux produits alimentaires à partir du Nouveau monde.  Avec les grandes découvertes, de nouveaux aliments: la dinde, le chocolat, le café, le thé, la pomme de  terre, la tomate, la courgette, les cuisiniers français ont amélioré et agrandie  la contribution de Florence.   Le plat régionaux, appelé “le Cassoulet de Castelnaudary”, a ses racines dans le découverte des haricots.

Au cours du dix-septième siècle, à l’époque de Louis XIV, connu pour sa gourmandise, les fondations de la haute cuisineétaient solidement établies.

De Napoléon à Sarkozy

Le père de ce changement de la ville médiévale à la ville moderne est le célèbre chef François Pierre La Varenne , le chef notable de Napoléon.   La Varenne recommande de renforcer la saveur naturelle des produits en laissant les plats fortement épicé. Cumin, gingembre, safran, muscade, cannelle, cardamome font place aux fines herbes, comme  le persil, le thym , le laurier , l’estragon, le cerfeuil et la sage qui font leur percée comme condiments.

Les cuisiniers mettent aussi tous les légumes en valeur, même les légumes à racinescomestibles (à l’inverse de ce qui s’était passé au Moyen Âge) sauf la pomme de terre, considérée en Francecomme un aliment pour bétail jusqu’en 1772.  Grâce aux travaux d’Antoine Parmentier, la Faculté de Médicine deParis a reconnu que ce tubercule était sans danger pour l’homme!

Des guildes aux associations, corporations de métiers, sociétés et confréries

A cette époque, Paris était le haut lieu de l’activité économique, et les artisans culinaires s’y retrouvaient sur les marchés à Paris, comme les Halles,  qui étaient très importantes pour la distribution de la nourriture.  Mais à Paris, les “guildes” ou associations étaient contrôlées par l’administration municipale et la Couronne, qui restreignaient  les cuisiniers dans une branche de l’industrie culinaire pour ne fonctionner que dans ce domaine. (les bouchers, les poissonniers ou les boulangers et  les pâtissiers).

A la Révolution, les guildes étaient abolis et les chefs de cuisines qui avaient perdu leur travail par l’exode de leurs maîtres ouvrent des restaurants où ils servent des “bouillons“.  A base de viande et de légumes, les bouillons étaient alors servi aux personnes de santé fragile qui "restaurent", l’origine de le mot “restaurant “.

Du Champ d’Oiseau au Fouquets.

Le premier restaurant “Champ d’Oiseau” a été ouvert à Paris vers 1765 par un cafetier nommé Boulanger- le premier à proposer de la nourriture sur table individuelle, à toute heure du jour.  Vingt ans plus tard, une centaine de restaurants fréquentés par la bonne société sont ouverts, regroupés autour du Palais-Royal.

Né en 1789 à Paris , Marie-Antoine Carême est un pâtissier et un chef de cuisine française de renom.  Connu comme “ le roi des chefs de cuisine et le chef des rois”, il est le premier à porter cette appellation de “chef" de cuisine. Il est considéré comme le fondateur de ce style de la haute cuisine, recherché à la fois par les cours royales et les nouveaux riches de Paris. Il est l’un des premiers cuisiniers à avoir acquis une renommée internationale.  Il a  bien été  influencé par les idées de Catherine de Médicis.

Carême ouvre sa première boutique, la Pâtisserie de la rue de la Paix, Paris, ou il devient célèbre pour ses pièces montées, inspirées des temples et des pyramides en prenant ses idées dans les livres d’histoire de l’architecture.  Carême a publié une classification de toutes les sauces en quatre groupes de base : l’allemande, la béchamel, l’espagnole et le velouté.  Et on lui doit la création de “la toque” en 1821.

Au vingtième  siècle, “L’empereur des cuisiniers “, Auguste Escoffier, va être le chef de cuisine du Grand-Hôtels de Monte Carlo , Londres, paris et New York. Il modernise et codifie la grande cuisine crée par Carême. “Le cuisinier doit être propre, méticuleux, ne buvant pas, ne fumant pas, ne criant pas “. Escoffier est le créateur de la pêche Melba, de la poire Belle-Hélène et des crêpes Suzettes.

En 1850, "Les Petits-Paris" publient les bonnes adresses de restaurants. Destiné aux premiers automobilistes, le guide rouge Michelin naît en 1900 et devient rapidement la référence en matière de gastronomie.

La première édition du Larousse gastronomique date de 1938. Elle est rédigée par le chef cuisinier Prosper Montagnéavec la préface d’Escoffier.

La nouvelle cuisine

La Nouvelle Cuisine a profondément été influencée par le travail d’un des grands chefs cuisinier français, Fernand Point et dans les années 70, par Michel Guérard, un cuisinier français qui a grandement contribué à la développer et à la faire connaître. Ce nouveau type de cuisine à été popularisé par deux critiques gastronomiques Français, Henri Gault et Christian Millau qui ont voulu créer un style plus simple, ou les portions servies sont restreintes, et chacun des cinq sens est stimulé, particulièrement le visuel.  De plus en plus, cette tendance se partage et se savoure de diverses façons, par les gourmands et gourmets du monde entier

Aujourd’hui, en France, il y a de nombreux grands plats qui sont considérés comme faisant partie de la cuisine nationale. Beaucoup viennent de la haute cuisine, mais d’autres sont plats régionaux qui sont devenus une norme dans tout le pays.  Comme la galette Bretonne, les œufs à la Dijonnaise, les escargots de Bourgogne, le bœuf Bourguignon, l’andouillette de Troyes,  le pâté de canard d’Amiens,  les moules à la provençale, la bouillabaisse, le Gratin Dauphinois………Beaucoup de plats régionaux, à l’origine, se sont également multipliés à travers le pays avec quelques variations d’une région à une autre.

Les produits agricoles comme le fromage, le vin, la viande, occupent une place d’exception dans la cuisine française, avec de nombreux produits régionaux, qui portent un label qualitatif comme l’ appellation d’origine contrôlée (AOC) ou l’indication géographique protégée.

Un groupe de chefs et gourmets, avec l’approbation du président Nicolas Sarkozy , a fait valoir que la cuisine française avait été inclus dans la liste des patrimoines culturels immatériels de l’humanité, la reconnaissance enfin de l’Unesco déclarée officiellement  le 16 novembre de 2010.


Le "Viandier" de Taillevent de Guillaume Tirel ,

Une recette de 1515

TARTRE DE POMMES

Despecés par pièces et mises figues et raisins bien nectoyés et mys parmy les pommes et figues et tout meslé ensemble et y soit mys de l’oignon frit au beurre ou a l’uyle et du vin et le par des pommes broyés et destampés de vin et soient assemblées les autres pommes broiés, mises avec le surplus et du saffran dedens ung peu de menues espices, synamome et gingembre blanc, anys et pyguriac, qui en aura; et soient faictes deux grans abaisses de paste et touts les mistions mises ensemble, fort broiées à la main sur le pasté bien espès de pommes et d’aultres mistions et après soit mis le couvercle dessus et bien couverte et dorée de saffran et mise au four et fait cuyre.


Après l’homme qui plantait des arbres, la femme qui redonne la vie à la terre.

De plus en plus d’articles alarmants nous mettent en garde contre l’effondrement des colonies d’abeilles.

En 2008 , le blog Terre et Finance écrivait déjà:

Depuis plusieurs années, un certains nombres d’états et surtout d’ONG appellent à la vigilance et cherchent à attirer l’attention, sur la disparition massive et brutale des abeilles sauvages et domestiques (Apis mellifera et cerena). Ce syndrome d’effondrement des colonies, est appelé en anglais CCD (Colony Collapse Disorder). Ou en est-on en 2008, alors que le phénomène remonte pour certains pays aux années 60/70 ?

Or si les abeilles devaient disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre.

Triste constat dans un monde qui pense que le réchauffement de la planète est le seul vrai problème auquel fait face l’humanité.

Tout comme cet homme qui plantait des arbres, l’histoire véridique (L’écrivain Jean Giono immortalise cette histoire dans un roman  mis à l’écran par Frédérique Back en 2007) d’un paysan qui, ayant perdu sa femme se retira de la vie pour vivre en ermite et passa le reste de sa vie à planter des milliers de chênes dans une vallée des Alpes, Jane de SQP a décidé d’agir. Elle a fait un stage d’apiculture et attend ses ruches qui devraient arriver dans les semaines qui viennent.

Voici ce qu’il faut savoir sur l’abeille avant de s’engager dans une telle aventure.

L’Apis

 La Reine

Dans une ruche, toute la vie de la colonie s’organise autour de la reine. Une colonie sans reine est condamnée a disparaitre. Chaque année la reine est marquer avec un couleur pour identifie. Cet an c’est blanc.

La communication revêt une importance particulière chez les insectes sociaux. Facteur dé cohésion, la communication coordonne les actions du groupe.  Les abeilles communiquent par contacts antennaires, par voie chimique via des phéromones émises par la reine. Cette transmission d’informations élaborées est l’une des caractéristiques remarquables de la vie sociale des abeilles a miel.

Le Couvain

On peut voir les alvéolées avec les œufs et les larves. Les alvéolées sont construites avec de la cire en fonction d’un volume maximum pour une surface donnée : la quantité de cire utilisée est donc parfaitement minimisée.

Pendant l’été la reine pond un mille œufs par jour donnant naissance a plus de 40/50,000 abeilles par ruche a la haut de la saison.

Inspection de la Colonie

Chaque semaine l’apiculteur doit faire un inspection de la colonie pour identifiée la reine et inspecter la sante de la colonie.

Typologie

La reine est la seule femelle féconde de la colonie.

Les ouvrières sont les abeilles les plus nombreuses de la colonie et ce sont des femelles stériles.  Une ouvrière d’hiver vit quelques mois et une ouvrière d’été quelques semaines seulement.  Les ouvrières fournissent la nourriture pour toute la colonie.

Faux bourdons (les males) sont de plus grande taille que les femelles et ils sont élevés du printemps au début de l’été. Ils ne sortent habituellement que pour la période de reproduction.

 

Les vols nuptiaux

La reine va rejoindre un point de rassemblement ou se réunissent les males du voisinage assurant ainsi la diversité génétique.  Elle va s’accoupler avec plusieurs males, en plein vol, jusqu’a ce que sa spermatheque soit remplie.  Les males qui auront fécondé vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachent !! La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermatheque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans.

Cellule de reine

On peut identifier la cellule de reine par sa forme et sa taille…Elle est plus grande et plus longue que les autres.  Si on a besoin d’une reine il est possible de garder cette cellule. Si, au contraire, la ruche a déjà une bonne reine,  il faut enlever cette nouvelle cellule pour empêcher la formation d’un essaim.

Danse des abeilles

Aux autres ouvrières restées dans la colonie, l’abeille découvreuse indique, par danse, la direction des fleurs particulièrement intéressantes a butiner. Selon la proximité de la source de nourriture, elle effectue deux types de ronde différents.  Danse en rond indique que la source de nectar est proche et une danse frétillante indique une source de nourriture située à une plus grande distance.

Menaces et maladies

Il y a plusieurs problèmes avec la santé des abeilles mais le plus sérieux c’est le varroa destructor. Le varroa est un acarien parasite de l’abeille adulte ainsi que des larves et des nymphes. Il est originaire de l’Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens d’une espèce d’abeilles qui résiste à ses attaques, contrairement à l’abeille domestique européenne Apis Mellifera. Ce parasite provoque des pertes économiques importantes en apiculture et il est une des causes de la diminution du nombre d’abeilles.  Toutes les abeilles sauvages sont attaquées et tuées par ce parasite, mais il est possible de les protéger dans la ruche.